mercredi 19 septembre 2012

Il y a formation... et formation !

Les progrès de la technologie ne profitent pas toujours aux salariés...
Il fut un temps où, lorsqu'on bénéficiait d'une formation, on effectuait un stage à l'extérieur de l'entreprise. Outre le contenu de la formation, il était valorisant et enrichissant pour le salarié de quitter son lieu de travail, de se consacrer pleinement à sa formation et éventuellement de rencontrer des personnes d'autres directions, d'autres services, voire d'autres entreprises.

Aujourd'hui, cela devient de plus en plus rare. Pourquoi ? Parce que les e-learnings et autres classes virtuelles ont remplacé ces formations traditionnelles, "à l'ancienne".

L'ancien avait parfois du bon, pourtant... Car aujourd'hui, à quoi ressemble une de ces soi-disant formations ? On reste dans son open-space, dans le meilleur des cas avec un casque sur la tête pour tenter de s'isoler... on consacre péniblement une ou deux heures, parfois une demi-journée de son temps, interrompu par des collègues qui, évidemment, ne savent pas qu'on est en "formation"... quand on ne prend pas en partie sur sa pause méridienne pour bénéficier d'un peu de calme. Quant à ceux qui ont la chance d'avoir une "vraie" formation, assurée par un "vrai" formateur dans les locaux de l'entreprise, il leur faut une bonne dose de volonté pour résister à l'envie, ou à la pression, qui va les pousser à retourner à la moindre occasion vers leur poste de travail pour s'assurer qu'aucune catastrophe n'a eu lieu en leur absence...

C'est ainsi qu'on est formés, désormais.Et attention quand même, car si après une de ces "formations", vous n'êtes pas plus performant, on risque de vous le reprocher !

Pendant ce temps, les "élus" choisis pour constituer le vivier de nos futurs dirigeants bénéficient de formations toujours plus prestigieuses, généralement couronnées par un séjour (pardon, un voyage d'études...)  à l'étranger ! Sans doute afin de commencer à les habituer à leurs futurs privilèges ?






samedi 15 septembre 2012

Intéressement exceptionnel : c'est fait !

l’employeur a entendu la demande de l’UNSA 

Le Comité d’entreprise a été réuni le vendredi 14 septembre pour une consultation sur le projet de versement d’un supplément d’intéressement au titre de l’exercice 2011. Cette consultation est normalement prévue par le code du travail.

Les nombreuses démarches de l’UNSA ont finalement abouti à cette décision du directoire qui récompense les efforts et la contribution de chacun aux résultats du groupe.

Le montant brut de ce supplément d’intéressement à répartir est de 760 000 €.
En attendant les calculs individuels, cet intéressement exceptionnel représente environ 8,5 % de ce qui a été versé au mois de juin dernier.
Ce versement interviendrait fin octobre début novembre mais quoi qu’il en soit avant la fin de cette année. Préalablement, une information de Natixis Interépargne vous parviendra.


Même si l’on peut toujours faire plus, les élus UNSA du Comité d’entreprise ont donné un avis favorable à ce versement exceptionnel.

L’UNSA est satisfaite d’avoir obtenu gain de cause pour tous les salariés.

mercredi 12 septembre 2012

PERCO vs. PEE

Alors qu'il est question de mettre en place un PERCO pour les salariés de BPCE SA, il convient de se poser la question de l'intérêt de ce dispositif par rapport à celui dont nous disposons déjà, le PEE.

De grandes similitudes existant entre ces deux formules d'épargne salariale, intéressons-nous à leurs différences :

- leurs objectifs => le PEE est un produit d'épargne à moyen/long terme, le PERCO est un produit d'épargne retraite.

- disponibilité des fonds placés => sur le PEE, la durée minimum de placement est de 5 ans ; sur le PERCO, les fonds ne sont en principe disponibles qu'au moment du départ à la retraite.

- cas de déblocage anticipé => ils sont nombreux sur le PEE ; sur le PERCO les seuls cas admis sont l'acquisition de la résidence principale, le surendettement, l'expiration des droits à l'assurance chômage, l'invalidité et le décès.

- la gestion => le salarié gère lui-même les supports de placement de son PEE ; sur le PERCO, il existe différentes formules de gestion pilotée, notamment une qui permet de "désensibiliser" les placements au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'échéance (retraite).

- la sortie => en capital uniquement sur le PEE, en capital ou en rente (au choix) sur le PERCO
- l'abondement : l'abondement sur le PERCO peut être en théorie plus élevé que sur le PEE; en pratique toutefois, l'entreprise n'est pas obligée d'abonder...

- l'alimentation => il est permis d'alimenter le PERCO (mais pas le PEE) avec des jours issus du Compte Epargne Temps ; cela peut s'avérer intéressant pour des salariés dont le départ en retraite (ou le départ de l'entreprise) est proche et qui préfèreraient se faire payer ces jours plutôt que de les prendre, tout en défiscalisant ce revenu !

Alors faut-il investir sur son PEE ou sur son PERCO ? Il semble évident que le PEE de BPCE SA, avec son abondement, présenterait un intérêt supérieur à celui d'un PERCO qui en serait dépourvu... Il semble par ailleurs assez logique, dans une optique de saine gestion de son patrimoine, de se constituer en priorité une épargne à court et moyen terme. Pour le long terme, en revanche (et accessoirement pour ses opportunités de défiscalisation ponctuelle) le PERCO présente un intérêt certain.


lundi 10 septembre 2012

Cache-misère

D'après un article du journal Les Echos du 10 septembre,  les salariés du secteur bancaire ont le moral au fond des chaussettes. Et les DRH rivalisent d'originalité (ou de pauvreté ?) pour essayer de leur faire oublier de bien piètres perspectives d'avenir...

Comment ? Lorsque les négociations annuelles obligatoires ne donnent rien sur les salaire, il faut bien trouver autre chose... alors on se rabat sur tout ce qui peut permettre aux salariés d'oublier.  Le récapitulatif individuel de leur rémunérations et avantages divers en fait partie. Et là, on n'y va pas avec le dos la cuillère : on ajoute sans hésiter salaire, part variable, intéressement et (pour les plus chanceux) particpation, mais aussi remboursement des frais de transport,  budget du CE... le moindre centime qui a été versé est comptabilisé, quitte à additionner des choux et des carottes !

Et ce n'est pas tout. On vante les dispositifs de mobilité, sans doute au motif que les salariés s'imagineront qu'ailleurs au sein de leur établissement ou de leur groupe, l'herbe est plus verte...Et on propose aux salariés, dans cette optique, au moyen d'entretiens soi-disant approfondis, de renforcer leurs compétences avec des formations adaptées... généralement à bas prix, à grand renfort de e-learning et de "classes virtuelles".

C'était dans Les Echos mais... ça ne vous rappelle rien ?



jeudi 6 septembre 2012

La Caisse d'Epargne Rhone-Alpes condamnée

"L'organisation collective de travail basée sur le benchmark compromet gravement la santé des salariés de la CERA".

C'est par ces mots que débute le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Lyon, qui "fait défense à la CERA d'avoir recours à une organisation de travail fondée sur le benchmark", au motif notamment que l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

Le benchmark mis en place dans cette Caisse il y a quelques années à l'initiative d'Olivier Klein est ainsi décrit dans le jugement :
Aucun objectif n'est imposé officiellement ni aux agences, ni aux salariés ; le seul objectif qui existe est de faire mieux que les autres, ainsi nul ne sait à l'issue d'une journée donnée s'il a ou non correctement travaillé, puisque la qualité de son travail dépend avant tout des résultats des autres ; avec un tel système tout est remis en question chaque jour ce qui  créé un stress permanent, d'autant que les outils informatiques permettent à tout le monde de suivre en direct, depuis chaque poste, ce que fait chacun des commerciaux de toute la banque.

La Caisse d'Epargne aurait décidé de faire appel de cette décision. Affaire à suivre, donc... mais la position du Tribunal - que l'UNSA approuve totalement - semble très claire !



lundi 3 septembre 2012

Harcèlement sexuel : nouveau cadre juridique

Depuis l’abrogation surprise, le 4 mai 2012, de l’article 222-33 du Code pénal réprimant le harcèlement sexuel, les victimes se sont vues privées de recours. Promulguée en trois mois à peine, la loi n° 2012-954 du 6 août 2012 vise à combler le vide juridique ainsi créé.
Rétablissant dans le Code pénal l’article 222-33, elle définit de façon plus précise et plus large le délit de harcèlement sexuel et aggrave les sanctions encourues. Elle prévoit aussi une répression spécifique des discriminations commises à l’encontre des victimes de harcèlement sexuel. Enfin, la loi comprend des dispositions sur le harcèlement moral.
Pour en savoir plus, cliquer ici.