mercredi 17 octobre 2018

Solidarité

Hier midi, l'UNSA BPCE et la CFTC étaient présents pour distribuer le tract de l'intersyndicale du Crédit Foncier, pour information des salariés de BPCE SA.


De 15h à 17h, entre 300 et 400 personnes du Crédit Foncier, de Natixis et de BPCE SA se sont mobilisés pour défendre les salariés menacés par un dispositif destiné à accompagner le démantèlement du CFF (plan de départs volontaires ou proposition de reclassement) bien moins sécurisé et bien moins sécurisant que ce qui avait été présenté initialement.


A 17h, Laurent Mignon avait rendez-vous avec les représentants du personnel du Crédit Foncier. Nous vous tiendrons informés de ce qui s'est dit lors de cette réunion.


Et pendant ce temps, Jean-Pierre LEVAYER, fossoyeur de BPCE International, a été nommé Directeur Général de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique...









mardi 16 octobre 2018

Encore une manif devant BPCE !

Cela devient une triste habitude...

Après le rassemblement des salariés de BPCEI en décembre dernier, c'est au tour des salariés du Crédit Foncier de se mobiliser mercredi à 15h, avant le rendez-vous prévu de leurs représentants du personnel avec Laurent Mignon.

Après demain, ce sera peut-être le tour des salariés des filiales SFS de Natixis (rappelons que des assemblées générales du personnel ont déjà eu lieu à Caen et à Charenton) ou, pourquoi pas, des salariés de Fidor qui, si on en croit l'AGEFI, serait sur le point d'être vendue !

N'en déplaise à la direction, les salariés ne se laissent pas faire.

Pour votre information, voici le tract de l'intersyndicale du Crédit Foncier. Si le coeur vous en dit, car après tout vous êtes vous aussi concernés (indirectement pour l'instant, mais sait-on jamais...), pourquoi ne pas venir faire un petit tour devant BPCE Avant Seine, entre 15h et 17h, par solidarité avec vos collègues du Crédit Foncier ?






                               
ÇA SUFFIT ! MOBILISONS NOUS !


Au travers de ses lettres d’information et dans sa communication auprès de nous, la Direction :


  • A annoncé accepter de s’inscrire dans le projet alternatif que nous avons présenté dès le début des négociations
  • N’arrête pas de fixer des dates limites pour signer un accord (15 octobre puis 19 octobre) faute de quoi nous reviendrions à la case départ
  • Indique avoir répondu favorablement à plusieurs de nos demandes et bonifié significativement certaines mesures d’accompagnement



Quelle est la réalité ?
  • Oui la Direction s’inscrit à présent, sur le principe, dans notre projet, mais y insère la majeure partie de son projet initial et élude nos propositions majeures !!!
  • Nous avons toujours déclaré être prêts à signer un accord rapidement si le projet avançait dans le bon sens et que la Direction était prête à faire les efforts nécessaires. A ce jour nous sommes loin du compte.
  • Oui c’est vrai certaines de nos demandes ont été intégrées et des mesures bonifiées. Reste à expliciter le terme « significativement ». Nous n’en avons visiblement pas la même analyse….. 


 
La Direction annonce régulièrement avoir fait ses dernières propositions et ne pouvoir aller plus loin et « menace » de revenir à ses propositions initiales si nous ne parvenons pas à un accord sur ces bases.


 

Pour nous tout cela est parfaitement inadmissible :


  • Où est la « qualité » du dialogue social tant vanté à coups de slogans mais qui se heurte à une réalité bien plus prosaïque : chantage, pression, culpabilisation, infantilisation,…. ?
  • Où est la sécurisation du processus de repositionnement interne quand on n’accepte même pas-entre autres-une « période d’adaptation » dans leur nouveau poste pour les salariés dont le poste est supprimé ? A-t-on oublié que depuis le 26 juin, « on » a décidé de bouleverser l’avenir de 2.000 collègues et de leurs familles qui vont perdre, à court ou moyen terme, leur travail actuel et tous leurs repères d’entreprise ? Ou considère-t-on qu’après tout, cela n’est pas si grave puisqu’on donne un « emploi » à chacun (si tant est qu’il existe)…. Pense-t-on avoir affaire à des pions ou des personnes ?
  • Où sont les mesures d’accompagnement « significatives » ? Nous vous laissons juges de leur niveau compte-tenu de la nature du projet et de la taille et des résultats d’un groupe comme BPCE…..
Ça suffit ! Le moment est venu de vous faire entendre !
 

L’Intersyndicale a pris rendez-vous avec Laurent MIGNON le 17 octobre à 17H00 au Siège de BPCE.


Nous avons besoin de votre soutien pour faire avancer nos propositions et il est nécessaire que nos Dirigeants prennent conscience de votre colère.


 


TOUS A BPCE LE 17 OCTOBRE A 15H !

lundi 15 octobre 2018

Tract du 15 octobre


Après le projet Smith, le projet Wesson…

 

Une mécanique déjà enrayée

 Que nous disait Laurent Mignon, dans son récent message ?  Que le projet Smith de transfert des activités SFS de Natixis à BPCE était motivé par "la recherche d’une plus grande efficacité par le rapprochement des métiers de banque de proximité, dont le développement est, comme vous le savez, un objectif stratégique majeur. Elle nous permettra de mieux servir nos clients en nous adaptant plus rapidement aux nouveaux usages, notamment digitaux, et de faire progresser encore la qualité de nos offres".

La crédibilité de ce discours n’aura donc tenu que trois jours...

 

Une cible de belle taille dans le viseur

 La réalité, c'est qu'il fallait trouver les moyens de financer une alliance avec une entreprise pesant environ 4 milliards d'euros en bourse (cf. extrait au dos) !

Résultat, l'action Ingenico s'envolait jeudi dernier alors que l'action Natixis... chutait.

Explication selon La Tribune : "le marché s'inquiète que le groupe se retrouve à surpayer un actif dans un secteur en pleine concentration. Au printemps, Atos (Worldline) lui a soufflé le suisse Six Payment, pour 2,3 milliards d'euros."

Il faut dire que l'actualité récente (Crédit Foncier, Fidor) montre à quel point nos dirigeants, quels qu'ils soient, savent repérer les "pépites" dans lesquelles investir et nous ont habitués à les surpayer... Et l'histoire semble vouloir se répéter : l'achat de Fidor s'était lui aussi fait dans l'urgence, juste après que le Crédit Mutuel ait soufflé à BPCE une Fintech qu'elle souhaitait acquérir !


Aucune balle n’est tirée mais déjà des victimes

 On n'ose pas imaginer, à ce stade, quel sera le coût financier de cette opération. Ce qui est certain, en revanche, c'est que plusieurs milliers de salariés risquent de faire les frais de cette opération : ceux concernés par le projet Smith de transfert de Natixis vers BPCE des activités SFS, que nos dirigeants ont décidé de déplacer comme des pions, en urgence, pour trouver les fonds nécessaires.

Espérons que face à une opération portant sur une capitalisation boursière de 4 milliards d'euros, nos dirigeants ne discuteront pas lorsqu'il s'agira de négocier le nouveau socle social de ces salariés, sur quelques centaines d'euros de chèques vacances ou sur le pourcentage de l'abondement de leur PEE... 

 

Nous aimerions penser que, ainsi que Laurent Mignon l’a déclaré,  tout cela sera accompagné  de « solutions permettant aux salariés de maintenir l’équilibre global de rémunération et d’avantages sociaux ». On peut toutefois craindre le pire lorsqu’on observe le traitement social réservé aux salariés de BPCE International (qui fermera prochainement ses portes) auxquels on propose aujourd’hui un PSE au ras des pâquerettes. N’oublions pas non plus la leçon de 2008, lorsque la banque d’affaires avait mené le groupe au bord du gouffre…
Plus que jamais, les orientations stratégiques du groupe apparaissent aussi opaques que floues. Floues parce qu’elles viennent de changer du tout au tout, opaques parce qu’elles n’ont pas été présentées aux salariés (pour ne pas dire qu’elles ont été dissimulées).
Si cette opération se fait, son coût sera élevé. L’UNSA BPCE veillera à ce  qu’il ne soit pas payé par les salariés.

 


Extrait de l'article de La Tribune du 11 octobre