vendredi 14 décembre 2012

Budget d’austérité pour 2013 y compris pour le personnel de BPCE

HYPOTHESES BUDGETAIRES RETENUES
Le budget 2013 de BPCE a été voté en Conseil de surveillance le 12 décembre et repose sur les principes suivants :
n  baisser les charges récurrentes et dépenses de projet de 12 %
n  dégager des pistes d’économie dans les dépenses d’informatiques
n  internaliser certaines prestations externes informatiques
n  maitriser les charges de personnel :
>    recrutement de 50 personnes à la DSI en remplacement de 50 prestataires 
>    non remplacement de 1 départ sur 3 sans création de postes (environ 20 à 30 postes non remplacés)
>    augmentation collective : 0,5 % 
>    enveloppe augmentations individuelles : 1,5 % de la masse salariale
La direction signale que « BPCE semble atteindre les limites de sa capacité à réduire ses charges à organisation constante. Une poursuite de la baisse nécessiterait une révision en profondeur des activités et une plus grande anticipation des économies possibles ». Dans l’état actuel M. PEROL souligne qu’une nouvelle organisation est nécessaire.
Depuis la création de BPCE, l’UNSA met en évidence les problèmes d’organisation et d’affectation du personnel. Si l’effectif de BPCE est plus important que celui prévu à sa création (il était question de 1200 salariés et nous sommes 1547 CDI au 30 septembre), c’est bien pour l’emploi.
Cependant, les évolutions probables des activités et les organisations successives mettent en évidence les affectations nécessaires entre les directions. Comment l’entreprise pourra-t-elle les organiser sans casse sociale ?
DECLARATION AU CONSEIL DE SURVEILLANCE
A l’occasion de l’examen de ce budget le 12 septembre, le Secrétaire du Comité d’entreprise, représentant du CE au Conseil de surveillance, a fait la déclaration suivante :
« Les mesures salariales indiquées dans le projet de budget de 2013 de BPCE vont dans le sens constaté depuis plusieurs années, avec une part toujours plus importante consacrée aux augmentations individuelles au détriment des augmentations collectives. Les chiffres (0,5% d’augmentation collective et 1,5% pour les mesures individuelles) parlent d’eux-mêmes et sont en phase avec la norme et la générosité des réseaux affichées lors des NAO de branche. Cela laisse peu de place à la négociation dans le cadre de la NAO locale qui doit débuter le 19 décembre !
L’évolution prévue des effectifs de l’organe central pèsera sur tous les collaborateurs. Remplacer 2 départs sur 3 sans création de postes ne répond qu’à une logique comptable et financière et pas du tout organisationnelle ; c’est ce que nous déplorons et dénonçons !
Nous devons définir et mieux connaitre les activités de BPCE et les moyens mis à disposition pour assurer des services de qualité, en tenant compte notamment des contraintes réglementaires de plus en plus élevées, ce dont probablement le conseil de surveillance ne se rend pas réellement compte ; même si les prochaines évolutions réglementaires présentées au conseil montrent cette charge pour BPCE. A quand les arrêtés de comptes hebdomadaires ! 
Recruter 50 collaborateurs à l’informatique en remplacement de prestataires, c’est corriger ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. L’externalisation a ses limites (plus de 500 prestataires en ETP à BPCE avec une forte concentration sur l’informatique) ; cela coûte cher, cela n’apporte pas le niveau de qualité de services attendu et cela met l’entreprise en risque opérationnel.
Externaliser, c’est botter en touche et renvoyer sur quelqu’un d’autre le coût avec un risque énorme de qualité ; nous le constatons tous les jours en particulier avec l’informatique. Aussi, nous attendons le projet de réorganisation de la DSI.
Par ailleurs, vous faites mention de la faible mobilité des collaborateurs, cela nous parait excessif même si beaucoup de métiers de BPCE sont l’affaire de spécialistes. Une gestion plus dynamique des compétences et des carrières permettrait de mieux contribuer à cette mobilité, même s’il est peut être difficile de transformer un financier ou un juriste en spécialiste du marketing et vice versa.
Sachez que la tension est importante et de plus en plus grande, que les équipes sont encore mobilisées mais que les désillusions sont grandes.
Les directions régaliennes, pour lesquelles le régulateur va garder une attention toute particulière, seront probablement épargnées. Mais l’inspection générale connait de gros problèmes de turn-over et n’arrive pas à retenir suffisamment longtemps ses collaborateurs au risque de ne pas avoir des équipes suffisamment expérimentées pour mener à bien ses missions dans les établissements de son ressort, j’ai même entendu dans cette instance des reproches qui ont été faits dans ce sens. Cette action de réduction des effectifs va nécessairement se concentrer encore et toujours sur les mêmes !
Vous faites porter également l’effort budgétaire sur la réduction des autres charges et des projets. Que vont devenir certains projets qui à ce jour ne devraient pas trouver de budget et pourraient ainsi être abandonnés ? Où est l’économie ?
A l’occasion de l’examen de ce nouveau budget de rigueur, nous souhaitons vous rappeler une fonction de BPCE un peu oubliée de votre part : nous l’appelons « sanatorium » voire « cimetière des éléphants ».
Sans mettre en cause les personnes concernées, le système fait que BPCE reçoit un certain nombre de personnes des réseaux qui viennent se refaire une santé avant de repartir dans le groupe (c’est le cas d’une personne agréée ce jour mais il y a bien d’autres exemples). S’interroge-t-on de savoir si l’on a un vrai poste à proposer, s’il n’y a pas de sur compétences et si la rémunération est adaptée ? Mesurez-vous l’incidence sur les effectifs et sur la masse salariale ? Mesurez-vous les impacts sur les collaborateurs ? Mesurez-vous les conséquences en termes d’image pour BPCE auprès des collaborateurs des Banques et des Caisses ?
Je laisse ces quelques observations et questions à votre réflexion et à votre sagacité.
Merci de votre attention. »

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