lundi 23 décembre 2013

Capri, c'est pas bientôt fini ?

Capri, c'est l'application qui permet de gérer les bons de commande. Et pour tous ceux qui ont accès à Capri, l'info vient de tomber, les taux de TVA augmentent à compter du 1er janvier :
- le taux de TVA à 7% sera porté à 10%
- le taux de TVA à 19,6% sera porté à 20%

Ca commence bien, la nouvelle année... et ce n'est pas la seule mesure qui impactera votre pouvoir d'achat puisqu'en 2014, la part de la cotisation à la mutuelle prise en charge par l'employeur sera intégrée dans votre net fiscal et sera donc imposable au titre des revenus.

Ce sont deux éléments qui seront à prendre à compte lors des Négociations Annuelles Obligatoires. Certes, l'employeur n'est pas responsablle de l'évolution de la fiscalité. Mais le résultat pour le salarié n'en sera pas moins défavorable. Après deux années quasiment stériles sur le plan des augmentations collectives de salaire, une compensation serait la bienvenue...

mercredi 11 décembre 2013

mardi 10 décembre 2013

Trop froid, trop chaud, trop bruyant, trop ch.... !


A l’occasion du salon « Simi » sur l’immobilier d’entreprise, le cabinet Deloitte a révélé les résultats d’une enquête menée sur plus de 43 000 salariés de 53 sociétés européennes.

Conclusions : des salariés pas satisfaits du tout de leurs conditions de travail !
75% aimeraient bénéficier d’un meilleur contrôle de la température  
73% se plaignent de nuisances sonores
75% déplorent la monotonie des espaces de travail et le manque d’espaces d’isolement individuel ou en groupe.

L’étude, menée en collaboration avec la société Leesman, spécialisée dans la mesure de l’efficience de l’environnement de travail, conclut qu'il en résulte pour les salariés " des impacts non négligeables sur leur productivité et créativité qui sont moteurs pour la santé de nos entreprises".

Mais le pire et le plus révélateur des indicateurs est sans doute celui-ci : plus d’un salarié sur deux préfère ne pas faire visiter son lieu de travail à ses proches. Pourquoi ? Parce qu’il en a honte…

Le phénomène ne concerne donc pas que BPCE SA. Car l'étude inclut bien évidemment des sociétés qui ont de "vrais" open spaces, réellement pensés, conçus dans cette optique, avec un mobilier, un agencement, des cloisons d'isolation phonique adaptés... ce qui est très loin d'être le cas de nos locaux !  On n'ose pas imaginer quels seraient les résultats d'une telle enquête chez nous...


dimanche 8 décembre 2013

Faites passer, SVP...

Le Dr Nicol quittera prochainement BPCE, après de nombreuses années de présence au service des salariés.

Pour des raisons qui nous échappent, la DRH ne semble pas vouloir en faire l’annonce. Nous passerons donc par d'autres voies.

Un livre d’or est à la disposition de tous les collaborateurs qui souhaitent lui laisser un mot avant son départ. Ce livre d’or se trouve au cabinet médical.

Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à venir écrire quelques mots. N’hésitez pas non plus à faire savoir autour de vous que livre d'or existe pour ceux qui souhaiteraient lui écrire quelque chose.
Par ailleurs, pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer au cabinet médical, le mot peut aussi être adressé par mail au cabinet médical, à l'attention de Marie Paulhan, le texte du mail sera alors collé dans le livre d’or.

D’avance merci pour elle.
                                                                    Les élus UNSA



jeudi 5 décembre 2013

Déménagement de BCA : ça commence à bien faire…

Ce ne sont plus des mois mais des années maintenant, qu’il est question de travaux, de réallocation des espaces, de déménagement chez BCA... A une époque, on nous répondait que la décision était dans les mains d’Olivier Klein… décision qui n’a jamais été prise avant son départ (du fait justement de son départ…), pas plus que dans l’intervalle qui a suivi son départ, avant l’arrivée de Jean-Yves Forel. Jean-Yves Forel étant arrivé, une réorganisation plus tard, le sujet est toujours sur la table. Jean-Yves Forel l’a d’ailleurs lui-même annoncé : il y aura bien un déménagement, qui devrait intervenir début 2014.

Depuis, à BCA, chacun s’interroge. Les rumeurs et les bruits les plus divers courent, comme toujours dans ce genre de situation. Le déménagement, c’est maintenant ? Pas vraiment, non ! tout cela doit d’abord passer par le CHSCT, qui attend encore et toujours le fameux « macro zoning » qui définira par grandes masses les surfaces attribuées aux différentes directions. Mais les réunions extraordinaires du CHSCT se suivent et se ressemblent : toujours pas de macro-zoning à l’horizon. Et nos questions restent systématiquement sans réponse. Qu’attend-on pour enfin s’attaquer concrètement à ce dossier ? Que Jean-Yves Forel quitte à son tour BPCE, pour refiler le bébé à son successeur et perdre à nouveau 2 ou 3 ans ?

L’UNSA déplore ce manque de respect de la direction pour les salariés.
Certaines situations  (et pas seulement à BCA) n’ont que trop duré. Puisque ce macro-zoning existe, paraît-il, qu’il soit présenté au CHSCT. Et que la direction apporte enfin des réponses – quelles qu’elles soient - à nos questions soulevées il y a de nombreux mois.

mardi 3 décembre 2013

Coopératifs, banquiers et assureurs autrement


Voilà donc notre signature (ou plutôt celle du groupe BPCE, ce n'est pas encore très clair...), qui résume en quatre mots le nouveau plan stratégique. On aura l'occasion d'y revenir, mais aujourd'hui, on va s'intéresser au premier mot de cette signature, notamment pour les plus jeunes et aussi ceux pour qui BPCE est la première expérience dans cet univers coopératif / mutualiste.

Voilà donc ce qu'on trouve sur Wiki :
La coopération est une forme d'organisation collective qui entend promouvoir dans le domaine économique et social un système fondé sur une vision partagée des différents acteurs, dans un esprit d'intérêt général, au service de toutes les parties prenantes. Cela suppose un certain degré de confiance et de compréhension. La coopération -antagoniste à l'esprit de concurrence entendu sous sa forme libérale , conduit à réviser les modes de fonctionnement ainsi que les relations économiques pour les subordonner à la réalisation de finalités plus sociales et plus solidaires. Cette recherche du bien commun peut se manifester sous une pluralité de formes (...) notamment sous des formes organisées avec l'instauration de structures d'économie sociale, par l'initiation et la propagation de comportements d'économie solidaire) ou par l'emploi de nouvelles formes de contrats (Cf l'exemple des logiciels libres avec le principe de copyleft).

C'est beau, les valeurs coopératives, n'est-ce pas ? On est bien loin des objectifs de PNB, de coefficient d'exploitation, de synergies de coûts et des plans "d'adaptation des effectifs".
Être coopératifs, ce n'est donc pas gagné d'avance... mais heureusement, nos têtes pensantes ont eu la bonne idée d'ajouter un mot qui change tout. Oui, on sera coopératifs... mais autrement !



mercredi 27 novembre 2013

Bonne nouvelle ? On demande à voir...

Les salariés de BPCE SA n’ont pas eu la chance de pouvoir participer au chat avec François Pérol hier, mais les autres salariés du groupe n’ont pas connu les mêmes déboires informatiques et ont pu poser des questions. A l’un d’entre elles portant sur les NAO (négociations annuelles obligatoires), François Pérol a répondu que les NAO ne portent que sur une partie de la politique salariale et a précisé :  si BPCE verse un dividende en 2014 au titre des résultats 2013 aux Banques Populaires et aux Caisses d'Epargne, il y aura une prime de partage des profits (appelée communément "prime Sarkozy").

Pour mémoire, le versement de cette prime dont le montant est à négocier entre l’employeur et les organisation syndicales, est soumis à deux conditions : réaliser des bénéfices en 2013 (ce n’était pas le cas en 2012) et verser des dividendes à ce titre, en hausse par rapport à la moyenne des dividendes versés les deux années précédentes.

Ne vous faites aucune illusion : d’une part, cette négociation est une obligation pour les entreprises qui sont éligibles à cette prime et d’autre part, le montant de la prime est au maximum de 1200 €… mais pourrait aussi être de 100 ou 200 € !

Alors avant de parler de prime de partage des profits, concentrons-nous sur la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) à venir. Une prime est toujours bienvenue, mais c’est aussi ponctuel, aléatoire et arbitraire. Une augmentation de salaire, en revanche, c’est pérenne…

jeudi 21 novembre 2013

Grandir autrement : une autre vision de l'international...

On comprend de mieux en mieux le Plan Stratégique à la lecture des informations qui nous parviennent… de l’extérieur !

Dans Les Echos du 20 novembre 2011, on apprend ainsi que Natixis veut transférer des activités à Londres et à Alger. Près de 80 postes dans les métiers de taux seraient transférés à Londres et une cinquantaine seraient délocalisés chez Natixis Algérie (fonctions support de l’activité de « trade finance »).

On comprend maintenant mieux les pages 18  et 19 du document « Grandir autrement », intitulées « accélérons l’internationalisation du groupe ».

Dans le même esprit, peut-être recrutera-t-on demain des salariés roumains à 500 euros par mois dans les agences, à l’image de ce qui se fait déjà dans certains autres secteurs ?



mardi 19 novembre 2013

Grandir autrement

Natixis SA a confirmé le 15 novembre les 700 suppressions de postes annoncées. Elles se feront en deux temps avec un premier plan " d'adaptation des effectifs" portant sur 537 postes, qui sera suivi d'un second plan au 2ème trimestre  2014.

Au total, une douzaine de secteurs d'activités sont concernés par cette première vague  de suppressions de postes... ce qui confirme que ce "plan d'adaptation" ne résulte pas de nouvelles orientations ou d'une nouvelle organisation, mais qu'il poursuit un objectif simple : faire des économies partout où on peut en faire !

Et en même temps, le Plan Stratégique nous explique qu'on va accélérer l'internationalisation du Groupe (c'est à dire de Natixis). C'est ça, grandir autrement...



mardi 12 novembre 2013

Grandir autrement


Pour ceux d'entre vous qui n'étaient pas invités à la Convention réunissant les 3000 collaborateurs du Groupe qui comptent vraiment.... nous vous recommandons la lecture du document "Grandir autrement".

On y apprend que le Groupe va continuer à faire de la banque ( "de l'épargne pour financer") et de l'assurance, progresser à l'international et consolider les grands équilibres financiers. Dont acte. Le contraire aurait été surprenant !

Ce qui est nouveau, c'est l'importance accordée au "digital", un thème quasi omniprésent. puisqu'il est répété pas moins de 15 fois dans le document (plus 7 fois pour son synonyme "numérique") ! Si avec ça on n'a pas compris le message...
On notera au passage qu'il aura fallu attendre 2013 pour que le Groupe se lance enfin sérieusement sur le sujet, au moment où les flux nous échappent, ou de nouveaux moyens de paiement  développés par de nouveaux acteurs nous prennent des parts de marché. Pourtant, internet ne date pas d'hier... Dont acte aussi.

Nous aurons l'occasion de revenir ultérieurement sur les objectifs chiffrés, ainsi que sur les synergies (traduction : économies) prévues dans ce plan stratégique. Mais ... et les salariés dans tout ça ?

Le document, bien entendu, comporte un chapitre "RH"... situé en avant-dernière partie, juste avant celle consacrée à notre "ADN coopératif" et juste après celle consacrée aux synergies. On y enfonce quelques portes ouvertes avec "les managers au coeur de la réussite" (parce que les autres n'y sont pour rien ?), avec "l'accompagnement des femmes et des hommes".  On nous ressort l'accord GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences) vieux de deux ans déjà. Et on pourra s'interroger sur la signification profonde de la dernière phrase : "appréhender la relation salarié comme la relation client doit s'inscrire dans notre feuille de route"...

On reste donc dans l'incantatoire et le flou le plus complet, alors que la mutation digitale tant annoncée va profondément bouleverser l'environnement, les missions et la manière de travailler des salariés. On parle de doubler la formation digitale et par cela on entend la formation par classe virtuelle... mais c'est de formation AU digital dont les salariés auront besoin, pas d'une formation à coût réduit par l'utilisation du digital !
Et quid de l'accompagnement au changement ?

Le digital, pourquoi pas ? Mais voilà maintenant plusieurs années que l'employeur refuse d'engager les négociations sur le télétravail demandées par l'UNSA. Ce n'est pas du digital, ça, peut-être ? Il s'était engagé  en début d'année à "discuter" de l'utilisation des nouvelles technologies informatiques et de communication dans l'entreprise. On attend toujours...

Alors le digital, ça commence quand ? Et avec quelles perspectives pour les salariés, afin d'éviter qu'elles soient les principales victimes de cette digitalisation de BPCE ?

mercredi 6 novembre 2013

Et moi et moi et moi : suite (et pas fin)…

Nous voulions attendre le communiqué officiel mais ça fuite de partout, alors…

Annonce des résultats du 3ème trimestre ce soir, présentation du PSG 2014-2017 le 13 novembre, les principaux chiffres sont d’ores et déjà connus.

Une chose est sûre : ce PSG-là ne sera pas celui du Qatar ! Au programme, 900 millions d’euros « d’économies ». Il est question aujourd’hui dans l’AGEFI de nouvelles fusions de Banques et de Caisses (hypothèse envisagée de 14 établissements dans chacun des deux réseaux), de 12 000 départs « naturels » sur la durée du plan (chiffre dont on ne connaît pas à ce jour la source)…

En arrivera-t-on à externaliser in Inde certaines activités informatiques, comme BNP Paribas, ou certaines activités de back-offices, comme la Société Générale ?

Et surtout, des économies pourquoi et pour qui ? Vous qui êtes salarié de BPCE SA, quel profit en retirerez-vous ? Aurez-vous droit à une augmentation, à davantage d’intéressement, à une participation, à une prime de partage des profits, à un open-space moins bruyant... et encore à un emploi ?

Ou bien cela ira-t-il dans la poche de nos dirigeants ? En 2012, la rémunération annuelle moyenne des grands patrons (ceux du SBF 120) a atteint 2 839 000 euros (source La Tribune). En hausse de 2,4% seulement par rapport à l’année précédente… mais ces 2,4%-là  représentent quand même plus de 60 000 euros. Certes les rémunérations de nos dirigeants ne sont pas tout à fait de cet ordre là... mais ces dirigeants sont nombreux, si on ajoute ceux des Banques et des Caisses !

mercredi 23 octobre 2013

89 !

89, c’est le nombre de stagiaires et alternants actuellement présents dans les effectifs de BPCE SA, si on en croit l’invitation qui leur a été adressée pour un petit déjeuner organisé par la DRH.

Au moment où l’opinion publique et certains politiques s’émeuvent de l’utilisation parfois abusive qui est faite des stages et contrats d’apprentissage par certaines entreprises, il convient d’être vigilant sur l’évolution de cet effectif.

Que BPCE recrute des stagiaires et des alternants, c’est légitime, utile à ces jeunes ainsi qu’à l’entreprise et même utile à la collectivité, puisque la grande majorité d’entre eux sont appelés à quitter l’entreprise une fois leur convention ou leur contrat arrivé à son terme.

Il y a toutefois des limites à ne pas franchir. L’UNSA veillera donc à ce que la proportion de stagiaire et d’alternants n’atteigne pas des proportions déraisonnables au sein de certaines directions, et à ce que des stagiaires ou alternants ne se succèdent pas indéfiniment sur un même poste.

A bon entendeur…


vendredi 18 octobre 2013

Communiqué de presse

La Fédération UNSA Banques-Assurances, le syndicat UNSA Natixis avec l'’ensemble des syndicats UNSA du Groupe BPCE dénoncent l'’hypocrisie de la Direction de NATIXIS qui a masqué son projet aux salariés.

L’annonce d’une suppression d’emplois intervient alors que le plan stratégique BPCE n'est pas encore présenté, et que l'encre de l'accord sur l'emploi n'est pas encore che, accord du 13 septembre auquel seule l'UNSA, pressentant un mauvais coup, s'est opposée.


L'UNSA s'oppose à la destruction de 700 emplois se traduisant par l'externalisation - voire la délocalisation- d'activités dans un seul but de réduction des coûts, ce alors que NATIXIS, qui a des résultats positifs depuis 16 trimestres, affiche des bénéfices de plus d'un milliard et demi pour 2012 et 600 millions pour le premier semestre 2013.

mercredi 16 octobre 2013

Natixis : au moins 700 suppressions de poste en France d'ici 2015

D’ici fin 2015 l’effectif mondial de Natixis Intégrée devrait rester stable (soit environ 15 500 emplois), malgré 700 suppressions de postes en France. Seule Natixis SA supporterait ces suppressions, car aucune filiale ne serait touchée. Les informations/consultations du CE de Natixis démarreront dès la mi-novembre sur les premiers métiers impactés.

Ce plan de suppression d’emplois privilégiera les départs en pré-retraite et les volontariats. Il sera encadré par l’Accord sur l’Emploi signé récemment par le SNB, la CFTC et la CFDT. 

L’UNSA Natixis a refusé de signer cet accord, ne voulant surtout pas donner un blanc-seing à la direction. Malheureusement, ça n’a pas traîné : l’encre était à peine sèche que les suppressions d’emplois sont annoncées ! Et il est trop tard maintenant pour discuter des directions et des postes concernés, ainsi que pour négocier les conditions financières de ces départs volontaires, définies dans l’accord sans montant plancher et inférieures à celles des plans de 2008/2009.

Nous vous tiendrons bien entendu informés de ces événements touchant nos collègues de Natixis.

lundi 7 octobre 2013

Marre de votre open-space ? C'est peut-être le moment de le faire savoir !

Pour une fois qu'on vous demande votre avis, ce serait dommage de ne pas le donner ! L'enquête de satisfaction collaborateurs lancée ce lundi matin par la DISG vous en offre la possibilité.

Il ne s'agit pas, bien entendu, de perturber le bon déroulement de cette enquête tout à fait sérieuse et nécessaire, visant à vous apporter des services de qualité. Mais tout de même, suffisamment de zones de commentaires sont à votre disposition pour que vous puissiez exprimer - de manière tout à fait anonyme - votre opinion sur les locaux dans lesquels vous passez une part non négligeable de votre vie...

Alors n'hésitez à dire ce que vous pensez de votre open-space.  Peut-être que vous serez entendu(e), peut-être pas... mais au moins, vous aurez essayé !

lundi 30 septembre 2013

Le développement durable ? Pas de ça chez nous !

Vous avez peut être vu dans le dépliant présentant les services de la conciergerie, on vous propose de prendre soin de votre santé en vous faisant livrer chaque semaine un panier de fruits et légumes bio.

Alors que depuis plusieurs mois, pour ne pas dire années, l’entreprise refusait l’offre de paniers solidaires (favorisant l’insertion et la formation) proposés par une association et soutenue par l’UNSA, au motif qu’elle ne disposait pas de locaux adaptés au stockage et à la distribution de ces paniers, voilà qu’elle propose maintenant d’autres paniers ! Mais ceux-là ne présentent hélas pas les mêmes caractéristiques, ni les mêmes garanties :
- pas de traçabilité, pas de circuit court
- pas de respect du cycle des saisons
 -  bio « industriel », sans soutien spécifique aux producteurs locaux français
- pas d’aspect solidaire

Pourtant, une centaine de salariés s’étaient déclarés intéressés par les paniers solidaires… mais que représente l’avis d’une centaine de salariés face à la commission de 5% exigée par le prestataire de la conciergerie pour distribuer ces paniers à la place des leurs ?

Evidemment, ce n’était pas dans les moyens de l’association, et pas question pour l’employeur de prendre en charge ce surcoût : entre solidarité et intérêt financier, le choix est vite fait.

C'est sans doute ça qu'on appelle "les valeurs coopératives du groupe" ...

vendredi 27 septembre 2013

Et moi et moi et moi, suite...


La Direction de BPCE  SA a le sens des priorités.

Afin de se mettre en conformité avec la réglementation, il a été décidé d'étendre à l'ensemble des cadres "hors classification" les dispositions dont bénéficiaient jusqu'à présent les seuls "cadres dirigeants".

Cet élargissement ne va concerner que 5 collaborateurs au total, mais dès qu'il est question du haut de la pyramide, on ne laisse rien au hasard, on fait les choses bien, et vite !

Rappelons que le régime de retraite supplémentaire spécifique avait été mis en place fin 2011. Il concernait alors 53 cadres dirigeants, qui bénéficiaient d'un taux de cotisation employeur de 3,5%... sans avoir à payer la moindre cotisation de leur côté !

Comme le soulignait déjà à l'époque le Comité d'entreprise, la direction se pose moins de questions quand il s'agit d'harmoniser par le haut des prestations et avantages sociaux de nos dirigeants... laquelle direction se refuse évidemment à communiquer le coût de cette mesure.

Une chose est sûre toutefois : ce qui va dans leur poche n'ira pas dans la vôtre... Et après, on nous expliquera en réunion de Négociation Annuelle Obligatoire que les résultats du groupe ne permettent pas de dégager de budget pour les augmentations de salaires !


jeudi 12 septembre 2013

Attention : travailler nuit gravement à la santé !

L'avertissement inscrite sur les paquets de cigarettes devrait peut-être  figurer sur les bulletins de salaire...
C'est en tout cas la conviction de près d'un salariés sur deux, si on croit une étude* réalisée pour l'assureur April : 46% des personnes interrogées estiment que leur environnement au travail a une incidence négative sur leur santé ... un chiffre qui grimpe à 50% chez les 35-49 ans !

Mal-être, insomnie, burn out et dépression générés par le stress, cela n'a rien de nouveau mais de plus en plus de français se sentent visiblement concernés, quels que soient leur âge, leur sexe, leur catégorie socio-professionnelle.

Mais voyons, vous n'y pensez pas, cela ne concerne pas BPCE SA, rétorqueraient certains en tentant de nous persuader que nous sommes des privilégiés...

Le problème, c'est qu'une cafétéria (et même deux), une salle de sport et même un service de conciergerie ne règlent en rien le problème ! Certes, c'est du confort (voire du réconfort...), mais c'est aussi de la poudre aux yeux, destinée principalement à vous faire rester un peu longtemps dans les locaux de l'entreprise !

Alors que lorsque les salariés estiment que leur environnement à une incidence négative sur leur santé, ils ont plutôt en tête leurs conditions de travail en open-space, la pression subie, la multiplication des lignes hiérarchiques, les réorganisations successives, les menaces parfois à peine voilées sur leur emploi, une déresponsabilisation qui confine à l'infantilisation, le manque de reconnaissance, la perte de sens qu'il ressentent... Et sur ces plans-là, malheureusement, on ne voit pas venir d'améliorations.


* sondage réalisé auprès d'un échantillon de 954 personnes représentatives de la population.

P.S. : la presse, qui a largement fait écho à cette information, a généralement titré en faisant référence à la chanson d'Henri Salvador "Le travail c'est la santé'", en affirmant que ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui... C'est vrai, mais les journalistes ont oublié la suite des paroles : "rien faire, c'est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os" !

mardi 10 septembre 2013

Tiens, pendant que tu es debout...

Photocopies, classement et rangements en tous genres, bons de commande, suivi des budgets, préparation et organisation de réunions, café… la liste des tâches ordinairement dévolues aux assistantes a tendance ces derniers temps à s’allonger. Et cela ne va pas vraiment dans le bon sens quant à la nature des tâches en question, c’est le moins que l’on puisse dire…

Les assistantes ne sont en effet pas sollicitées uniquement pour des demandes professionnelles, par exemple lorsque leurs hiérarchiques sont trop occupés pour venir chercher eux-mêmes leurs chèques vacances, chèques cadeaux ou pire encore (car c’est beaucoup plus lourd !) leurs cadeaux de Noël...

Hélas, cela risque de ne pas s’arranger, avec la mise en place du nouveau service de conciergerie. Seront-elles mises à contribution demain pour aller apporter ou récupérer les vêtements de leur manager au pressing, ou ses chaussures chez le cordonnier ?

Et cerise sur le gâteau, voilà désormais qu’on leur indique que l’accueil et le raccompagnement des visiteurs est de leur responsabilité, dans un souci de "sécurité renforcée de l'accès aux locaux" !  

On ne sait toutefois pas encore si des formations de self-défense et de lutte anti-terroriste sont prévues dans le cadre de leurs nouvelles missions d’agent de sécurité… Ni si leur part variable sera complétée d’une paire de rollers leur permettant d'arpenter plus efficacement les couloirs !

On ne sait pas non plus pourquoi les autres collaborateurs n’ont pas été conviés eux aussi à une réunion de sensibilisation sur ce sujet. Peut-être parce qu’ils sont jugés incapables d’aller eux-mêmes accueillir les personnes avec lesquelles ils ont rendez-vous ?


Il serait temps de remettre un peu de bon sens dans tout cela. Il n’est pas normal de faire appel à une assistante pour des raisons extra-professionnelles et s’il y a un souci d’accueil et de sécurité, c’est l’affaire de tous… et en premier lieu du personnel spécialisé dans ce domaine. 


lundi 9 septembre 2013

Pour une direction... " trois, quatre niveaux hiérarchiques, c'est déjà beaucoup" !

Dixit Jean-Yves Forel, lors de la réunion du comité d'entreprise du 6 septembre, interrogé dans le cadre du projet de réorganisation de BCA (Banque Commerciale et Assurances). L'un des enjeux de cette réorganisation est en effet "d'alléger la structure" et de "ramasser l'organigramme", ce qui devrait avoir pour effet de "développer le niveau de responsabilité en réduisant le nombre de niveaux hiérarchiques".

On ne peut qu'être d'accord avec un tel objectif, depuis le temps qu'on déplore la déresponsabilisation de nombreux collaborateurs, résultant des ajouts successifs de strates hiérarchiques supplémentaires.

Il n'y a plus qu'à... mais il ne s'agit pas de faire n'importe quoi des personnes actuellement en place. Il reste donc du travail avant d'arriver à atteindre l'objectif annoncé !








mercredi 14 août 2013

Votre avis sur la nouvelle cafétéria ?


Laissez-nous (anonymement) votre avis sur la nouvelle cafétéria en cliquant sur "commentaires" !

mercredi 7 août 2013

+ 30% de résultat .... et moi, et moi, et moi ?


François Pérol avait du mal à cacher sa joie, même par écrit, en commentant les résultats publiés hier : robustesse du groupe... forte dynamique commerciale... pertinence de la stratégie... croissance très significative... progression dynamique...rythme volontaire...socle solide.

Du coup, on se demande quels seront les adjectifs qui qualifieront dans quelques mois les augmentations de salaire obtenues dans le cadre des prochaines NAO (négociations annuelles obligatoires)...

lundi 29 juillet 2013

La banque de demain

Nous reproduisons ici une partie du texte de la Lettre du CE d'aujourd'hui, concernant le pôle BCA (Banque Commerciale et Assurance). Jean-Yves Forel a dévoilé une partie des grandes orientation du plan stratégique, sur le plan commercial.  Mais indépendamment de la réorganisation de BCA, chaque salariés de BPCE va être plus ou moins impacté par ces orientations qui concernent l'ensemble du groupe.

"Selon lui (Jean-Yves Forel), les établissements bancaires ne peuvent plus ignorer, ni même sous-estimer, la modification des comportements des consommateurs induits par l’utilisation d’internet. Par exemple, les processus mis en œuvre aujourd’hui dans le cadre d’un crédit immobilier (dont la durée moyenne de traitement se situe dans le groupe à 97 jours) sont rendus totalement obsolètes par l’expérience client d’un acheteur sur Amazon, qui sait à tout moment où en est sa commande, où qu’elle soit traitée dans le monde. Cette expérience client, qu’on peut qualifier de « digital », s’étend aujourd’hui à des domaines de plus en plus nombreux de la vie quotidienne, de la téléphonie mobile à l’administration. Une des conséquences, pour les banques, de cette évolution et de l’apparition de nouveaux opérateurs est la disparition, pour le client, de la notion de compte au profit de celle des paiements. Le client n’ouvre plus un compte, il souscrit à l’utilisation de moyens de paiements de plus en plus dématérialisés.  

Pour faire face à ces évolutions, à la différence d’autres établissements, le groupe a choisi de ne pas scinder l’activité qui est son cœur de métier en créant une banque en ligne à côté de la banque de réseau. Il s’agit donc de transformer le modèle bancaire de proximité, de faire évoluer le modèle de relation client et les processus concernés, le chargé de clientèle restant au centre du dispositif. 
Dans ce contexte, les modèles traditionnels de conception, de fabrication et de distribution de l’offre doivent être reconsidérés. 

Les offres ne peuvent plus être conçues de manière isolée, pour un canal, un marché, une marque. Le modèle de conception des offres doit être plus collaboratif et plus transversal pour favoriser une meilleure coordination et aller vers l’élaboration de socles d’offres communs. "


Le premier constat concerne les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne : les chargés de clientèle restent au coeur du dispositif, ce qui répond à l'inquiétude légitime que l'on pouvait avoir quant à leur avenir. La banque de demain se construit avec eux, pas à leur détriment.

Le second constat concerne plus directement BPCE SA : ce que nous pressentions est en train de se produire : les lignes vont bouger, le positionnement de BPCE SA au sein du Groupe va évoluer. Dans un contexte où on cherche à réduire les coûts, à faire jouer des synergies avec Natixis, nous devons rester vigilants.

lundi 15 juillet 2013

Les salariés veulent des syndicats plus réalistes

Ce n'est pas nous qui le disons, c'est une enquête TNS Sofres*, qui révèle que les syndicats sont jugés trop politisés par 76% des personnes interrogées, ont une approche trop idéologique pour 69% et comprennent mal les besoins des salariés pour 53% et les réalités économiques pour 50%.

Comprennent mal les besoins des salariés... par exemple en les privant d'intéressement en refusant de signer un accord pourtant plus favorable que le précédent ?

* Article Les Echos 27 juin 2013 - étude menée sur un panel représentatif de 1000 français.

mardi 2 juillet 2013

Accord d'intéressement : pourquoi l'UNSA a signé

Vous avez été 53 % à nous accorder votre confiance lors des dernières élections. Ce n’était sans doute pas pour que vous soyez privés d’un dispositif qui vous a rapporté plus d’un mois de salaire par an, en moyenne sur les 3 dernières années. L’UNSA a signé l’accord d’intéressement 2013-2015.
Retour en arrière
L’accord signé cette année reprend, dans les grandes lignes, celui que nous avons signé en 2010. Fallait-il s’en plaindre au point de le jeter à la poubelle en faisant de la surenchère démagogique ? L’objectif de l’UNSA était de l’améliorer à partir de principes élémentaires d’équité.
Le versement de l’intéressement a subi une modification considérable de la fiscalité et le forfait social payé par l’employeur sur les montants versés dans ce cadre est passé de 4 % en 2010 à 20 % cette année ! Notre premier objectif, pour le nouvel accord, était que les salariés ne paient pas l’addition de cet alourdissement de la fiscalité, ce n’était pas gagné d’avance. Objectif atteint.
Une négociation difficile
L’employeur est arrivé à la table de négociation avec une seule idée en tête : ne pas aller au-delà de ce que prévoyait le précédent accord. De notre côté, après avoir vu ce qu’avait produit cet accord sur une bonne année (intéressement versé en 2011) et sur une mauvaise année (intéressement versé en 2013), nous avions identifié plusieurs axes d’amélioration possibles.
Mais la direction a refusé de prendre en compte une piste d’amélioration importante. En effet, nous avions souhaité calquer notre dispositif sur celui de nos dirigeants pour leur part variable (100 % de l’objectif donnent 100 % du critère). En en faisant une condition impérative pour des raisons financières, la position de l’employeur s’est complètement bloquée au maintien du dispositif antérieur (100 % de l’objectif donnent 60 % du critère d’intéressement).
Qu’avons-nous obtenu ?
Le nouvel accord d’intéressement est dans la continuité du premier. La formule de calcul de l’intéressement et les critères sont inchangés : PNB groupe, coefficient d’exploitation groupe, résultat net part du groupe, clients particuliers actifs du groupe et charges récurrentes de BPCE SA. De nouveaux objectifs sont fixés pour ces 5 critères.
La première amélioration réside dans le paramétrage des critères et la progression quasi linéaire (que nous avons demandée) de la mesure de l’atteinte de l’objectif. Pour faire simple, le nouvel accord sanctionne moins la sous performance.
La seconde amélioration, qui porte sur le calcul des critères financiers, est plus complexe et plus technique (neutralisation des effets du spread émetteur) mais elle supprime un fort aléa. Il est difficile de démontrer en quelques lignes si elle sera favorable et il y a beaucoup d’incertitudes sur ce point mais cette proposition est calquée sur un dispositif réservé aux membres du Directoire, alors elle ne doit pas être si mauvaise !
Le sketch de l'article 13
Ce n'est pas la première fois que l'employeur tente de nous faire ce coup là : introduire dans un projet d'accord un article inacceptable (en l'occurrence une clause rendant automatique la dénonciation de l'accord en cas de modification de la fiscalité de l’intéressement) et finalement dans sa grande bonté accepter de le supprimer pour nous donner, peut-être, l'impression d'avoir fait une concession.  
C’était un point de blocage à notre signature, puisqu’au moindre changement de fiscalité, adieu à l’intéressement. L'article 13 a été modifié.
2014, 2015, 2016 : à quoi faut-il s’attendre ?
Les résultats produits par un accord d’intéressement sont par nature variables et aléatoires et aucune prévision sérieuse ne peut vraiment être établie sur la durée.
En revanche, on peut savoir ce que l’accord aurait produit les 3 années précédentes avec les nouveaux paramètres :
Rappel ancien accord masse salariale distribuée
2010
2011
2012
moyenne sur 3 ans
8,88%
7,68%
5,52%
7,36%

Transposition du nouvel accord sur les résultats antérieurs, masse salariale distribuée
2010
2011
2012
moyenne sur 3 ans
9,36%
7,92%
6,96%
8,08%

Sommes-nous satisfaits ?
Non !
Nous avons signé cet accord parce que nous sommes un syndicat responsable et agissons dans l’intérêt général. Sans accord, il n’y aurait pas eu d’intéressement de versé en 2014. Nous savons que parmi les salariés, tous ne placent pas leur intéressement sur le PEE et que beaucoup attendent le versement de l’intéressement pour boucler une fin de mois difficile ou partir en congés.
Nous avons entendu votre message.
Nous n’oublierons pas pour autant les revendications raisonnables et légitimes de l’UNSA que l’employeur n’a pas voulu entendre. Nous maintenons que le paramétrage des critères doit être amélioré dans le sens d’une meilleure lisibilité et d’une plus grande équité.



mercredi 19 juin 2013

Intersyndicale : tous contre l'UNSA ?

Ceux d'entre vous qui ont lu le tract de "l'intersyndicale" n'auront pas manqué de noter la petite phrase en gras : "A ce jour, la CFDT, la CFTC et le SNB peuvent signer un accord sans la présence de l'UNSA".

Même s'ils semble avoir oublié qu'avec 53% des votes, l'UNSA possède un droit de veto sur tout accord, quels qu'en soient les signataires, nous tenons à rassurer ces syndicats : s'ils obtiennent gain de cause sur leurs revendications, nous signerons avec eux, des deux mains et plutôt deux fois qu'une !

Evidemment, nous aussi nous souhaiterions que soient revus à la hausse tous les paramètres de l'accord de l'intéressement...même l'abondement, qui  relève de l'accord sur le PEE et non pas de celui d'intéressement.Si les 3 syndicats cités ci-dessus nous avaient invité à les rejoindre au sein de l'intersyndicale, nous aurions pu le leur dire, mais c'est un détail..

Nous aurions pu leur expliquer également que Noël, c'est encore loin, que le 1er avril est déjà passé et que la question du plafond n'est pas pertinente : 12% ou 18% de zéro, ça fait toujours zéro.

L'objectif que nous nous sommes fixés est simple, partant du constat que le précédent accord avait plutôt bien fonctionné, dans un contexte pourtant difficile :  que le nouvel accord marque une progression et qu'il produise, au final, davantage d'intéressement pour les salariés. Pour cela, notre objectif prioritaire est que les grilles des 5 critères servant au calcul de l'intéressement soient revues, dans le sens de l'intérêt des salariés et d'une meilleure équité.