mercredi 22 août 2012

Votre emploi, nouvelle définition...

Nous vous rappelons que les définitions d’emploi résultant du nouveau référentiel mis en place par la DRH avant l’été, sont disponibles sur l'intranet, rubrique "mon entreprise / ressources humaines / compétences / accès à l'outil".

Ce document est celui qui est retenu pour votre entretien de compétence.

Nous vous invitons à en prendre connaissance et à le comparer avec le document utilisé dans le cadre de votre précédent entretien de ce type.

N’hésitez pas à prendre contact avec un élu UNSA pour toute question relative à cette nouvelle définition d’emploi et à la préparation de votre entretien de compétences.

mardi 21 août 2012

Hausse du forfait social : décryptage

Publiée au J.O. du 17 août, la hausse du forfait social de 8% à 20% vous concerne directement. Pourquoi ? Parce qu'elle s'applique à l'intéressement et à l'abondement (de la même manière que les charges sociales sont appliquées aux salaires). Jusqu'à présent, le taux du forfait social représentait pour les entreprises une véritable incitation à développer l'intéressement. Il était en effet nettement plus intéressant pour un employeur d'augmenter la rémunération de ses salariés via cette formule (qui en outre est non pérenne et peut être réduite à zéro lorsque l'entreprise rencontre des difficultés...) que via une augmentation classique de salaire, soumise aux charges sociales à taux plein.

Certes ce forfait social est à la charge des entreprises et n'a, théoriquement, aucune incidence sur le montant versé au salarié... mais ça, c'est la théorie.

En pratique, l'accord d'intéressement de BPCE SA, signé en 2010, devra être renégocié en 2013. Croyez-vous que la direction acceptera de bonne grâce de prendre intégralement à sa charge l'augmentation de ce forfait social afin que votre intéressement (et abondement) n'en subisse pas les conséquences ? Ou bien pensez-vous qu'elle tiendra compte de cette augmentation pour réduire d'autant le montant qui vous sera versé, afin que les charges de BPCE SA ne soient pas impactées ?

Cette renégociation n'aura pas lieu avant plusieurs mois... mais l'UNSA n'attendra pas plusieurs mois avant de prendre position sur le sujet : il n'est pas question que les salariés paient le prix de cette augmentation du forfait social.

Et si on se dirige, à terme, vers une harmonisation des charges sociales sur l'ensemble des différents éléments de rémunération... pourquoi ne pas envisager d'intégrer dans le salaire de base (fixe) tout ou partie de la rémunération variable ?


lundi 20 août 2012

Un petit outil bien pratique...

Disponible sur lefigaro.fr, un outil pour calculer ce que vous avez réellement gagné (ou perdu...) en matière de salaire depuis 2002, en tenant compte de l'inflation.  Pour l'utiliser, il vous suffit d'aller chercher un bulletin de salaire de l'année de votre choix, d'indiquer votre salaire mensuel de l'épôque, votre salaire mensuel actuel... et la calculette fera le reste.

A vous de "jouer" en cliquant ici .

Et ce qui serait intéressant, ce serait que vous nous donniez le résultat (tout en restant anonyme bien entendu) ici même !

vendredi 10 août 2012

530 pages pour l'été ?

L'édition 2012 de la Convention Collective de la Banque est disponible ici.

Nous n'irons pas jusqu'à vous recommander sa lecture intégrale sur la plage en ce mois d'août, mais parcourir son sommaire peut parfois s'avérer instructif. En effet, les différents avantages dont vous bénéficiez (ou pas) à divers titres et différents moments de votre vie professionnelle obéissent au principe suivant :
- à défaut de tout autre texte, c'est le droit du travail qui s'applique.
- la convention collective vient ajouter (cela ne fonctionne heureusement que dans ce sens...) des avantages complémentaires à ceux définis par le droit du travail, applicables à l'ensemble des entreprises et donc des salariés de la branche. D'où la tentation de certains employeurs, parfois, de multiplier le nombre de filiales hors branche...
- les accords d'entreprise, selon le même principe, définissent des avantages supérieurs à ceux fixés par la convention collective.

C'est l'occasion de rappeler qu'il y a encore de nombreux domaines pour lesquels nous ne disposons pas encore d'accord d'entreprise et pour lesquels, donc, les salariés doivent se contenter du socle défini par la Convention Collective...



jeudi 9 août 2012

Et vous, votre salaire a-t-il augmenté de 4,1% en 2 ans ?

Ce n’est pas nous qui le disons, mais le Ministère du Travail, via la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et Statistiques) : en 2011, le salaire mensuel de base* a augmenté en moyenne de 2,3%  dans les entreprises du secteur concurrentiel de plus de 10 salariés.
Dans les banques et établissements financiers, la moyenne s’établit à 1,9%, après 2,2% en 2010, soit 4,1% sur les deux années.
Nous vous invitons donc à jeter un œil sur vos bulletins de salaire de décembre 2010 et décembre 2011, pour faire le même calcul et vous comparer au secteur.

Notre DRH est bien aimable de nous adresser  des bilans individuels de rémunération qui retracent jusqu’aux derniers centimes reçus  en mettant en avant le moindre avantage… mais en période de crise et, demain peut-être de récession,  il est bon de se souvenir que bon nombre de ces éléments de rémunération sont variables et aléatoires !

La seule rémunération qui vous est garantie, c’est votre salaire mensuel de base… celui qui cette année a fait l’objet d’une « mesure salariale » décidée de manière unilatérale par l’employeur et particulièrement discutable dans sa forme.  Alors… à vos calculettes !

*salaire brut, avant toute déduction de cotisations obligatoires, hors primes et hors avantages en nature

mercredi 8 août 2012

BPCE ou... SNCF ?

Que des caténaires s’écroulent ou que des serveurs « tombent », que des voies ferrées soient obstruées ou que des réseaux informatiques soient saturés, ça peut se comprendre.
Cela se comprend moins, évidemment, lorsque les incidents se répètent à intervalles de plus en plus réguliers. Dans ces cas là, on commence à s’interroger.
Dans le cas de la SNCF, l’utilisateur ne s’étonne plus de rien, habitué à subir les retards pour des causes aussi diverses que variées, telles que les feuilles mortes en automne ou la neige en hiver
Dans le cas de l’informatique de l’organe central du deuxième groupe bancaire français, toutefois, on comprend mal que les indisponibilités des différents services et logiciels ne soient pas davantage prises au sérieux.
Silence radio. Pas un mot, pas un coup de fil, rien ! 10h15, internet toujours indisponible, et pas le moindre message d’explication. Et lorsque le service est finalement rétabli… toujours rien. On savait depuis hier que le réseau d’eau chaude alimentant le bâtiment Avant Seine serait interrompu, mais on ne pensait pas que cela pourrait  concerner les tuyaux informatiques !
Mais inutile de s’énerver, de s’impatienter, de râler… Vous verrez, peut-être qu’au bout de quelques mois de ce régime, nous serons tous devenus des « usagers » résignés d’une informatique poussive et bancale, gérée par des prestataires qui n’ont que faire de nos difficultés.  Ca doit être ça, l’Efficacité de l’Organe Central !

mardi 7 août 2012

Connaissez-vous PARFIP ?

Comme l’ont révélé les résultats semestriels, les cerveaux qui nous dirigent ont encore frappé un grand coup. Cette fois, la « boulette » ne vient pas d’un trader ou d‘un produit financier que personne ne comprend, mais de la CASDEN, éminente et respectable banque de l’éducation nationale, sorte d’institution dont on  aurait pu attendre un certain conservatisme, voire une rigueur à la limite de la rigidité… Mais détrompez-vous : on spécule aussi dans la banque des instits et des profs !

Tout commence lorsque la Banque Monétaire et Financière (BMF), une branche de la CASDEN qui possède un département dans le financement de la location de matériel (sous forme de crédit-bail ou de location financière, par exemple) prend une participation chez PARFIP qui devient ainsi filiale à 34%. On voit mal le lien entre cette société, qui intervient notamment sur le marché du financement de systèmes technologiques tels que la télésurveillance ou la  biométrie... et l’éducation nationale, mais qu’importe ! C’est si grisant d’investir de l’argent dans de tels secteurs, surtout lorsque la société a, comme PARFIP, une dimension européenne !

Malheureusement, c’est lorsque le marché finit par se retourner que l’on se rend compte du risque pris… Après un résultat net comptable de -14,1 M€ en 2010, l’addition passe chez BMF à – 85 M€ en 2011. Et au total, avec le dernier trimestre 2011 et le premier semestre 2012, on arrive à une provision totale de 235 M€. Pas mal, pour une filiale de filiale d’une seule de nos 40 banques et caisses !

De quoi se demander combien d’autres « pépites » de ce genre se cachent dans les bilans des entités du Groupe…

lundi 6 août 2012

Du pain et des jeux...

C'est vieux comme le monde, ou presque : l'expression "panem et circenses" remonte en effet à Juvénal, poète latin de la fin du 1er siècle, doté d'un sérieux sens de la satire et de l'ironie.Mais elle prend tout son sens en ce moment même, alors que se déroulent les Jeux Olympiques 2012, dont BPCE est un des sponsors en tant que partenaire officiel de l'Equipe de France Olympique.

On ne sait pas trop ce que cela va rapporter (ni d'ailleurs combien cela aura coûté), quel en sera l'impact sur la clientèle et sur l'image de nos deux réseaux, mais en interne, c'est un vrai bonheur : séance d'autographes, petit déjeuner londonien, vidéos rigolotes (Archibaldo), paris sur le nombre de médailles, console de jeux avec "Mario et Sonic aux JO" à disposition des salariés...

De quoi oublier des résultats en demi-teintes, des négociations salariales inexistantes en 2012, des conditions de travail en constante dégradation, l'image ternie des banquiers que nous sommes, des perspectives 2013 déprimantes ? Pas évident. Il en faudrait, des médailles !

A moins bien entendu que BPCE se décide à obtenir une médaille d'or du dialogue social... et commence par verser aux salariés le complément d'intéressement dont il avait été question avant l'été. Ce serait déjà un premier pas vers une éventuelle qualification !


mercredi 1 août 2012

DSI : faisons un peu de réorganisation-fiction...

Comme nous l’avons déjà maintes fois évoqué, les salariés de la DSI s’interrogent sur le nombre de prestataires, sur le mode d’organisation de leur direction, sur la pérennité de certaines activités, sur la vision à long terme et la stratégie (s’il y en a une…) de la Direction de BPCE SA concernant l’informatique.

Pour certains, tout se passe comme si nous étions dans une phase transitoire, dans l’attente de la mise en place d’un nouveau modèle. Celui-ci pourrait prendre deux formes :
-          l’externalisation pure et simple de certaines activités, seules les fonctions de pilotage et de coordination étant conservées au sein de BPCE SA
-          la reprise par i-BP  ou IT-CE de ces activités, selon des modalités qui restent à définir

Dans les deux cas, les conséquences seraient évidemment considérables. Des conséquences en termes de qualité de service, de réactivité, de coût, peut-être même de leadership, et bien entendu en termes d’emploi pour les salariés de BPCE SA.

Evidemment, nous n’en sommes pas encore là et la modération et la prudence s’imposent. Mais ces hypothèses relèvent-elles de pure fiction ou de scénarios envisageables ? Peut-être ne s’agit-il que de rumeurs, de fantasmes.  C’est toujours le même problème : lorsque la transparence fait défaut, lorsque la stratégie n’est pas clairement définie, affichée et affirmée, les salariés s’inquiètent et font travailler leur imagination…

Comme eux, nous attendons des précisions sur l’orientation de l’évolution de l’informatique au sein de BPCE SA. Comme eux, nous savons que lorsqu’un président d’un club de football renouvelle un jour sa confiance à l’entraîneur, c’est pour mieux s’en débarrasser le lendemain. Et comme eux, donc, nous ne pouvons pas nous satisfaire de démentis et de discours, aussi rassurants soient-ils. Nous attendons des faits, des décisions, des éléments concrets. Une baisse significative et sur une longue durée du nombre de prestataires, par exemple. Mais ça tarde un peu à venir…