jeudi 26 juillet 2012

Situation alarmante à la DSI : déclaration du Secrétaire du Comité d'entreprise au nom des élus UNSA

La semaine dernière un document anonyme a circulé à BPCE, notamment à la DSI.
Si on ne peut généralement accorder beaucoup de crédit à des textes anonymes, ici la teneur du message a transformé « la lettre anonyme » en « appel au secours » de la part de collaborateurs de la DSI qui ont perdu tout repère et tout espoir de recours tant auprès de leur hiérarchie que de la DRH.

Après m’en être entretenu avec Mme MERCIER-GALAY, M. LESIEUR et Mme LORTHIOIS, un constat s’impose.
De nombreux faits objectifs montrent que la situation n’a pas beaucoup changé depuis l’été 2011, voire s’est probablement cristallisée durablement.
Malgré les recommandations du cabinet ORSEU, malgré les résultats de l’enquête IPSOS, malgré les premières actions éphémères de la direction de la DIT, la crise au sein de cette direction persiste : défiance permanente entre les membres des différentes entités, absence de respect mutuel, salariés désabusés et dévalorisés notamment par un recours excessif voire systématique de prestataires, prestataires en position hiérarchique vis-à-vis de salariés de l’entreprise, etc.

C’est ce quotidien que dénoncent les rédacteurs anonymes de la DSI. Ce quotidien qui distille une atmosphère anxiogène et contagieuse de suspicion, de discrimination et d’iniquité entre les salariés, de clivage « ex bleu »/ « ex rouge », et qui peut faire le lit de risques psychosociaux graves.

La Direction ne peut plus nier les problèmes et les difficultés à les résoudre.
Même si Mme LORTHIOIS a exprimé sa volonté de trouver des solutions individuelles dans un climat qu’elle souhaiterait apaisé, elle a besoin de l’accompagnement de la DRH car peu de collaborateurs de la DSI peuvent à présent adhérer à cette proposition tant la rupture semble consommée. En témoigne par exemple ce décalage : la Newsletter faussement enjouée de la DSI de juillet prônant mots croisés, météo des plages et autre sudoku en réponse au cri de douleur, même anonyme, de certains.

Par ailleurs, tout cela est aussi le reflet du manque de lisibilité dans la politique informatique interne de BPCE, de choix non expliqués, souvent considérés comme des décisions à l’emporte-pièce, voire des ukases. Il est pourtant important de savoir de quel type d'informatique BPCE SA doit disposer, performante ou au rabais... A moins que cela ne soit la continuité de l’externalisation de ces prestations pour soi-disant faire baisser les coûts.

La piste que nous proposons consiste à recourir à des spécialistes en faisant exécuter la phase 2 de la mission du Cabinet ORSEU, un an après la première. Cela aurait l’avantage et l’intérêt d’objectiver indiscutablement les faits pour trouver la réponse adéquate à cette situation alarmante.

Mais les bonnes solutions ne pourront être trouvées et mises en place dans l’intérêt de l’entreprise et de ses collaborateurs qu’avec l’implication réelle de la Direction générale et grâce à des changements profonds de comportements managériaux à tout niveau.

L’UNSA attend une position claire de la Direction et une information précise de ce qui est entrepris.
C’est la position que défend et continuera de défendre l’UNSA dans les différentes instances, comme le CHSCT en particulier, pour régler une situation intolérable au sein de l’organe central du 2ème réseau bancaire français.

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