mardi 31 juillet 2012

Ne dites pas à ma mère que je suis banquier, elle me croit pianiste dans un bordel…

Ce titre, inspiré de celui d’un livre de Jacques Séguéla, convient désormais au secteur sinistré de la banque depuis 2008.
A tel point qu’aujourd’hui, selon un sondage Ifop, un français sur deux a une image négative des banques (ce qui tendrait à prouver qu’un autre français sur deux ne regarde pas la télé, n’écoute pas la radio et ne lit pas la presse)…

Il faut dire que le monde de la finance a fait fort, depuis  ces dernières années.
A l’origine des fameux « subprimes » et des débuts d’une crise dont nous ne sommes toujours pas sortis, le secteur financier peut s’enorgueillir d’avoir compté dans ses rangs un certain Madoff (qui a même fait des émules au plan local…), un certain Kerviel (mais n’oublions pas ses patrons complaisants) et un banquier anglais au nom prédestiné de Diamond qui s’est amusé, avec d’autres, à trafiquer le Libor pour s'en mettre plein les poches. Comme si cela ne suffisait pas que Goldman Sachs ait maquillé les comptes de la Grèce et que HSBC soit impliqué dans des affaires d’argent sale…

Heureusement, les agences de notation, elles, ne laissent rien passer. Car quand il s’agit de faire payer le prix des magouilles des cadors de la finance par les impôts des plus modestes des contribuables, tous semblent se mettre d’accord, économistes comme politiques de tous bords !

Alors après ça, ne vous étonnez pas si on vous regarde de travers au cours d’un dîner, lorsque vous expliquerez que vous travaillez dans la banque…

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