dimanche 3 décembre 2017

Tract de BPCE International, le 1er décembre



Y A-T-il Un pilote dans l’avion ?

Depuis l’annonce officielle de l’orientation stratégique décidée par le Conseil de surveillance de BPCE le 7 novembre 2017, à savoir, la cession du réseau Afrique de BPCE International qui conduira à la fermeture de celle-ci, deux mots viennent à l’esprit pour caractériser le mode de gestion actuel de BPCE International :

IMPROVISATION
Gestion improvisée de la cession du réseau Afrique, représentant 5 filiales :
·      Qui assure la gouvernance du projet ?
·      Où est l’équipe dédiée à la mise en œuvre du projet ?
·      Qui est le véritable responsable/chef du projet ?
·      Qui assure la coordination des différents cabinets conseils ?

Qui pilote réellement ce projet de cession ?
Les ressources internes de BPCE International sont-elles sollicitées ?...il semble que NON !

DOUBLE DISCOURS
Le discours de la Direction varie en fonction des jours :
·      un jour, la cession va se faire et BPCE International disparaitra ;
·      un autre jour, on nous dit que rien n’est fait et que peut-être la cession du réseau Afrique ne se fera pas, à l’instar de la Banque Palatine qui finalement reste au patrimoine du Groupe BPCE.

Ce double discours trouble les esprits et empêche d’avancer de manière constructive. Mais plus que cela, ce double discours remet en cause l’orientation stratégique décidée par le Conseil de surveillance de BPCE, à tel point que nous pourrions objectivement nous demander si l’équipe dirigeante de BPCE International souhaite réellement mettre en œuvre la décision stratégique imposée par le Groupe BPCE.

En réalité, personne n’est dupe, ce double discours a pour seul objectif de retarder le traitement du volet social, qui pourrait consister en l’intégration des 150 collaborateurs de BPCE International au sein de leur maison mère, BPCE. La non prise en considération du volet social/humain soulève les plus vives inquiétudes au grand étonnement de notre direction des ressources humaines, et plus particulièrement de la Directrice du Pôle RH & Coverage qui porte une grande part de responsabilité dans les décisions prises sous l’ancienne direction générale.

Extrait d’un échange lors de la réunion du Comité d’entreprise du 17/11/2017 :
Directrice du Pôle RH & Coverage : « Quelles sont les inquiétudes des collaborateurs ? »
Les élus :                                        « L’EMPLOI ! »
Directrice du Pôle RH & Coverage : « Mais en dehors de l’EMPLOI ? »
Les élus :                                        « … »
En dehors de l’emploi,
quelles pourraient Être nos préoccupations et inquiétudes ?
a votre avis ? … Toujours, et rien d’autre que l’EMPLOI !!!

La Directrice du Pôle RH & Coverage, toujours en fonction après le débarquement de l’ancien Directeur général, doit avoir une appréciation distincte de celle du commun des mortels de la situation dans laquelle BPCE International et ses salariés se trouvent. C’est peut-être pour cela qu’elle ne cesse de nous marteler : « Tant que nous n’avons pas d’acquéreur pour le réseau Afrique, nous n’entamerons pas de négociations sur le plan social ».

LA CONFIANCE DES SALARIÉS VIS-A-VIS DE LA DIRECTION ET DU GROUPE S’EFFRITE CHAQUE JOUR UN PEU PLUS !


NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES !
1.   VISIBILITÉ ET CLARTÉ sur le dispositif de pilotage du projet de cession du réseau Afrique !
2.   VÉRITÉ… les double discours et les propos ambigus qui paraissent dans la presse ne font qu’exacerber nos inquiétudes et notre défiance :
« Pourquoi souhaitez-vous réduire votre présence en Afrique, qui était l’une des priorités de votre précédent plan stratégique ?
Nous avons fait le constat que nous avions besoin d’un partenaire qui ait une très bonne connaissance de l’économie locale et régionale. Idéalement, nous aimerions trouver un partenaire global, financier ou industriel, pour nos différentes implantations bancaires au Cameroun, au Congo, au Mali, à Madagascar, en Tunisie et dans l’île Maurice.
Nous pourrions en céder le contrôle, le jeu n’est pas fermé. »
Extrait de l’interview de Monsieur François Pérol parue dans Le Monde du 29/11/2017
Alors, on cède ou on ne cède pas ce réseau Afrique qui a l’air de nous faire honte ?
3.   RESPONSABILITÉ ET SOLIDARITÉ… si à la lecture du plan stratégique, BPCE International a d’ores et déjà disparu des écrans radars, ce n’est pas le cas de ses salariés qui demandent l’application immédiate de l’article 3.4.5 de l’accord relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) du groupe BPCE. Cet article visant à l’application d’une solidarité sociale dans le groupe a vocation à disparaitre dans le nouvel accord GPEC en cours de négociation.
Curieux hasard de calendrier !
4.   STOP A LA POLITIQUE DU POURRISSEMENT !
Nous demandons, sans délai et avant le 31/12/2017, le lancement des négociations.
BPCE doit assumer ses engagements et ses responsabilités
vis-à-vis des salariés de BPCE International !
RESTONS TOUS MOBILISÉS ET AGISSONS ENSEMBLE
POUR LE MAINTIEN DE NOS EMPLOIS !


lundi 27 novembre 2017

Tract du 27 novembre 2017


BPCE : ouverture de la chasse ?

Le constat vaut pour de nombreuses directions de BPCE : des réorganisations toujours plus nombreuses et plus fréquentes, des arrêts de travail pour burn-out en augmentation, des salarié(e)s  poussé(e)s vers la sortie, des départs négociés en douce, des licenciements aux motifs discutables. Si la direction espérait que cela passerait inaperçu, c’est raté.
On agite les branches pour faire partir les oiseaux
Dix-sept réorganisations en un an ! Voilà le bilan que l’on peut tirer de l’année écoulée, depuis le lancement de la « transformation digitale ». Les réorganisations engagées fin 2016 concernaient à elles seules environ 700 personnes. Et certaines d’entre elles ont même eu droit à une seconde réorganisation dans la foulée (cas récent : BCA).
Menées de façon expéditive tant dans leur construction que dans l’accompagnement RH des équipes, ces réorganisations font perdre le sens. Le résultat n’est pas celui de l’efficacité escomptée mais celui du stress négatif, de la démotivation et de la démobilisation des équipes. Cela va jusqu’à des démissions, des fuites de compétences, des arrêts de maladie pour burn-out parfois prolongés jusqu’à la déclaration médicale d’inaptitude, de départ négociés… Mais peut-être est-ce précisément l’effet recherché ?
Chasse à courre, attention les chiens sont lâchés…
A voir aujourd’hui le comportement de certains directeurs, sans réaction  de leur n+1, on peut se demander si certaines personnes n’auraient pas reçu pour mission de « dégraisser » leurs effectifs, voire si elles n’auraient pas été recrutées pour cela. Les sanctions disciplinaires et les licenciements, pour des motifs très discutables, semblent se multiplier. Et des comportements managériaux inadmissibles sont parfois utilisés pour pousser à la faute, ou vers la sortie, des collaborateurs désormais jugés « indésirables ».
Des espèces en voie de disparition
Si vous faites partie des seniors (45 ans ou plus) et si en plus vous exercez le même métier depuis plus de cinq ans, attention : vous risquez d’être considéré comme un « boulet » représentant un poids désormais trop élevé pour la version digitale de BPCE. Dans ce cas, tous les moyens pourraient être bons pour vous faire partir. Les plus âgés, nous le savons, sont reçus par la DRH afin de voir s’ils seraient prêts à négocier (au rabais) un départ anticipé. Pour les autres, comme ils ont fait la preuve de leur compétence et sont appréciés de leurs collègues (voire de leurs collaborateurs), on trouve des moyens détournés de les inciter au départ…  
Il n’y a plus d’espèces protégées
Tout le monde est concerné, cadres comme techniciens. Des managers, des directeurs, des collaborateurs à fort potentiel ayant suivi le cycle de formation destiné à nos futurs dirigeants, sont aujourd’hui brutalement mis à l’écart, voire licenciés, alors que leur statut laissait imaginer la chose impossible. Même les jeunes récemment embauchés  sont aujourd’hui menacés et sont parfois des victimes collatérales des réorganisations. Car eux aussi peuvent être sujets au burn-out. Quant à celles et ceux qui ont fourni au groupe des dizaines d’années de bons et loyaux services, tout est fait pour les dégoûter de rester plus longtemps à BPCE.      
Diapason, repères managériaux, charte sur l’équilibre des temps de vie : des leurres !
La direction nous a donné la preuve avec la réorganisation de BCA qu’elle se moque bien des résultats de Diapason. Et c’est au moment où les « repères managériaux » sont déployés que le management de certain(e)s devient particulièrement brutal. Quant à la charte, toutes celles et ceux qui sont régulièrement amenés à travailler jusqu’à 12h par jour  apprécieront… Mais c’est bien connu, plus le mensonge est gros et mieux il passe !  

L’UNSA BPCE demande à la direction de faire cesser immédiatement certains agissements inadmissibles. Elle demande également une pause dans les réorganisations, dont la succession est la preuve qu’elles sont construites  à la va-vite. L’UNSA BPCE attend des signes tangibles et rapides, tant le danger pour certains salariés en difficultés actuellement semble grave et imminent.
L’UNSA BPCE est à l’écoute de chacun d’entre vous. Vous vous sentez déstabilisés dans l’exercice de votre métier, vous vivez des situations de ce type : contactez-nous.          
                                                                                                                                                                                                        

jeudi 23 novembre 2017

C'est ça, les nouveaux espaces de travail ?

Photos d'un bureau récemment réaménagé, au 4ème étage Avant Seine...


mercredi 22 novembre 2017

Tract de l'UNSA BPCE International

UN GROUPE MUTUALISTE, C’EST QUOI ? CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE !

Le Conseil de surveillance de BPCE du 07 novembre dernier a validé l’orientation
stratégique prise un mois plus tôt à Seattle. Une orientation n’est pas une décision nous martelait-on depuis ! Effectivement, mais la finalité reste la même : le Groupe BPCE
recherche aujourd’hui officiellement un « partenaire » acheteur pour son réseau africain ;
une fois cette cession conclue, les banques du Pacifique seront cédées en intragroupe pour
aboutir à la fermeture pure et simple de BPCE International !


BPCE sonne ainsi le glas quant à l’avenir de BPCE International !
Après avoir « dépouillé » BPCE International de ses activités les plus rentables, au prétexte
de développer l’international par l’acquisition de nouveaux établissements sur le continent
africain - acquisitions qui n’ont jamais eu lieu d’ailleurs – le transfert, au profit d’une maison-mère du groupe, de nos filiales et de notre portefeuille crédits Outre-mer zone euro, a
conduit BPCE International à afficher des résultats qui ont ainsi facilité l’orientation adoptée
par le Conseil de surveillance de BPCE.


Pour rappel, ce transfert des filiales et du portefeuille crédits Outre-mer, âprement négocié

par la Direction de BPCE International, au mépris des experts qu’elle avait sous la main, a
conduit à la signature d’une convention, peu avantageuse, pour BPCE International et ses
salariés. Au-delà de la perte d’un portefeuille rentable qu’ils avaient largement contribué à
développer et valoriser, ce transfert s’est soldé par une perte globale de 5,1 millions d’euros.

Soyons rassurés, les négociateurs de cette fructueuse opération ont bénéficié de généreuses primes !
Puis plus récemment, le coup d’arrêt brutal de l’accès de nos filiales bancaires au
refinancement interne auprès de BPCE, a ralenti leurs activités de crédit. Certaines ne sont
plus aujourd’hui en mesure d’honorer leurs engagements.

La solidarité n’est pas dans l’ADN d’un groupe mutualiste, nous explique-t-on !
Ni en matière financière, Ni en matière sociale, ou du moins c’est l’orientation qui semble être prise !
Face à nos inquiétudes quant au devenir des collaborateurs de BPCE International, la
Direction nous indique que BPCE, notre maison mère, n’envisage pas de réintégrer les
équipes en son sein... chaque établissement du groupe a ses propres problématiques en
matière de RH...

Ironie de l’histoire, une place, qui ne devait être que provisoire, a été trouvée chez BPCE, au DG de BPCE International, débarqué il y a tout juste un an.

Mais soyons rassurés, BPCE International et ses salariés sont sauvés... un cabinet de
reclassement d'accompagnement en ressources humaines, va les aider à fermer la filiale de
BPCE qui nous emploie.

Les prochaines semaines seront déterminantes,
nous ne laisserons pas notre actionnaire, BPCE, nous condamner !
RESTONS TOUS MOBILISES !








vendredi 17 novembre 2017

Message des délégués syndicaux de l'UNSA BPCE adressé ce jour à Catherine HALBERSTADT et Philippe BAILLY



Bonjour

Nous avons connu cette semaine l’annulation d’une troisième date de réunion (15 novembre) qui avait été réservée dans le calendrier de négociation de fin d’année 2017.

Les DS UNSA souhaitent rappeler que nous avions collectivement l’ambition de négocier un certain nombre de dossier (GPEC, Handicap, Don de jours, Droit syndical) durant le dernier quadrimestre.
 Cette nouvelle annulation brise définitivement tout espoir d’aboutissement de ces dossiers en 2017 et contrarie la confiance que nous devons établir réciproquement.

Est-ce l’expression d’une absence de volonté d’aboutir de la part de la direction ?
Nous pourrions le croire.

Même si nous comprenons que le calendrier GPEC (négociation accord national, consultation du CE sur les orientations stratégiques, préparation du diagnostic) plaide pour un report de l’ouverture de la négociation locale au début de l’année 2018, les autres dossiers sont négociables durant cette période.
Toujours rien sur le handicap, alors que se déroule la semaine pour l’emploi des personne handicapées.

L’UNSA a fait des propositions pour un accord don de jours de repos et de congés mais elles restent sans réponse.
Quant au droit syndical, ce dossier est devenu l’arlésienne des négociations alors que le besoin est prégnant pour tous.
Dans l’attente,

Cordialement

lundi 6 novembre 2017

CET et PERCO-I : action discrète mais efficace de l’UNSA BPCE



Vous avez peut-être remarqué les différences apportées cette année dans la gestion des transferts de jours sur le CET, et par répercussion dans la gestion des transferts de jours du CET vers le PERCO-I.

Pour faire simple, d’une part nous avons vu apparaître cette année une étape de validation* par les n+1 des transferts de jours sur les CET, ce qui n’était pas le cas les années précédentes.

D'autre part, l’information concernant le calendrier de ces transferts a été réduite à sa plus simple expression. Par exemple, seuls les salariés ayant déjà effectué des transferts de jours sur leur CET ont été informés de la possibilité de verser tout ou partie de ces jours sur leur PERCO-I. Pour les autres, aucune information. Alors qu’en 2016 et 2015, des messages à tous avaient été adressés par la DRH aux salariés pour les informer de l’ouverture de la « campagne » PERCO-I.
Conséquence : bon nombre de salariés souhaitant effectuer fin 2017 des transferts vers leur CET en vue d’alimenter leur PERCO-I, ne pouvaient plus le faire, compte tenu des délais imposés.

Tout ceci n’était pas conforme à l’esprit de l’accord signé en octobre 2010.
L’UNSA BPCE est donc intervenue auprès de Catherine HALBERSTADT et Philippe BAILLY.

Résultat : la DRH a adressé un message à tous le 27 octobre pour informer les salariés de la possibilité de transférer des jours vers leur CET, et de leur CET vers les PERCO-I, et les délais pour ces versements ont été prolongés.

Voilà comment, sans tract, sans procédure, sans faire appel à une autorité extérieure, l’UNSA BPCE fait respecter les droits des salariés.



* Cette validation est purement formelle et a vocation à faire en sorte que le n+1 soit informé. En aucun cas, la "demande" de transfert de jours sur votre CET ne peut être refusée. Et si jamais cela se produisait... venez nous voir !