mardi 7 août 2012

Connaissez-vous PARFIP ?

Comme l’ont révélé les résultats semestriels, les cerveaux qui nous dirigent ont encore frappé un grand coup. Cette fois, la « boulette » ne vient pas d’un trader ou d‘un produit financier que personne ne comprend, mais de la CASDEN, éminente et respectable banque de l’éducation nationale, sorte d’institution dont on  aurait pu attendre un certain conservatisme, voire une rigueur à la limite de la rigidité… Mais détrompez-vous : on spécule aussi dans la banque des instits et des profs !

Tout commence lorsque la Banque Monétaire et Financière (BMF), une branche de la CASDEN qui possède un département dans le financement de la location de matériel (sous forme de crédit-bail ou de location financière, par exemple) prend une participation chez PARFIP qui devient ainsi filiale à 34%. On voit mal le lien entre cette société, qui intervient notamment sur le marché du financement de systèmes technologiques tels que la télésurveillance ou la  biométrie... et l’éducation nationale, mais qu’importe ! C’est si grisant d’investir de l’argent dans de tels secteurs, surtout lorsque la société a, comme PARFIP, une dimension européenne !

Malheureusement, c’est lorsque le marché finit par se retourner que l’on se rend compte du risque pris… Après un résultat net comptable de -14,1 M€ en 2010, l’addition passe chez BMF à – 85 M€ en 2011. Et au total, avec le dernier trimestre 2011 et le premier semestre 2012, on arrive à une provision totale de 235 M€. Pas mal, pour une filiale de filiale d’une seule de nos 40 banques et caisses !

De quoi se demander combien d’autres « pépites » de ce genre se cachent dans les bilans des entités du Groupe…

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