dimanche 23 décembre 2012

L'UNSA Vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année...


ET UNE TRES BONNE ANNEE 2013, A VOUS ET A VOS PROCHES !




Retraite : vous voulez du temps, ou de l'argent ?

Au moment de la retraite, vous avez deux possibilités concernant les jours que vous avez « épargnés » sur votre Compte Epargne Temps : les utiliser en tant que tels pour partir plus tôt, ou bien vous les faire payer. Dans ce dernier cas, le montant perçu sera imposable au titre de l’impôt sur le revenu.

Toutefois, il existe désormais une troisième possibilité. En effet, si vous transférez des jours de votre Compte Epargne Temps vers votre PERCO (ce qui sera faisable à partir de 2013 à raison de 10 jours par an au plus), au moment de votre retraite, vous pourrez liquider votre PERCO et ainsi percevoir un capital… exonéré d’impôts !

Le problème, c’est que vous ne pouvez pas alimenter votre PERCO avec les jours qui sont déjà en « stock » sur votre CET. Mais imaginez qu’en début d’année vous preniez 10 jours de congés pris sur votre CET. Il se pourrait bien qu’en fin d’année vous vous retrouviez avec une dizaine de jours RTT à placer sur votre CET… pour les transférer sur votre PERCO !

vendredi 21 décembre 2012

NAO : début des négociations. Enfin, si on peut appeler ça comme ça…

Mercredi 19 décembre a eu lieu la première réunion de la NA0 (Négociation Annuelle Obligatoire) dans laquelle on aborde traditionnellement la question des augmentations de salaire, notamment pour la partie collective, ainsi que les demandes diverses pour l’année à venir.

Lors de cette réunion préparatoire, l’UNSA a fait connaître ses revendications :
·         Augmenter les salaires de 3,6% pour tenir compte de l’inflation et des rattrapages (partiels) des années précédentes
·         Intégrer la part variable au fixe (déjà évoqué lors de la NAO 2012)
·         Allouer une enveloppe 2013 pour l’égalité professionnelle (107 K€ obtenus en 2012)
·         Revoir la subvention des repas au RIE (déjà demandé en NAO 2012)
·         Négocier un Accord Télétravail et NTIC (déjà demandé en NAO 2012)
·         Renégocier un Accord Handicap (échec de l’accord fin 2011)

Les autres organisations syndicales ne se sont pas prononcées. Nous préférons penser qu’il ne s’agit pas d’un manque de préparation… C’est donc, sans doute, qu’elles souhaitent surenchérir sur nos demandes. Une démarche très utile et constructive, quand on sait que les accords de branche des BP et des CE se sont soldées par le même résultat : une augmentation de 0,5%...

P.S. : le PERCO, que nous avions demandé lors de la NAO 2012, est depuis devenu une réalité.

mardi 18 décembre 2012

Vous avez désormais un PERCO

L’UNSA a souhaité négocier et finalement signer un accord donnant naissance au PERCO (Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif) de BPCE. En attendant que la DRH vous communique les modalités précises (assez complexes dans ses détails) de ce dispositif entrant en vigueur au 1/1/2013, nous vous en présentons les grandes lignes.
De quoi s’agit-il ?
Le PERCO est un dispositif dédié à l’épargne retraite, qui vient compléter le PEE que vous avez déjà. Les deux systèmes sont d’ailleurs assez similaires dans leurs principes et leur mode de fonctionnement. Plus précisément il s’agit d’un PERCO-I (interentreprises), créé par des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, auquel nous adhérons.
Avantages et inconvénients
Il n’y a aucune obligation de versement sur votre PERCO-I. Les fonds versés sont en principe bloqués jusqu’à votre départ en retraite. Il y a des cas de déblocage anticipé (par exemple l’acquisition de la résidence principale) mais moins nombreux que sur le PEE. Il existe un mode de gestion des fonds permettant de diminuer automatiquement le niveau de risque pris sur les placements au fil des années, en fonction de la durée restant avant le départ à la retraite. Au moment du départ à la retraite, les fonds accumulés peuvent être récupérés soit sous forme de capital (exonéré d’impôt) soit sous forme de rente viagère (partiellement exonérée d’impôt sur le revenu).

L’abondement
L’abondement existant sur le PEE est étendu au PERCO-I. Cela signifie que tout versement, qu’il soit effectué sur le PEE ou sur le PERCO-I, bénéficiera d’un abondement. Le plafond global de cet abondement est inchangé : il reste de 2250 €. A défaut d’avoir une augmentation du plafond, l’UNSA a négocié un taux unique d’abondement de 150% pour les versements effectués sur le PERCO-I, donc supérieur au taux d’abondement appliqué aux versements sur le PEE, considérant qu’il est souhaitable d’encourager les salariés à épargner en vue de leur retraite.
Pour mémoire, les taux d’abondement sur le PEE sont les suivants : 150% sur les 500 premiers euros ; 100% de 501 à 1500 € ; 50% de 1501 à 2500 €.

Exemples
Sur le PERCO-I, vous pouvez obtenir ces 2250 € en versant seulement 1500 €.
Sur le PEE, vous devez verser 2500 € pour « optimiser » votre abondement et obtenir ces 2250 €.
Mais aussi, si vous versez 1000 € sur votre PERCO-I et 500 € sur votre PEE, vous obtenez l’abondement maximum de 2250 €.  Et si vous versez 500 € sur votre PERCO-I et 1250 € sur votre PEE, vous obtenez également l’abondement maximum de 2250 €.

Alimentation en jours du Compte Epargne Temps (CET)
Le PERCO-I offre une possibilité supplémentaire de versement, par rapport au PEE : celle des jours provenant du CET.
Les jours de repos et RTT affectés au CET et transférés sur le PERCO-I, dans la limite de 10 par an, bénéficient d’un abondement de 20%.
L’UNSA rappelle qu’il est souhaitable que les salariés prennent leurs jours de congés et de RTT. L’utilisation du CET ainsi que le transfert de jours RTT sur le PERCO-I doivent répondre à des situations exceptionnelles.

Avec ce dispositif l’UNSA souhaite que les salariés de BPCE puissent bénéficier d’un outil supplémentaire pour la gestion de leur épargne et la préparation de leur retraite. Certains regretteront peut-être l’absence d’un abondement mirifique… nous aussi bien sûr, mais est-ce une raison valable pour se passer d’un PERCO ? Plutôt que de rêver, nous préférons agir.  Et maintenant que nous en avons un, il n’est pas interdit d’essayer de l’améliorer !

vendredi 14 décembre 2012

Budget d’austérité pour 2013 y compris pour le personnel de BPCE

HYPOTHESES BUDGETAIRES RETENUES
Le budget 2013 de BPCE a été voté en Conseil de surveillance le 12 décembre et repose sur les principes suivants :
n  baisser les charges récurrentes et dépenses de projet de 12 %
n  dégager des pistes d’économie dans les dépenses d’informatiques
n  internaliser certaines prestations externes informatiques
n  maitriser les charges de personnel :
>    recrutement de 50 personnes à la DSI en remplacement de 50 prestataires 
>    non remplacement de 1 départ sur 3 sans création de postes (environ 20 à 30 postes non remplacés)
>    augmentation collective : 0,5 % 
>    enveloppe augmentations individuelles : 1,5 % de la masse salariale
La direction signale que « BPCE semble atteindre les limites de sa capacité à réduire ses charges à organisation constante. Une poursuite de la baisse nécessiterait une révision en profondeur des activités et une plus grande anticipation des économies possibles ». Dans l’état actuel M. PEROL souligne qu’une nouvelle organisation est nécessaire.
Depuis la création de BPCE, l’UNSA met en évidence les problèmes d’organisation et d’affectation du personnel. Si l’effectif de BPCE est plus important que celui prévu à sa création (il était question de 1200 salariés et nous sommes 1547 CDI au 30 septembre), c’est bien pour l’emploi.
Cependant, les évolutions probables des activités et les organisations successives mettent en évidence les affectations nécessaires entre les directions. Comment l’entreprise pourra-t-elle les organiser sans casse sociale ?
DECLARATION AU CONSEIL DE SURVEILLANCE
A l’occasion de l’examen de ce budget le 12 septembre, le Secrétaire du Comité d’entreprise, représentant du CE au Conseil de surveillance, a fait la déclaration suivante :
« Les mesures salariales indiquées dans le projet de budget de 2013 de BPCE vont dans le sens constaté depuis plusieurs années, avec une part toujours plus importante consacrée aux augmentations individuelles au détriment des augmentations collectives. Les chiffres (0,5% d’augmentation collective et 1,5% pour les mesures individuelles) parlent d’eux-mêmes et sont en phase avec la norme et la générosité des réseaux affichées lors des NAO de branche. Cela laisse peu de place à la négociation dans le cadre de la NAO locale qui doit débuter le 19 décembre !
L’évolution prévue des effectifs de l’organe central pèsera sur tous les collaborateurs. Remplacer 2 départs sur 3 sans création de postes ne répond qu’à une logique comptable et financière et pas du tout organisationnelle ; c’est ce que nous déplorons et dénonçons !
Nous devons définir et mieux connaitre les activités de BPCE et les moyens mis à disposition pour assurer des services de qualité, en tenant compte notamment des contraintes réglementaires de plus en plus élevées, ce dont probablement le conseil de surveillance ne se rend pas réellement compte ; même si les prochaines évolutions réglementaires présentées au conseil montrent cette charge pour BPCE. A quand les arrêtés de comptes hebdomadaires ! 
Recruter 50 collaborateurs à l’informatique en remplacement de prestataires, c’est corriger ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. L’externalisation a ses limites (plus de 500 prestataires en ETP à BPCE avec une forte concentration sur l’informatique) ; cela coûte cher, cela n’apporte pas le niveau de qualité de services attendu et cela met l’entreprise en risque opérationnel.
Externaliser, c’est botter en touche et renvoyer sur quelqu’un d’autre le coût avec un risque énorme de qualité ; nous le constatons tous les jours en particulier avec l’informatique. Aussi, nous attendons le projet de réorganisation de la DSI.
Par ailleurs, vous faites mention de la faible mobilité des collaborateurs, cela nous parait excessif même si beaucoup de métiers de BPCE sont l’affaire de spécialistes. Une gestion plus dynamique des compétences et des carrières permettrait de mieux contribuer à cette mobilité, même s’il est peut être difficile de transformer un financier ou un juriste en spécialiste du marketing et vice versa.
Sachez que la tension est importante et de plus en plus grande, que les équipes sont encore mobilisées mais que les désillusions sont grandes.
Les directions régaliennes, pour lesquelles le régulateur va garder une attention toute particulière, seront probablement épargnées. Mais l’inspection générale connait de gros problèmes de turn-over et n’arrive pas à retenir suffisamment longtemps ses collaborateurs au risque de ne pas avoir des équipes suffisamment expérimentées pour mener à bien ses missions dans les établissements de son ressort, j’ai même entendu dans cette instance des reproches qui ont été faits dans ce sens. Cette action de réduction des effectifs va nécessairement se concentrer encore et toujours sur les mêmes !
Vous faites porter également l’effort budgétaire sur la réduction des autres charges et des projets. Que vont devenir certains projets qui à ce jour ne devraient pas trouver de budget et pourraient ainsi être abandonnés ? Où est l’économie ?
A l’occasion de l’examen de ce nouveau budget de rigueur, nous souhaitons vous rappeler une fonction de BPCE un peu oubliée de votre part : nous l’appelons « sanatorium » voire « cimetière des éléphants ».
Sans mettre en cause les personnes concernées, le système fait que BPCE reçoit un certain nombre de personnes des réseaux qui viennent se refaire une santé avant de repartir dans le groupe (c’est le cas d’une personne agréée ce jour mais il y a bien d’autres exemples). S’interroge-t-on de savoir si l’on a un vrai poste à proposer, s’il n’y a pas de sur compétences et si la rémunération est adaptée ? Mesurez-vous l’incidence sur les effectifs et sur la masse salariale ? Mesurez-vous les impacts sur les collaborateurs ? Mesurez-vous les conséquences en termes d’image pour BPCE auprès des collaborateurs des Banques et des Caisses ?
Je laisse ces quelques observations et questions à votre réflexion et à votre sagacité.
Merci de votre attention. »