mardi 29 janvier 2013

DIT : les problèmes persistent

Un nouveau projet d’organisation de la DIT est présenté aux IRP (CHSCT et Comité d’entreprise). Comme on ne compte pas les réorganisations de cette direction depuis la création de BPCE et que de nombreux problèmes continuent d’y exister, l’UNSA a demandé à rencontrer Aline BEC, directrice générale adjointe en charge de la direction des opérations. Cette rencontre s’est tenue le 16 janvier. J-L DÉBARRE (secrétaire du Comité d'entreprise et délégué syndical UNSA) accompagné de L. RAVELLI (délégué du personnel) y assistaient ; Ph. LESIEUR (DRH) était également présent. L'objectif était de donner notre version du fonctionnement de BPCE depuis la fusion, et de la DIT en particulier, et de faire les premières observations sur le projet de réorganisation.
Le constat
Ce qui est en cause, c'est le management supérieur !
Nous avons fait part de notre consternation qu’il soit constaté seulement maintenant, c'est-à-dire 3 ans et demi après la création de BPCE, qu’une organisation semi artisanale est en place à la DIT. C’est le constat de l’échec de toutes les modifications déjà apportées !
Il est également très surprenant de ne se rendre compte que maintenant de l'importance des dossiers à traiter tant en nombre qu'en complexité. Pour l'essentiel, les dossiers à régler suite à la fusion, certes augmentés avec la crise et la réglementation, auraient pu et dû être identifiés et quantifiés dès 2009. L'organisation et les compétences techniques et managériales auraient été ainsi mieux adaptées. On aurait peut être évité un recours sans retenue aux prestataires et mieux géré les compétences internes.
Concernant les relations sociales à la DIT, malheureusement la confiance et le respect mutuels n'existent plus depuis longtemps. Ce n'est pas en ayant dénigré dès la fusion le travail fait par les autres que l'on peut manager correctement la DIT et permettre une fusion sereine des équipes.
L'UNSA a toujours condamné tout ce qui contribue à diviser les équipes et à ne pas créer des valeurs "violettes".
Le défi à relever
Il est indiqué dans le dossier présenté aux instances que la transformation proposée est « accompagnée par une dynamique managériale » et que tout doit contribuer à favoriser la communication, les mobilités internes et faire que les pratiques soient fondées sur le respect mutuel et l’écoute. Une liste de bonnes intentions qui ne s’attaquent pas, selon l’UNSA, à la nature réelle du problème : un climat social particulièrement délétère, diagnostiqué depuis longtemps par le CHSCT ainsi que par son expert, le cabinet ORSEU, de nouveau sollicité et qui permettra d'objectiver les observations, les commentaires et les propositions.
Des questions restent en suspens
Parmi celles-ci : quel est l'avenir de "l’entité info gérance" ? Pourquoi différer une décision qui semblerait déjà prise ? Quel schéma directeur ? Quelles articulations avec les structures du groupe ? Pourquoi un secrétariat général ? Ne créons nous pas un état dans l’état ? Comment gérer les compétences internes, les mobilités, la répartition et l’accroissement prévu des effectifs ? 
Quelques réponses
Aline BEC est restée attentive à l'ensemble de nos propos, mais elle ne doute pas de l'intérêt de présenter dès maintenant ce projet en l'état. Selon elle, il n’y aura pas de dilution de l'informatique propre à l'entreprise BPCE dans ce schéma d'organisation. Aucune décision n'a été prise concernant l’infogérance, malgré les rumeurs. Le transfert d'activités (les activités, les personnes concernées - ce ne sera pas 0 ce ne sera pas 29) sera réalisé plus tard suite à l’étude d’opportunité et avec le calendrier prévus au dossier.  Elle précise que le SG DITG n'a pas vocation à créer un état dans l'état, ce que confirme Ph. LESIEUR qui précise que le SG de la DITG n'aura pas vocation non plus à se substituer à la DRH, qui restera impliquée dans les processus de recrutement et de mobilité. Mais le suivi centralisé des prestataires devra être plus efficace.

Un certain désespoir de nouveau exprimé
Depuis cette rencontre, un mail anonyme a été diffusé le 22 janvier critiquant le fonctionnement de la DIT mais aussi portant des accusations graves sur certaines personnes.
Voilà ce qui arrive quand pendant plus de trois ans on refuse d’entendre et de prendre réellement en considération les représentants des salariés.
La réaction de la direction, F. PEROL lui-même, ne s'est pas fait attendre : soutien entier à la direction concernée et adhésion totale au projet d’organisation.
Si nous ne pouvons cautionner le mail en question ni le procédé, nous pensons qu’ils reflètent un profond malaise, non seulement individuel mais aussi collectif, dont il faut absolument tenir compte, afin d’écouter, de comprendre, de soutenir et d’aider l’ensemble de nos collègues de cette direction, particulièrement à l’occasion de l’examen de ce projet de nouvelle organisation.
Le CHSCT, avec l’aide du cabinet ORSEU, a commencé l’examen de ce dossier d’organisation. 
Le Comité d’entreprise tiendra compte de leur avis au cours de la consultation par la direction.
Les élus UNSA de ces instances mais aussi les délégués du personnel UNSA y veilleront. N’hésitez pas à les rencontrer.

mercredi 23 janvier 2013

Pour certains projets, il reste de l'argent...

Alors qu'un départ sur 3 ne sera pas renouvelé cette année, alors qu'on diminue les budgets destinés au développement commercial, alors que l'employeur propose une mesure salariale inacceptable, voilà qu'on s'apprête à mettre en oeuvre THE projet de 2013 : une nouvelle cafétéria !

On aurait presque envie d'en rire si ce n'était pas si triste. Né de l'esprit fertile mais sans doute un peu déconnecté des réalités de notre fameux "Club des 100", le projet Coeur de ville vise à "repenser le concept d'accueil à Avant Seine, à transformer certains espaces en lieux de vie".

Sur le principe, on ne  peut qu'être favorable à un tel projet. Sur son timing en revanche, le moins qu'on puisse dire est que le moment est mal choisi. La direction devrait peut être se poser les bonnes questions, qui selon nous sont les suivantes :

- que penseront nos maisons-mères, dont certaines connaissent de grandes difficultés, en voyant l'usage que fait BPCE SA de leurs cotisations ?

- que penseront les visiteurs extérieurs devant un tel déploiement de luxe, dans un établissement faisant partie du secteur que l'opinion publique rend responsable de la crise qui dure maintenant depuis 5 ans ?

- que penseront les salariés de cette dépense d'environ 1 million d'euros, comparée à une mesure salariale les concernant, limitée à 300 000 euros ?

- n'y avait-il pas des travaux plus urgents à réaliser (on pense à certains open-spaces...) pour améliorer les conditions de travail des salariés ?

C'est à se demander à quoi ils pensent, dans ce Club des 100 ...

vendredi 18 janvier 2013

Les mots nous manquent...

Ridicule ? Consternant ? Affligeant ? Les mots nous manquent pour qualifier la mesure salariale qui sera très probablement décidée unilatéralement par l'employeur, qui a fait connaître sa proposition concernant l’augmentation collective des salaires pour 2013 : 450 euros pour tous les salariés percevant un salaire de moins de 50 K€ brut (hors éléments variables).

Pour ceux qui en bénéficieront, en particulier ceux qui perçoivent les plus bas salaires, ce montant n’est pas négligeable.

Toutefois, nous avons chiffré cette mesure, qui devrait concerner 664 salariés (et donc laisser sur le carreau plus de 800 autres) : 300 K€ au total, soit environ 0,3% de la masse salariale, ce qui est nettement inférieur aux mesures proposées aux branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne !

Nous avons essayé de rapporter ce chiffre à quelques points de repère… voici donc ce que représentent 300 K€ :

- 56% de la part variable de François Pérol pour 2012 (et 28% de sa part variable 2011 !)
- même pas un tiers de ce que coûtera le projet « cœur de ville »
- et même pas la moitié du budget du CE en chèques-vacances !

Voilà ce que représente le montant de l’augmentation miséricordieusement accordée AUX 1500 SALARIES DE BPCE !!!
Ca donne une idée de la considération dont le Direction fait preuve à votre égard, non ?

jeudi 17 janvier 2013

Bravo la DRH ! Objectif atteint ...


Comme un bon graphique vaut mieux que tous les discours, voici en % annuel les augmentations collectives accordées par l'employeur depuis 2008, pour un salarié percevant le salaire moyen constaté à BPCE en 2011 ( 69 407 euros brut, hors éléments variables).

Et on fait quoi l'année prochaine, maintenant qu'on a touché le fond, on commence à creuser ?





mercredi 16 janvier 2013

Réponse de l'employeur à nos revendications


  • Augmenter les salaires de 3,6% pour tenir compte de l’inflation, des rattrapages (partiels) à effectuer sur les années précédentes et de la charge de travail accrue ;
ð  450 € d’augmentation pour tous les salaires inférieurs à 50 K€
  • Intégrer la part variable au salaire fixe
ð   NON
  • Allouer une enveloppe 2013 plus significative pour l’égalité professionnelle (110 K€ en 2012) 
ð  NON, mais enveloppe 2012 reconduite pour 2013
  • Maintenir 100 % du salaire pendant le congé de paternité
ð  Le sujet va être étudié (réalisation d’un benchmark) 
  • Augmenter pour tous la subvention des repas au RIE 
ð  NON
  • Améliorer les conditions de travail 
ð  L’employeur ne semble pas avoir compris la demande…
  • Gérer de manière « proactive » les évolutions des carrières et la mobilité 
ð   la DRH considère que c’est déjà le cas ; une réunion sera organisée pour faire un point précis sur le sujet
  • Rouvrir la négociation pour un accord sur le handicap (échec des négociations fin 2011)
ð  Pas en 2013 ; la DRH fait état de difficultés à recruter des personnes handicapées en dépit du recours à des cabinets spécialisés, ainsi qu’à faire reconnaître comme handicapés certains collaborateurs (décision souveraine du Médecin du Travail)
  • Négocier un nouvel accord d’intéressement
ð  OUI (encore heureux !)
et un accord dérogatoire de participation
ð  NON
  • Négocier un accord sur le télétravail 
ð  NON
  • Négocier un accord sur l’utilisation des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication)
ð  On va en discuter

jeudi 10 janvier 2013

On a testé pour vous : le droit d'accès au dossier personnel


Dans les réponse apportées aux questions posées par les Délégués du Personnel UNSA le 8 novembre 2012, concernant le droit d'accès des salariés à leur dossier professionnel / personnel détenu par la DRH, l'employeur a notamment répondu :

Pour avoir accès à son dossier, il suffit au salarié de s’adresser à la DRH, sans qu’il n’ait à motiver sa demande.
Le salarié peut soit demander une consultation sur place avec remise de copies, s’il le souhaite, soit l'envoi de tout ou partie des documents à son domicile, notamment en d’absence temporaire de son poste de travail.

Nous avons donc fait le test, qui s'est avéré conforme à la réponse apportée, tant sur le déroulement de la consultation du dossier ( qui peut être immédiate et sans préavis dans le cas d'une consultation sur place si le salarié l'exige) que sur son contenu, purement administratif (éléments collectés à l'embauche, avenants au contrat, notifications diverses, évaluations des compétences, arrêts de travail, éventuellement dossier disciplinaire).

Rien de bien passionnant, donc. On se demande où on peut trouver les éléments relatifs à la formation, aux entretiens formalisés autres que ceux d'évaluation des compétences, aux demandes de mobilité, aux bilans de compétences... sans parler des éléments concernant des sujets beaucoup plus sensibles, en cas par exemple de harcèlement ou de litige...

Ces éléments-là existent, sans aucun doute, mais où sont-ils conservés ? Mystère. Et peut-on les consulter ? A priori, non. La DRH doit quand même pouvoir faire un peu mieux en matière de transparence... en tout cas, les délégués du personnel UNSA sont bien décidés à l'y aider !


lundi 7 janvier 2013

Les vœux de l’UNSA pour BPCE SA en 2013 : plus de solidarité

2013 risque fort d’être une année difficile, comme l’indique le budget voté fin 2012 en Conseil de Surveillance.

Est-ce une raison pour que les salariés en fassent les frais ? Nous ne le pensons pas.
En 2013 , les salariés vont devoir faire plus avec moins : moins de moyens financiers pour les projets des différentes Directions (-12%), moins de moyens humains (1 départ sur 3 non remplacé), moins de moyens informatiques (puisqu’il va falloir faire des économies).
Pourtant à ce jour, à notre connaissance, il n’est pas prévu de réviser à la baisse les missions de l’Organe Central, qui va donc continuer comme si de rien n’était à jouer son rôle pour le compte des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.

Mais alors, quelle est la « variable d’ajustement » ?
La réponse est simple : c’est vous !
Evidemment, nos managers ne nous diront jamais qu’il va nous falloir travailler plus… ils nous diront qu’il faut travailler mieux, ou autrement,  faire preuve d’inventivité, de créativité. Ils nous diront que c’est justement dans ces périodes difficiles, dans l’adversité, qu’il faut savoir se serrer les coudes… et la ceinture ! Que la lumière est au fond du tunnel et qu’après la pluie vient le beau temps…

On peut comprendre que dans des circonstances difficiles il soit nécessaire de faire des efforts. Bien souvent, dans ces moments-là, la réussite passe par une solidarité accrue.
Mais encore faut-il que tout le monde joue le jeu. Si chacun doit faire plus, il faut que cette année l’enveloppe de 2% prévue au global pour les augmentations de salaire aille davantage à l’augmentation collective qu’aux augmentations individuelles. Il faut que les projets coûteux, non indispensables à l’activité de BPCE SA et à la limite de l’indécence dans la période actuelle (tels que la construction d’une cafétéria), soient reportés ou arbitrés au profit d’autres projets, davantage orientés sur  une véritable amélioration des conditions de travail des salariés. Il faut que le dialogue social soit réel et constructif, encore plus que dans les « bonnes années ».          

Voilà pourquoi l’UNSA appelle de ses vœux la Direction à faire preuve en 2013 de solidarité.

vendredi 4 janvier 2013

Agenda syndical

Voici, à ce stade, les grandes lignes de ce que devrait être l'activité syndicale sur le premier semestre 2013.

Janvier : NAO (Négociation Annuelle Obligatoire).

Février : si la NAO se poursuivait jusque-là, ce serait plutôt bon signe... mais il est hélas à craindre qu'elle se termine rapidement.

Du 15 mars au 16 avril : élections des représentants de BPCE SA à BPCE Mutuelle (ex MNCE).

Mars-avril (les dates précises restent à fixer) : élections des représentants du personnel (Comité d'entreprise, délégués du personnel). Si vous souhaitez figurer sur les listes de l'UNSA, c'est le moment de nous contacter !

Juin 2013 : échéance de l'accord d'intéressement signé le 30 juin 2010 pour 3 ans. Préalablement, une négociation devrait s'ouvrir en vue de négocier un nouvel accord.

Par ailleurs, sauf exception :
- réunion des délégués du personnel les premiers jeudi de chaque mois
- réunion ordinaire du Comité d'Entreprise les derniers jeudi de chaque mois