mardi 31 juillet 2012

Ne dites pas à ma mère que je suis banquier, elle me croit pianiste dans un bordel…

Ce titre, inspiré de celui d’un livre de Jacques Séguéla, convient désormais au secteur sinistré de la banque depuis 2008.
A tel point qu’aujourd’hui, selon un sondage Ifop, un français sur deux a une image négative des banques (ce qui tendrait à prouver qu’un autre français sur deux ne regarde pas la télé, n’écoute pas la radio et ne lit pas la presse)…

Il faut dire que le monde de la finance a fait fort, depuis  ces dernières années.
A l’origine des fameux « subprimes » et des débuts d’une crise dont nous ne sommes toujours pas sortis, le secteur financier peut s’enorgueillir d’avoir compté dans ses rangs un certain Madoff (qui a même fait des émules au plan local…), un certain Kerviel (mais n’oublions pas ses patrons complaisants) et un banquier anglais au nom prédestiné de Diamond qui s’est amusé, avec d’autres, à trafiquer le Libor pour s'en mettre plein les poches. Comme si cela ne suffisait pas que Goldman Sachs ait maquillé les comptes de la Grèce et que HSBC soit impliqué dans des affaires d’argent sale…

Heureusement, les agences de notation, elles, ne laissent rien passer. Car quand il s’agit de faire payer le prix des magouilles des cadors de la finance par les impôts des plus modestes des contribuables, tous semblent se mettre d’accord, économistes comme politiques de tous bords !

Alors après ça, ne vous étonnez pas si on vous regarde de travers au cours d’un dîner, lorsque vous expliquerez que vous travaillez dans la banque…

vendredi 27 juillet 2012

Point sur les prestataires


Le saviez-vous ? Nous avons terminé l’année 2011 avec 522 prestataires, qui auront coûté près de 70 millions d’euros !
C’est quand même 162 de plus qu’à fin 2010, une année pour laquelle on pouvait comprendre un recours massif, mais ponctuel, à la main d’œuvre externe, compte tenu des travaux liés à la fusion.
Mais à fin 2011, qu’est ce qui pouvait bien justifier la présence de 522 prestataires dans les effectifs ?

Il faut d’autant plus se poser la question que ces prestataires, qui représentaient à fin 2011 plus d’un tiers de l’effectif permanent, représentent un coût sur l’année 68,9 millions d’euros (une année débutée avec « seulement » 359 prestataires). Cela donne une idée du coût moyen d’un prestataire en année pleine…

Avec à elle seule 352 prestataires fin 2011 (pour 218 salariés en CDI !), la Direction des Opérations est la principale responsable de cette inflation des prestataires, alors que le projet Efficacité de l’Organe Central visait notamment à réduire les coûts en lien avec le recours aux prestataires externes.

On comprend mieux, au regard de ces chiffres, les questions que les collaborateurs de BPCE SA se posent.
Car non seulement la présence massive de prestataires externes, souvent corvéables à merci, accroit la pression sur les épaules des salariés en CDI, qui se sentent obligés de « tenir les cadences » de leurs collègues externes ; non seulement ils se sentent observés et parfois jugés par ces collègues prestataires qui occupent parfois des fonctions de coordination ambigües et qu’on pourrait confondre avec un positionnement de manager (et donc avec lien de subordination hiérarchique), d’où un climat de suspicion ; mais en plus, ils vivent dans l’incertitude et s’interrogent sur la pérennité d’un certain nombre d’activités, de projets, de fonctions. Car si la Direction choisit de faire appel à des prestataires plutôt qu’à des embauches, c’est que ces activités, ces projets, ces fonctions n’ont pas vocation à perdurer. Ou alors, c’est que la Direction ne sait pas très bien où elle va…

Et on ne peut pas compter sur une amélioration en 2012, puisque le budget de la Direction des opérations prévoit d’accroitre encore de 5% les charges liées aux prestataires externes !

Mais à ce stade, plutôt que s’interroger sur les aspects budgétaires, c’est sur le coût et les conséquences sociales qu’il faudrait que la Direction réfléchisse…

jeudi 26 juillet 2012

Situation alarmante à la DSI : déclaration du Secrétaire du Comité d'entreprise au nom des élus UNSA

La semaine dernière un document anonyme a circulé à BPCE, notamment à la DSI.
Si on ne peut généralement accorder beaucoup de crédit à des textes anonymes, ici la teneur du message a transformé « la lettre anonyme » en « appel au secours » de la part de collaborateurs de la DSI qui ont perdu tout repère et tout espoir de recours tant auprès de leur hiérarchie que de la DRH.

Après m’en être entretenu avec Mme MERCIER-GALAY, M. LESIEUR et Mme LORTHIOIS, un constat s’impose.
De nombreux faits objectifs montrent que la situation n’a pas beaucoup changé depuis l’été 2011, voire s’est probablement cristallisée durablement.
Malgré les recommandations du cabinet ORSEU, malgré les résultats de l’enquête IPSOS, malgré les premières actions éphémères de la direction de la DIT, la crise au sein de cette direction persiste : défiance permanente entre les membres des différentes entités, absence de respect mutuel, salariés désabusés et dévalorisés notamment par un recours excessif voire systématique de prestataires, prestataires en position hiérarchique vis-à-vis de salariés de l’entreprise, etc.

C’est ce quotidien que dénoncent les rédacteurs anonymes de la DSI. Ce quotidien qui distille une atmosphère anxiogène et contagieuse de suspicion, de discrimination et d’iniquité entre les salariés, de clivage « ex bleu »/ « ex rouge », et qui peut faire le lit de risques psychosociaux graves.

La Direction ne peut plus nier les problèmes et les difficultés à les résoudre.
Même si Mme LORTHIOIS a exprimé sa volonté de trouver des solutions individuelles dans un climat qu’elle souhaiterait apaisé, elle a besoin de l’accompagnement de la DRH car peu de collaborateurs de la DSI peuvent à présent adhérer à cette proposition tant la rupture semble consommée. En témoigne par exemple ce décalage : la Newsletter faussement enjouée de la DSI de juillet prônant mots croisés, météo des plages et autre sudoku en réponse au cri de douleur, même anonyme, de certains.

Par ailleurs, tout cela est aussi le reflet du manque de lisibilité dans la politique informatique interne de BPCE, de choix non expliqués, souvent considérés comme des décisions à l’emporte-pièce, voire des ukases. Il est pourtant important de savoir de quel type d'informatique BPCE SA doit disposer, performante ou au rabais... A moins que cela ne soit la continuité de l’externalisation de ces prestations pour soi-disant faire baisser les coûts.

La piste que nous proposons consiste à recourir à des spécialistes en faisant exécuter la phase 2 de la mission du Cabinet ORSEU, un an après la première. Cela aurait l’avantage et l’intérêt d’objectiver indiscutablement les faits pour trouver la réponse adéquate à cette situation alarmante.

Mais les bonnes solutions ne pourront être trouvées et mises en place dans l’intérêt de l’entreprise et de ses collaborateurs qu’avec l’implication réelle de la Direction générale et grâce à des changements profonds de comportements managériaux à tout niveau.

L’UNSA attend une position claire de la Direction et une information précise de ce qui est entrepris.
C’est la position que défend et continuera de défendre l’UNSA dans les différentes instances, comme le CHSCT en particulier, pour régler une situation intolérable au sein de l’organe central du 2ème réseau bancaire français.

mercredi 25 juillet 2012

Météo informatique : mois de juillet pourri ...

Message d'un élu de l'UNSA envoyé hier à Philippe Lesieur :

Bonjour Monsieur Lesieur,
Hier après midi, l’intranet était bloqué.
Aujourd’hui c’est pareil. SOS Informatique ne répond pas.
Nos collègues se plaignent de cette situation qui se renouvelle bien trop souvent et qui nuit à la bonne exécution des missions.
Les élus se demandent si cette situation n’est pas liée à l’externalisation des prestations informatiques.
Ceci dans un contexte où nous sommes alertés par des collègue de la DSI qui se plaignent de la mise à l’écart des salariés en CDI.  
Bien cordialement

Il serait étonnant que l'on reçoive une réponse à la deuxième partie de ce message. Il serait pourtant important de savoir quel type d'informatique on veut pour BPCE SA, performante ou au rabais... 

mardi 24 juillet 2012

A BPCE, le Lean Management ne se cache plus !

A la une de l'intranet depuis la semaine dernière, un article concernant l'Organisation et la remise des diplômes Green Belt et Black Belt par Anne MERCIER-GALLAY et Philippe QUEUILLE.

On y apprend que les certifications Black Belt et Green Belt (ceinture noire et ceinture verte...) couronnent un parcours de formation à la démarche "Lean Six Sigma" et que ce dispositif de formation a été lancé à l'échelle du Groupe.

Il est question du "début d'un cycle de transformation", de "conduite du changement", d'"entreprise apprenante" et de "culture d'efficacité"... mais que cache donc cette langue de bois ?

En anglais, lean signifie "maigre" et on a pu constater avec le temps que cette méthode mise au point par Toyota, donc dans un cadre industriel, conduisait généralement à une cure d'amaigrissement... c'est d'ailleurs peut être la raison pour laquelle les certifications sont appelées "ceintures" !

De quoi s'agit-il ? D'améliorer la productivité et la qualité, de réduire les délais et les coûts, tout cela dans un processus sans fin partant du principe qu'on peut toujours s'améliorer... Mais il faut savoir qu'un rapport émanant de recherches réalisées par le Ministère du Travail a pointé un lien entre les organisations de type "lean" et les risques psycho-sociaux. Ce lien a d'ailleurs été récemment reconnu par la justice puisque le 6 janvier 2012 le Tribunal de Grande Instance de Nanterre a donné raison au CHSCT de Cap Gemini TMD, validant ainsi  le fait qu'un projet d'organisation tel que le lean management peut avoir une influence sur les conditions de travail des salariés. Et en 2011, la justice (TGI de Pontoise)  avait déjà suspendu la mise en place du projet lean chez ATOS Intégration, au motif que la direction n'avait pas respecté les procédures de consultation du Comité d'entreprise.

C'est bizarre, mais nous n'avons pas le souvenir que le CE de BPCE ait été consulté sur cette démarche "Lean Six Sigma"...






jeudi 19 juillet 2012

DSI : venez témoigner

Avant-hier, un tract anonyme a été diffusé, attirant à nouveau notre attention sur l'aggravation du climat social au sein de la DSI, la dégradation de la qualité du service apporté aux utilisateurs, le rôle de plus en plus prépondérant des prestataires qui gèrent les projets au détriment de collaborateurs qui ne sont plus que des exécutants.

Nous avions missionné il y a quelques mois, par l'intermédiaire du CHSCT, le cabinet ORSEU pour réaliser une enquête approfondie sur la nouvelle organisation de la DIT. On ne peut que constater et regretter que les conclusions de cet audit n'aient pas été prises en compte par la Direction.

Le mal-être, la détresse et la souffrance au travail exprimés par ce tract ne sont pas tolérables. Nous devons – et vous devez – maintenir la « pression »  sur la Direction pour que ces questions soient enfin traitées.

VOUS POUVEZ  LAISSER VOS COMMENTAIRES ICI MÊME, DE FACON ANONYME SI VOUS LE SOUHAITEZ. N’HESITEZ PAS A UTILISER CETTE POSSIBILITE POUR NOUS FOURNIR DES ELEMENTS ET DES ARGUMENTS.

lundi 16 juillet 2012

Open-space : toujours plus grand, toujours plus de collaborateurs, toujours moins de confort...

Au 3ème étage de l'immeuble Avant-Seine, bâtiment B, deux open-spaces séparés regroupant actuellement 32 personnes vont être regroupés en un seul afin d'accueillir 7 collaborateurs supplémentaires. Des fonctions de nature très différentes (certaines nécessitant un usage intensif du téléphone, d'autres exigeant de la concentration) vont ainsi se côtoyer. Par ailleurs, la salle de réunion existante étant supprimée au passage,  il ne restera aucun espace de confidentialité.

Le CHSCT a bien entendu émis, à l'unanimité, un avis négatif sur ce projet d'aménagement préjudiciable aux conditions de travail ( nuisances sonores, tensions et stress) des collaborateurs concernés de la Direction des Finances.