vendredi 16 février 2018

Tract du 16 février 2018



François Pérol 500 - salariés 0

La Négociation Annuelle Obligatoire vient de s’achever.  Verdict : la direction a rejeté la demande de l’UNSA BPCE et des autres organisations syndicales d’une augmentation collective de 0,5% pour les salaires inférieurs à 100 K€ (après une demande initiale de 1,3%), assortie d’une augmentation du plafond de l’abondement sur le PEE / PERCO-I de 250 € (soit 2 500 € contre 2 250 aujourd’hui).De fait, l’UNSA BPCE a rejeté la  proposition de la direction d’une augmentation collective de 0,5% pour les salaires inférieurs à 70 K€. Il reste à savoir si la direction prendra une mesure unilatérale ou pas…

La moitié du personnel sur le banc de touche
Depuis 2011 (date de la dernière signature d’une NAO par l’UNSA BPCE), toutes les mesures salariales prises par la direction ont comporté un plafond excluant  environ 50% des salariés de BPCE. Pour 2018, la mesure proposée par la direction concernait uniquement les salaires inférieurs à 70 K€, ce qui n’est même pas le niveau médian des salaires de BPCE ! De plus, cette mesure ne comportant pas de « plancher » (à 500 € d’augmentation par exemple), elle se serait traduite par des montants mensuels nets très faibles (17 € pour un salaire brut annuel de 50.000€).  

La «remontada », c’est pour François Pérol
En capitaine d’équipe exemplaire, il n’est pas interdit à M. Pérol de faire augmenter son salaire dans des proportions raisonnables, eu égard aux contraintes imposées aux salariés du groupe. Or, une fois le verdict de la cour d’appel rendu, au mois de mai 2017, ça n’a pas traîné : salaire fixe passé de 550 K€ à 1,05 M€. Indécence : si on fait le calcul de la mesure proposée par la direction, on n’arrive même pas à ce montant annuel de 500 K€, en cumulant son effet sur tous les salariés de l’entreprise !  Dans son message annonçant les résultats, il déclarait pourtant : «  je mesure combien ces résultats sont le fruit de la contribution et de l’engagement de chacune et chacun d’entre vous… ». Les salariés, eux, pourront mesurer la différence entre considération et rémunération !

Et l’esprit d’équipe, dans tout ça ?
La position de la direction est simple : toujours moins d’augmentations collectives. … on ne peut même pas dire « toujours plus d’augmentations individuelles » car l’enveloppe des augmentations individuelles ne cesse de diminuer : 1% seulement pour 2018 contre 1,2% l’année précédente. Deux poids, deux mesures, une équipe A et une équipe B. D’un côté les dirigeants, de l’autre les petits joueurs. D’un côté les digitaux, les agiles, de l’autre les salariés « has been », trop payés et trop nombreux. Dans un contexte de transformation digitale, la DRH nous vante les mérites de l’esprit startup, du travail collaboratif qui est censé abolir les barrières hiérarchiques pour libérer la créativité des collaborateurs. Oui mais… en matière d’augmentations de salaire, ça reste « chacun pour soi » !  Dans ces conditions, peut-on croire que les salariés, en compétition pour une augmentation, vont facilement collaborer entre eux ?

Des mercatos difficiles
Notre DRH ne s’en cache pas : il est difficile de recruter à BPCE. Et pour cause ! Il en est même à proposer des primes aux salariés qui cooptent un candidat ! Peut-être devrait-il se poser les bonnes questions. Pour 800 euros, les salariés de BPCE sont-ils prêts à faire venir un proche dans une entreprise  qui traite ainsi ses collaborateurs ? Ce n’est pas certain, l’amour du maillot a des limites…

Pour l’UNSA BPCE, la transformation de l’entreprise passe aussi par la transformation d’une politique salariale qui reste celle du siècle (et même du millénaire) dernier.  Les nouveaux postes de travail, les nouveaux aménagements ne sont que de la poudre aux yeux.
La balle est désormais dans le camp de la direction : l’UNSA BPCE SA ayant refusé de signer, la direction choisira-t-elle de prendre une mesure salariale unilatérale, ou bien en profitera-t-elle  pour faire de nouvelles économies sur le dos des salariés ?

jeudi 8 février 2018

Déclaration des élus de l'UNSA BPCE en réunion des délégués du personnel


Les élus UNSA constatent la bienveillance du message adressé par la boîte mail générique SOS Gestion des temps hier à 14h 33. Ce message tient bien sûr compte des résultats de l'enquête Plan de Mobilité BPCE réalisée en décembre dernier où 44% des collègues utilisent le RER ou le train pour venir jusqu'à leur lieu de travail ; 12,5 % utilisent une voiture ou un deux roues, 56 % habitent à plus de 10 km de BPCE et qu'enfin 47 % mettent plus de 45 minutes pour rejoindre BPCE... 

Ces éléments sont à corréler avec les informations transmises par les autorités franciliennes (préfecture de police et préfecture de région) appelant les personnes à ne pas se déplacer, des interruptions de trafic sur la plupart des lignes RER et Transilien, de la fermeture des écoles et des cantines pour cause d'intempéries...

Ce message traduit ainsi la modernité des relations sociales au sein de BPCE et montre l'ampleur de la marche à franchir pour atteindre l'ambition fixée par TEC 2020 de faire de BPCE un employeur de référence pour attirer les meilleurs talents. Pour mémoire 44% des salariés répondants à cette enquête estiment que le télétravail constituerait pour eux une solution.

Est-ce avec une telle bienveillance (départ anticipé de 30' ou jour de congés à poser) que nous allons devenir cet employeur de référence ?

Les élus UNSA auraient aimé lire que BPCE était bien conscient des intempéries, de leur caractère exceptionnel, de la dangerosité des déplacements en :
- remerciant les collaborateurs qui ont réussi à se déplacer malgré les conditions météorologiques,
- étudiant avec attention et bienveillance les cas des collègues qui n'auraient pas pu se déplacer...

Nous demandons donc à la DRH de bien vouloir faire évoluer sa communication et ses actions vers plus d'agilité et de digital.

lundi 29 janvier 2018

Ce n'est pas un sketche de Pierre Dac et Francis Blanche, mais presque !

Question posée à la réunion des délégués du personnel du 4 janvier :

Plusieurs entités sont affiliées au Comité d’entreprise, comme par exemple BPCE Achats. A ce titre les salariés de ces entités bénéficient des mêmes prestations que les salariés de BPCE. Toutefois, ces salariés sont considérés, lorsqu’ils viennent dans nos locaux, comme des visiteurs extérieurs. Ils se rendent donc à l’accueil, qui appelle alors le comité d’entreprise afin qu’une personne vienne les chercher. Cette procédure très lourde est particulièrement pénalisante en période de sous-effectif. Au moment des permanences du CE, si la personne est seule, elle ne peut quitter son poste pour aller chercher le salarié, qui se sera donc déplacé pour rien.
Les délégués du personnel UNSA demandent à la direction de leur proposer une solution pour que ces visiteurs, qui font partie du groupe, puissent librement accéder au CE sans être accompagnés.

Réponse de la direction
On prend note de la demande.


Vraiment, ça fait plaisir de voir qu'on est écoutés, que les demandes sont prises en compte, que la direction "prend le point"...
Avec un peu de chance, la prochaine fois, elle acceptera d'étudier la question, voire de constituer une commission pour réfléchir sur le sujet.
Si ça se trouve, même, elle s'engagera à nous rappeler !

dimanche 28 janvier 2018

Tract des élus UNSA et SNB de BPCE International

Face à l’inquiétude des salariés,la désinvolture de la Direction !
Durant cette période, où l’on nous souhaite une bonne année, le moins que l’on puisse dire, c’est que chez BPCE International, nous pouvons nourrir beaucoup d’inquiétudes.
Dès l’annonce officielle de l’orientation stratégique décidée le 09 octobre dernier, les salariés de BPCE International ont légitimement demandé à ce que le volet social soit traité concomitamment au montage juridique et financier de la cession.
Les cabinets Rothschild et KPMG sont à pied d’œuvre pour « soulager » la Direction sur le volet financier. Côté social, la Direction temporise et utilise à son profit, les demandes de rendez-vous suggérés par les salariés et leurs élus, pour maîtriser le calendrier qu’elle s’est fixé.
En effet, selon notre Directrice du pôle RH et Coverage, le volet social ne sera mis en œuvre qu’après un engagement ferme d’achat des banques par un repreneur et la cession prochaine de la Banque des Mascareignes (qui serait une opportunité)… n’entre pas en compte.
3 rendez-vous prometteurs, devaient marquer, en décembre et janvier, le début des travaux de réflexion relatifs aux mesures d’accompagnement des salariés de BPCE International.
A ce jour, il n’en est rien !
Les échanges restent pauvres en contenu,
et les avancées inexistantes !
21 décembre dernier : Réunion avec la Direction de BPCE International, qui devait permettre le lancement des discussions sur un accord de méthode. Cette réunion n’a donné lieu à aucun écrit. Il a seulement été précisé que les négociations débuteront après la rencontre avec François Pérol.
12 janvier : Séance découverte de BPCE International pour Catherine Halberstadt, Directeur général BPCE en charge notamment des ressources humaines, … il était temps ! Mais, au même titre que la mission confiée à Alixio, conseil en stratégie sociale, cette réunion a porté sur le soutien de BPCE, vis-à-vis de la direction, afin de disposer de ressources suffisantes et de mobiliser les équipes, ou du moins ce qu’il en reste, pour mener à bien la cession et la fermeture…
Toujours pas l’ombre d’un début de commencement de réflexion quant au processus qui permettrait aux salariés de BPCE International d’avoir une once de visibilité sur leur avenir …
26 janvier : Les élus rencontreront, en présence de leur DG, François Pérol et Catherine Halberstadt.
RESOLUTION 2018 :
halte a la reunionite,
obligation de resultats (positifs) !

vendredi 12 janvier 2018

Du nord au sud, l'UNSA continue sa progression

Tout en haut de la carte de France, à la Caisse d'Epargne Hauts de France, ce n'était pas gagné d'avance, notamment face à la CFDT qui était proche des 50% en Picardie... mais c'est bien l'UNSA qui est arrivé en tête aux élections professionnelles post-fusion, avec près d'un tiers des voix !

Et tout en bas, à la Caisse d'Epargne Provence Alpes Corse, l'UNSA a réalisé un score proche de
60 % ! Là aussi, les fusions et absorptions récentes, n'ont pas entamé la position de l'UNSA, bien au contraire !

Bravo à nos collègues de ces sections.

mercredi 20 décembre 2017

TEC 2020 : quel engagement vis à vis des salariés de BPCE International ?

Tract intersyndical de l'UNSA et du SNB de BPCE international, le 21/12/2017



PAS DE TRÊVE DES CONFISEURS
POUR LES SALARIÉS DE BPCE INTERNATIONAL !

En cette période de fin d’année, notre mobilisation reste intacte car rien n’est gagné, et de simples promesses de négociations ne nous suffiront pas !
Nos actes de mobilisation ont été remarqués, et les tentatives d’intimidation de la Direction qui nous menace de procéder à des retenues sur salaire si nos séances de protestation se multiplient, ne nous atteignent pas ! Pour ce faire, la Direction compte sur un moyen utilisé au cours d’une période lugubre de l’Histoire de France : la délation !
Toutes ces manœuvres ne font que nous inciter à multiplier nos actions !
Les dirigeants de BPCE SA et de BPCE International doivent comprendre que toutes nos actions sont motivées par une seule chose : la sauvegarde de nos emplois !
Ainsi, en cette période de fin d’année, et même si nous ne croyons plus au Père-Noël, nous réitérons nos demandes :
1.    VISIBILITÉ ET CLARTÉ sur le dispositif de cession du réseau Afrique, et sur son impact social !
2.    VÉRITÉ sur l’avenir des 150 collaborateurs d’un groupe français qui en compte 100.000 et qui dégage 4 milliards de bénéfices !
3.    RESPONSABILITÉ ET SOLIDARITÉ DU GROUPE BPCE !
4.    FIN DE LA POLITIQUE DU POURRISSEMENT !
Veillons à ce que nos vœux ne soient pas utopiques mais se réalisent !

AGISSONS ENSEMBLE POUR LE MAINTIEN DE NOS EMPLOIS !

lundi 18 décembre 2017

Deux salles, deux ambiances...

Retour sur la fin de la semaine dernière.

Mercredi, à l'occasion d'un conseil d’administration de BPCE International se tenant dans nos locaux, l'UNSA avait appelé le personnel de BPCE I à venir manifester devant le bâtiment pour réclamer l'ouverture de négociations sur le volet social. Dans le froid et par moments sous la pluie, entre 50 et 100 salariés ont répondu présent à l'appel.


  
Après des festivités organisées jeudi soir au Grand Palais, plus de 3000 dirigeants et cadres du Groupe étaient réunis vendredi au Palais Des Congrès pour un show qui se voulait à l'américaine, animé par Virginie Guilhaume, avec des intermèdes joués par des acteurs déclamant des textes assez pitoyables sur la banque digitale (quelle surprise !), et bien entendu des interventions de François Pérol, des membres du Comex et de dirigeants du Groupe.


Conclusion de ce bel exercice d'autosatisfaction : tout va bien, le Groupe a réalisé de très bons résultats et les perspectives du plan TEC 2020 sont excellentes.

Sauf bien entendu quand on est salarié de BPCE International...