vendredi 22 juin 2012

Le saviez-vous ? Vous pouvez demander une "avance" sur votre PEE

Votre intéressement vient d'être versé sur votre PEE et les fonds doivent rester bloqués 5 ans si vous souhaitez éviter l'imposition au titre des revenus. Toutefois, si vous avez besoin de cet argent avant l'échéance des 5 ans, même si vous ne pouvez bénéficier d'un des cas de déblocage anticipé (mariage, acquisition de la résidence principale, etc), vous pouvez demander à Natixis Interépargne une "avance".

Il s'agit tout simplement d'un prêt personnel, d'un montant maximum de 70% du montant de votre épargne salariale, sur une durée de 12 à 60 mois (selon la date de disponibilité de votre épargne).

L'avantage de ce système, c'est qu'il s'agit d'un prêt "un fine" : le capital est remboursé à la fin, par le déblocage de votre épargne devenue disponible. De ce fait, les mensualités du prêt sont plus légères, puisque pendant toute sa durée, vous ne remboursez que les intérêts.

L'inconvénient, c'est que ce n'est pas gratuit ! Comme pour tout financement, il y a un évidemment un taux d'intérêt... sous réserve d'acceptation de votre dossier par Natixis Interépargne.

Pour plus de renseignements, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :
Fructi Libre

Et n'oubliez pas : un crédit vous engage et doit êttre remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

jeudi 21 juin 2012

Enquête "Des notes et vous" : les salariés réclament de l'équité !

L'enquête menée par l'UNSA auprès de différents établissements bancaires ( dont les Caisses d'Epargne, les Banques Populaires et BPCE SA)   a livré ses premiers résultats. Si on considère que généralement, dans les enquêtes de satisfactions, les bonnes notes commencent aux alentours de 7 sur 10, les résultats ne sont guère brillants, avec des notes globales inférieures ou au mieux égales à 5 !

Au dessus de cette moyenne très moyenne, on trouve les items suivants : conditions de travail, éthique, avenir de l'entreprise, autonomie dans le travail et charge de travail... mais cela ne va guère au dessus de 6.

En revanche, on se situe nettement en dessous pour ce qui concerne le dialogue social,  les dirigeants, la rémunération, l'avenir dans l'entreprise et - surtout - l'équité, qui remporte la palme avec une note à peine supérieure à 3 !

On constate quelques disparités entre Caisses d'Epargne et Banques Populaires : il y aurait (si on en croit les notes) de meilleurs dirigeants, plus de dialogue social et d'équité chez les "bleus" et de meilleures rémunérations et conditions de travail chez les "rouges".

Quant aux salariés de BPCE SA, ils sont particulièrement critiques sur l'équité (3,1 sur 10), leur avenir dans l'entreprise (3,9 sur 10), leurs dirigeants (4,1 sur 10) et le dialogue social (4,5 sur 10).

Mais à part ça, tout va bien !

mercredi 20 juin 2012

CHSCT : résultat des élections

L'élection des membres du CHSCT par le Comité d'Entreprise reflète, logiquement, la majorité détenue par l'UNSA dans cette instance.

Les 6 élus de l'UNSA (sur 9 membres du CHSCT au total ) sont :
Yann BENOIST-LUCY
Christine BOILEAU
Bernard HUGUES
Claudine MILLET
Gérard NAKACH
Florence PREVOSTEAU

Tous se tiennent à votre disposition pour tout sujet que vous souhaiteriez leur soumettre.

I

jeudi 14 juin 2012

Nous sommes tous des stars !

L'Euro de foot vient de démarrer et une bonne partie de la France s'interroge sur les états d'âme de Ribery et d'Evra, pour savoir s'ils ont enfin digéré Knysna... ça buzze sur le geste de Nasri, on se demande si Rami est en confiance et si Menez et Ben Arfa vont rester motivés en dépit de leur statut de remplaçant.

On aimerait que nos managers fassent preuve de la même compréhension et de la même sollicitude dans la manière de gérer leurs équipes. Après tout, même si aucun de nous ne fait la "une" de l'Equipe, nous sommes tous des stars, même si nos seuls fans sont nos époux(ses) et nos enfants !

Il ne s'agit pas ici de salaires, de stock options, de logements ou de voitures de fonction. Simplement, bon nombre de salariés apprécieraient sans doute de voir enfin un titre de directeur ou sous-directeur apparaître sur leur bulletin de salaire ou leur carte de visite après être resté 10 ou 15 ans "responsable"... Bon nombre d'entre eux aimeraient montrer à leurs proches un lieu de travail dont ils pourraient être fiers plutôt qu'un open space de téléopérateur... Beaucoup aussi aimeraient que la DRH prenne un moment pour consulter leur CV et s'aperçoive ainsi qu'il peut y avoir des décalages entre le cursus, l'expérience professionnelle d'un collaborateur et sa fonction d'une part et son statut au sein de BPCE d'autre part.

Les managers pourraient aussi éviter quelques erreurs (que certains entraîneurs de football ont commises), comme celle de faire changer de poste (de travail) certains membres de leur équipe, sans les avoir prévenus au préalable, ou encore de ne pas les sélectionner (inviter) à des réunions où ils auraient pourtant leur place...

Star du football ou simple salariés d'un banque, tous ont des égos. Ce n'est pas un privilège réservé aux dirigeants et tous les salariés ont, eux aussi, leur dignité, leurs suceptibilités. Les managers de BPCE feraient bien de s'en souvenir, s'ils veulent obtenir davantage de motivation et de meilleurs résultats lorsqu'on réalise des enquêtes auprès de leurs collaborateurs !




mardi 12 juin 2012

Jours de fractionnement : mode d'emploi

La période des vacances d'été approchant, il peut être utile de se souvenir de la règle permettant de bénéficier des 2 jours de fractionnement auxquels vous donne droit l'accord sur le temps de travail signé par l'UNSA.

Vous pouvez bénéficier de ces 2 jours de fractionnement sous deux conditions :
- vous devez prendre au moins 10 jours de congés payés ouvrés consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre
- et vous devez prendre au moins 5 jours de congés (consécutifs ou non) sur le reste de l'année

Avouez que ce serait dommage de vous en priver !

vendredi 8 juin 2012

Entretiens de carrière : à surveiller de près

L’accord groupe sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Carrières prévoit un entretien de carrière tous les 5 ans, a minima, quel que soit l’âge des salariés… comme l’exige d’ailleurs la loi !
Toutefois, les échanges d’hier sur le sujet en réunion des  Délégués du Personnel ont un peu jeté le trouble sur une pratique qui, pourtant, devrait être encouragée.

Il ressort en effet que ces entretiens, qui ne sont pas toujours annoncés comme tels aux salariés (le rendez-vous étant pris de manière informelle), font l’objet d’un compte-rendu… qui n’est pas communiqué au salarié ! Par ailleurs, celui-ci peut difficilement se préparer efficacement car à la différence de ce qui se pratique par exemple pour les entretiens de compétences, il n’existe pas de guide. C’est particulièrement ennuyeux lorsque l’entretien de carrière se déroule à l’initiative de la DRH et que le salarié, qui n’était pas demandeur, est un peu « cueilli à froid », alors que le Responsable Emploi Carrière dispose, lui, d’une méthodologie bien précise… mais qu’on ne connaît pas ! Si on voulait placer les salariés en position de faiblesse dans le cadre de ces entretiens, on ne s’y prendrait sans doute pas autrement…

Heureusement (tout n’est pas négatif, quand même), il est précisé que l’entretien peut rester confidentiel si le salarié le souhaite. Et, toujours s’il le souhaite, la DRH pourra informer son manager, qui pourra par exemple être impliqué dans un éventuel plan d’action mis en place consécutivement à l’entretien.  

Mais il faudra rester vigilant, à la fois sur la mise en œuvre effective de ces entretiens (la DRH s’est pour l’instant refusée à fournir des chiffres) ainsi que sur l’utilisation qui en sera faite. Un entretien tous les 5 ans pour chaque salarié, cela signifie 300 entretiens en 2012 ! Et si jamais certains se passaient mal, avec une incitation pour le salarié à relancer sa carrière en dehors du groupe... n'hésitez pas à le signaler aux Délégués du Personnel UNSA, qui sont à votre disposition.

jeudi 7 juin 2012

Merci au CHSCT pour le travail accompli ces deux dernières années


Comme l'a annoncé avant-hier Philippe LESIEUR,  de nouveaux représentants du personnel au Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail vont être désignés par les élus du Comité d'entreprise et des Délégués du Personnel.

Même s'il est moins "sous le feu des projecteurs" que le Comité d'entreprise, le CHSCT est une instance essentielle à la vie de l'entreprise.

Ces deux dernières années, sous l'impulsion de ses élus UNSA, le CHSCT est intervenu sur les sujets particulièrement importants de la prévention du stress et le harcèlement moral :
- il a  fait pression en faveur de la mise en place d'un dispositif d'observation et de prévention des risques psycho-sociaux (comme par exemple la remontée d'indicateurs par direction fournis au médecin du travail, la formation obligatoire des managers).
- il a missionné un cabinet extérieur (une première à BPCE SA !) afin de mener une expertise sur la réorganisation de la DIT / DSI (cf. tract du 28 septembre 2011).

Les avancées obtenues par le CHSCT sur ces dossiers sont bien réelles. L'UNSA tient à les saluer et à remercier les membres sortants pour leur travail.  Mais la vigilance reste de mise et de nombreux progrès peuvent être réalisés, sur ces sujets comme sur d'autres : une mission qui sera poursuivie par les nouveaux membres du CHSCT !

mercredi 6 juin 2012

BPCE encore en retard d'une guerre...

Aujourd’hui premier mercredi de juin, c’est le « family day ». Cette journée très populaire outre-atlantique existe en France depuis 2009, lancée par l’Observatoire de la parentalité.

Aujourd’hui, 400 entreprises (dont BNP Paribas, Casino, Euro RSCG...) ont signé la Charte de la Parentalité et, à ce titre, accueillent les enfants de leurs salariés, qui peuvent ainsi voir où leurs parents travaillent, déjeuner à la cantine et même, dans certains cas, participer à des animations organisées à cette occasion.

Ce n’est pas vraiment l’orientation prise par BPCE, qui a INTERDIT l’an dernier la présence des enfants dans nos locaux… la direction aurait-elle honte de montrer nos superbes open-spaces à des enfants ?

mardi 5 juin 2012

Intéressement, PEE et abondement

Nous vous rappelons que l’accord PEE, signé par l’UNSA, comporte les conditions d’abondement suivantes :

Versements annuels
Taux d’abondement %
Abondement annuel €
jusqu’à 500 €
150 %
soit 750 € maxi
de 501 € à 1 500 €
100 %
soit 1 000 € maxi
de 1 501 € à 2 500 €
50 %
soit 500 € maxi
soit 2 250 € maxi

Par exemple :
-          vous versez 500 € vous obtenez 750 € d’abondement
-          vous versez 1 000 € vous obtenez 1 250 € d’abondement
-          vous versez 1 500 € vous obtenez 1 750 € d’abondement
-          vous versez 2 000 € vous obtenez 2 000 € d’abondement
-          vous versez 2 500 € vous obtenez 2 250 € d’abondement

Vous avez jusqu'au 19 juin pour indiquer (par courrier ou par internet) votre choix concernant votre prime d'intéressement :
- investissement (total ou partiel) sur votre PEE
- versement (total ou partiel) sur votre compte bancaire (à défaut de réponse avant le 19 juin, c'est cette option qui est retenue, pour la totalité)

Attention : le montant non investi de votre prime d'intéressement est soumis à l'impôt sur le revenu.

lundi 4 juin 2012

Intéressement : pas mal, mais peut mieux faire !

Pour la 2ème année consécutive, l’accord d’intéressement signé par l’UNSA produit des résultats significatifs, salués ce matin par le message de François Pérol, qui encourage les salariés de BPCE à poursuivre leurs efforts pour que « nos performances commerciales et financières » soient renouvelées et que l’intéressement soit d’un bon niveau l’an prochain également.

Le montant de cet intéressement appelle trois commentaires :
-          Il résulte pour partie d’un avenant signé l’an dernier qui a modifié le critère portant sur l’activation des clients (qui n’avait pas produit d’intéressement l’année précédente), à l’avantage des salariés (du moins pour cette année).
-          Il s’inscrit dans un contexte de crise, avec notamment un second semestre 2011 difficile
-          Il démontre, après deux exercices (l’accord est sur trois ans),  que l’harmonisation a été favorable aux ex-CNCE comme aux ex-BFBP : légère amélioration du niveau de l’abondement, maintien d’un montant d’intéressement d’environ 8% de la masse salariale en moyenne.    

Pour autant, l’UNSA ne se satisfait pas totalement de ces résultats et demande que le critère portant sur le résultat du groupe soit retraité afin d’effacer l’impact de la « crise de la dette », comme cela a été le cas pour le calcul de la partie collective de la part variable et accepté dans son principe par le Conseil de surveillance.  

Ce retraitement, qu’on peut évaluer à environ 0,7% à 0,9% supplémentaire (à ajouter donc aux 7,68% annoncés) pourrait donner lieu à un versement exceptionnel à la rentrée.
A suivre donc.

vendredi 1 juin 2012

Un organe central compétent, mais pas très utile... :(

C'est l'impression générale qui se dégage de l'enquête "Perception de l'Organe Central" menée fin 2011 par BVA auprès de 508 dirigeants des Banques Populaires, des Caisses d'Epargne et de filiales du groupe. Mais ce n'est pas le seul paradoxe que cette enquête met en évidence.

Avec une note globale de 6,3, la perception de BPCE et de ses prestations est assez "moyenne". Si la compétence, la réactivité et la disponibilité des collaborateurs sont reconnus, leur valeur ajoutée est en revanche mise en doute.

Autre paradoxe : la "puissance" de l'organe central, sa capacité à impulser une stratégie, une dynamique pour le groupe apparaissent comme de véritables points forts, alors que les dirigeants, parallèlement, sont assez critiques vis à vis d'un organe jugé dirigiste, bureaucratique, lourd et cloisonné !

Curieusement aussi, ce sont les fonctions "régaliennes" qui sont le plus sévèrement jugées... alors que nos dirigeants, qui souvent revendiquent une autonomie accrue, semblent apprécier davantage le rôle de l'organe central en matière de stratégie, de communication et de développement. Des résultats qui sont peut être à mettre en balance avec ceux de l'enquête "BPCE c'est nous", très disparates selon les directions..
On constate également de fortes disparités entre les réponses des Banques Populaies et des Caisses d'Epargne. Ces disparités illustrent bien la différence de culture des deux réseaux et particulièrement leurs rapports antérieurs avec la BFBP ou la CNCE. Ces différences mériteraient sans doute, si on veut les interpréter correctement, une étude approfondie.

Au global, les dirigeants de nos maisons mères attendent davantage de BPCE, notamment qu'on les implique davantage, qu'on contribue de manière plus opérationnelle à la performance des entités qu'ils dirigent et qu'on leur propose des solutions mieux adaptées à leurs besoins et à leurs contraintes.

L'UNSA prend note de ces résultats et attend maintenant que soient communiqués les plans d'action concernant les axes de progrès à travailler, laissés à la main de nos directeurs. Il est toutefois regrettable que cette enquête arrive si tardivement, alors que le chantier "efficacité de l'organe central" est achevé ! Et une fois de plus, on déplorera le manque de cohérence et d'homogénéité dans la gouvernance de BPCE. L'absence d'un véritable "patron" de BPCE SA dont l'unique rôle serait de diriger l'organe central se fait cruellement sentir, comme le démontrent les deux enquêtes évoquées ci-dessus...