vendredi 1 juin 2012

Un organe central compétent, mais pas très utile... :(

C'est l'impression générale qui se dégage de l'enquête "Perception de l'Organe Central" menée fin 2011 par BVA auprès de 508 dirigeants des Banques Populaires, des Caisses d'Epargne et de filiales du groupe. Mais ce n'est pas le seul paradoxe que cette enquête met en évidence.

Avec une note globale de 6,3, la perception de BPCE et de ses prestations est assez "moyenne". Si la compétence, la réactivité et la disponibilité des collaborateurs sont reconnus, leur valeur ajoutée est en revanche mise en doute.

Autre paradoxe : la "puissance" de l'organe central, sa capacité à impulser une stratégie, une dynamique pour le groupe apparaissent comme de véritables points forts, alors que les dirigeants, parallèlement, sont assez critiques vis à vis d'un organe jugé dirigiste, bureaucratique, lourd et cloisonné !

Curieusement aussi, ce sont les fonctions "régaliennes" qui sont le plus sévèrement jugées... alors que nos dirigeants, qui souvent revendiquent une autonomie accrue, semblent apprécier davantage le rôle de l'organe central en matière de stratégie, de communication et de développement. Des résultats qui sont peut être à mettre en balance avec ceux de l'enquête "BPCE c'est nous", très disparates selon les directions..
On constate également de fortes disparités entre les réponses des Banques Populaies et des Caisses d'Epargne. Ces disparités illustrent bien la différence de culture des deux réseaux et particulièrement leurs rapports antérieurs avec la BFBP ou la CNCE. Ces différences mériteraient sans doute, si on veut les interpréter correctement, une étude approfondie.

Au global, les dirigeants de nos maisons mères attendent davantage de BPCE, notamment qu'on les implique davantage, qu'on contribue de manière plus opérationnelle à la performance des entités qu'ils dirigent et qu'on leur propose des solutions mieux adaptées à leurs besoins et à leurs contraintes.

L'UNSA prend note de ces résultats et attend maintenant que soient communiqués les plans d'action concernant les axes de progrès à travailler, laissés à la main de nos directeurs. Il est toutefois regrettable que cette enquête arrive si tardivement, alors que le chantier "efficacité de l'organe central" est achevé ! Et une fois de plus, on déplorera le manque de cohérence et d'homogénéité dans la gouvernance de BPCE. L'absence d'un véritable "patron" de BPCE SA dont l'unique rôle serait de diriger l'organe central se fait cruellement sentir, comme le démontrent les deux enquêtes évoquées ci-dessus...


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