vendredi 12 janvier 2018

Du nord au sud, l'UNSA continue sa progression

Tout en haut de la carte de France, à la Caisse d'Epargne Hauts de France, ce n'était pas gagné d'avance, notamment face à la CFDT qui était proche des 50% en Picardie... mais c'est bien l'UNSA qui est arrivé en tête aux élections professionnelles post-fusion, avec près d'un tiers des voix !

Et tout en bas, à la Caisse d'Epargne Provence Alpes Corse, l'UNSA a réalisé un score proche de
60 % ! Là aussi, les fusions et absorptions récentes, n'ont pas entamé la position de l'UNSA, bien au contraire !

Bravo à nos collègues de ces sections.

mercredi 20 décembre 2017

TEC 2020 : quel engagement vis à vis des salariés de BPCE International ?

Tract intersyndical de l'UNSA et du SNB de BPCE international, le 21/12/2017



PAS DE TRÊVE DES CONFISEURS
POUR LES SALARIÉS DE BPCE INTERNATIONAL !

En cette période de fin d’année, notre mobilisation reste intacte car rien n’est gagné, et de simples promesses de négociations ne nous suffiront pas !
Nos actes de mobilisation ont été remarqués, et les tentatives d’intimidation de la Direction qui nous menace de procéder à des retenues sur salaire si nos séances de protestation se multiplient, ne nous atteignent pas ! Pour ce faire, la Direction compte sur un moyen utilisé au cours d’une période lugubre de l’Histoire de France : la délation !
Toutes ces manœuvres ne font que nous inciter à multiplier nos actions !
Les dirigeants de BPCE SA et de BPCE International doivent comprendre que toutes nos actions sont motivées par une seule chose : la sauvegarde de nos emplois !
Ainsi, en cette période de fin d’année, et même si nous ne croyons plus au Père-Noël, nous réitérons nos demandes :
1.    VISIBILITÉ ET CLARTÉ sur le dispositif de cession du réseau Afrique, et sur son impact social !
2.    VÉRITÉ sur l’avenir des 150 collaborateurs d’un groupe français qui en compte 100.000 et qui dégage 4 milliards de bénéfices !
3.    RESPONSABILITÉ ET SOLIDARITÉ DU GROUPE BPCE !
4.    FIN DE LA POLITIQUE DU POURRISSEMENT !
Veillons à ce que nos vœux ne soient pas utopiques mais se réalisent !

AGISSONS ENSEMBLE POUR LE MAINTIEN DE NOS EMPLOIS !

lundi 18 décembre 2017

Deux salles, deux ambiances...

Retour sur la fin de la semaine dernière.

Mercredi, à l'occasion d'un conseil d’administration de BPCE International se tenant dans nos locaux, l'UNSA avait appelé le personnel de BPCE I à venir manifester devant le bâtiment pour réclamer l'ouverture de négociations sur le volet social. Dans le froid et par moments sous la pluie, entre 50 et 100 salariés ont répondu présent à l'appel.


  
Après des festivités organisées jeudi soir au Grand Palais, plus de 3000 dirigeants et cadres du Groupe étaient réunis vendredi au Palais Des Congrès pour un show qui se voulait à l'américaine, animé par Virginie Guilhaume, avec des intermèdes joués par des acteurs déclamant des textes assez pitoyables sur la banque digitale (quelle surprise !), et bien entendu des interventions de François Pérol, des membres du Comex et de dirigeants du Groupe.


Conclusion de ce bel exercice d'autosatisfaction : tout va bien, le Groupe a réalisé de très bons résultats et les perspectives du plan TEC 2020 sont excellentes.

Sauf bien entendu quand on est salarié de BPCE International...

dimanche 3 décembre 2017

Tract de BPCE International, le 1er décembre



Y A-T-il Un pilote dans l’avion ?

Depuis l’annonce officielle de l’orientation stratégique décidée par le Conseil de surveillance de BPCE le 7 novembre 2017, à savoir, la cession du réseau Afrique de BPCE International qui conduira à la fermeture de celle-ci, deux mots viennent à l’esprit pour caractériser le mode de gestion actuel de BPCE International :

IMPROVISATION
Gestion improvisée de la cession du réseau Afrique, représentant 5 filiales :
·      Qui assure la gouvernance du projet ?
·      Où est l’équipe dédiée à la mise en œuvre du projet ?
·      Qui est le véritable responsable/chef du projet ?
·      Qui assure la coordination des différents cabinets conseils ?

Qui pilote réellement ce projet de cession ?
Les ressources internes de BPCE International sont-elles sollicitées ?...il semble que NON !

DOUBLE DISCOURS
Le discours de la Direction varie en fonction des jours :
·      un jour, la cession va se faire et BPCE International disparaitra ;
·      un autre jour, on nous dit que rien n’est fait et que peut-être la cession du réseau Afrique ne se fera pas, à l’instar de la Banque Palatine qui finalement reste au patrimoine du Groupe BPCE.

Ce double discours trouble les esprits et empêche d’avancer de manière constructive. Mais plus que cela, ce double discours remet en cause l’orientation stratégique décidée par le Conseil de surveillance de BPCE, à tel point que nous pourrions objectivement nous demander si l’équipe dirigeante de BPCE International souhaite réellement mettre en œuvre la décision stratégique imposée par le Groupe BPCE.

En réalité, personne n’est dupe, ce double discours a pour seul objectif de retarder le traitement du volet social, qui pourrait consister en l’intégration des 150 collaborateurs de BPCE International au sein de leur maison mère, BPCE. La non prise en considération du volet social/humain soulève les plus vives inquiétudes au grand étonnement de notre direction des ressources humaines, et plus particulièrement de la Directrice du Pôle RH & Coverage qui porte une grande part de responsabilité dans les décisions prises sous l’ancienne direction générale.

Extrait d’un échange lors de la réunion du Comité d’entreprise du 17/11/2017 :
Directrice du Pôle RH & Coverage : « Quelles sont les inquiétudes des collaborateurs ? »
Les élus :                                        « L’EMPLOI ! »
Directrice du Pôle RH & Coverage : « Mais en dehors de l’EMPLOI ? »
Les élus :                                        « … »
En dehors de l’emploi,
quelles pourraient Être nos préoccupations et inquiétudes ?
a votre avis ? … Toujours, et rien d’autre que l’EMPLOI !!!

La Directrice du Pôle RH & Coverage, toujours en fonction après le débarquement de l’ancien Directeur général, doit avoir une appréciation distincte de celle du commun des mortels de la situation dans laquelle BPCE International et ses salariés se trouvent. C’est peut-être pour cela qu’elle ne cesse de nous marteler : « Tant que nous n’avons pas d’acquéreur pour le réseau Afrique, nous n’entamerons pas de négociations sur le plan social ».

LA CONFIANCE DES SALARIÉS VIS-A-VIS DE LA DIRECTION ET DU GROUPE S’EFFRITE CHAQUE JOUR UN PEU PLUS !


NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES !
1.   VISIBILITÉ ET CLARTÉ sur le dispositif de pilotage du projet de cession du réseau Afrique !
2.   VÉRITÉ… les double discours et les propos ambigus qui paraissent dans la presse ne font qu’exacerber nos inquiétudes et notre défiance :
« Pourquoi souhaitez-vous réduire votre présence en Afrique, qui était l’une des priorités de votre précédent plan stratégique ?
Nous avons fait le constat que nous avions besoin d’un partenaire qui ait une très bonne connaissance de l’économie locale et régionale. Idéalement, nous aimerions trouver un partenaire global, financier ou industriel, pour nos différentes implantations bancaires au Cameroun, au Congo, au Mali, à Madagascar, en Tunisie et dans l’île Maurice.
Nous pourrions en céder le contrôle, le jeu n’est pas fermé. »
Extrait de l’interview de Monsieur François Pérol parue dans Le Monde du 29/11/2017
Alors, on cède ou on ne cède pas ce réseau Afrique qui a l’air de nous faire honte ?
3.   RESPONSABILITÉ ET SOLIDARITÉ… si à la lecture du plan stratégique, BPCE International a d’ores et déjà disparu des écrans radars, ce n’est pas le cas de ses salariés qui demandent l’application immédiate de l’article 3.4.5 de l’accord relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) du groupe BPCE. Cet article visant à l’application d’une solidarité sociale dans le groupe a vocation à disparaitre dans le nouvel accord GPEC en cours de négociation.
Curieux hasard de calendrier !
4.   STOP A LA POLITIQUE DU POURRISSEMENT !
Nous demandons, sans délai et avant le 31/12/2017, le lancement des négociations.
BPCE doit assumer ses engagements et ses responsabilités
vis-à-vis des salariés de BPCE International !
RESTONS TOUS MOBILISÉS ET AGISSONS ENSEMBLE
POUR LE MAINTIEN DE NOS EMPLOIS !


lundi 27 novembre 2017

Tract du 27 novembre 2017


BPCE : ouverture de la chasse ?

Le constat vaut pour de nombreuses directions de BPCE : des réorganisations toujours plus nombreuses et plus fréquentes, des arrêts de travail pour burn-out en augmentation, des salarié(e)s  poussé(e)s vers la sortie, des départs négociés en douce, des licenciements aux motifs discutables. Si la direction espérait que cela passerait inaperçu, c’est raté.
On agite les branches pour faire partir les oiseaux
Dix-sept réorganisations en un an ! Voilà le bilan que l’on peut tirer de l’année écoulée, depuis le lancement de la « transformation digitale ». Les réorganisations engagées fin 2016 concernaient à elles seules environ 700 personnes. Et certaines d’entre elles ont même eu droit à une seconde réorganisation dans la foulée (cas récent : BCA).
Menées de façon expéditive tant dans leur construction que dans l’accompagnement RH des équipes, ces réorganisations font perdre le sens. Le résultat n’est pas celui de l’efficacité escomptée mais celui du stress négatif, de la démotivation et de la démobilisation des équipes. Cela va jusqu’à des démissions, des fuites de compétences, des arrêts de maladie pour burn-out parfois prolongés jusqu’à la déclaration médicale d’inaptitude, de départ négociés… Mais peut-être est-ce précisément l’effet recherché ?
Chasse à courre, attention les chiens sont lâchés…
A voir aujourd’hui le comportement de certains directeurs, sans réaction  de leur n+1, on peut se demander si certaines personnes n’auraient pas reçu pour mission de « dégraisser » leurs effectifs, voire si elles n’auraient pas été recrutées pour cela. Les sanctions disciplinaires et les licenciements, pour des motifs très discutables, semblent se multiplier. Et des comportements managériaux inadmissibles sont parfois utilisés pour pousser à la faute, ou vers la sortie, des collaborateurs désormais jugés « indésirables ».
Des espèces en voie de disparition
Si vous faites partie des seniors (45 ans ou plus) et si en plus vous exercez le même métier depuis plus de cinq ans, attention : vous risquez d’être considéré comme un « boulet » représentant un poids désormais trop élevé pour la version digitale de BPCE. Dans ce cas, tous les moyens pourraient être bons pour vous faire partir. Les plus âgés, nous le savons, sont reçus par la DRH afin de voir s’ils seraient prêts à négocier (au rabais) un départ anticipé. Pour les autres, comme ils ont fait la preuve de leur compétence et sont appréciés de leurs collègues (voire de leurs collaborateurs), on trouve des moyens détournés de les inciter au départ…  
Il n’y a plus d’espèces protégées
Tout le monde est concerné, cadres comme techniciens. Des managers, des directeurs, des collaborateurs à fort potentiel ayant suivi le cycle de formation destiné à nos futurs dirigeants, sont aujourd’hui brutalement mis à l’écart, voire licenciés, alors que leur statut laissait imaginer la chose impossible. Même les jeunes récemment embauchés  sont aujourd’hui menacés et sont parfois des victimes collatérales des réorganisations. Car eux aussi peuvent être sujets au burn-out. Quant à celles et ceux qui ont fourni au groupe des dizaines d’années de bons et loyaux services, tout est fait pour les dégoûter de rester plus longtemps à BPCE.      
Diapason, repères managériaux, charte sur l’équilibre des temps de vie : des leurres !
La direction nous a donné la preuve avec la réorganisation de BCA qu’elle se moque bien des résultats de Diapason. Et c’est au moment où les « repères managériaux » sont déployés que le management de certain(e)s devient particulièrement brutal. Quant à la charte, toutes celles et ceux qui sont régulièrement amenés à travailler jusqu’à 12h par jour  apprécieront… Mais c’est bien connu, plus le mensonge est gros et mieux il passe !  

L’UNSA BPCE demande à la direction de faire cesser immédiatement certains agissements inadmissibles. Elle demande également une pause dans les réorganisations, dont la succession est la preuve qu’elles sont construites  à la va-vite. L’UNSA BPCE attend des signes tangibles et rapides, tant le danger pour certains salariés en difficultés actuellement semble grave et imminent.
L’UNSA BPCE est à l’écoute de chacun d’entre vous. Vous vous sentez déstabilisés dans l’exercice de votre métier, vous vivez des situations de ce type : contactez-nous.