lundi 29 juillet 2013

La banque de demain

Nous reproduisons ici une partie du texte de la Lettre du CE d'aujourd'hui, concernant le pôle BCA (Banque Commerciale et Assurance). Jean-Yves Forel a dévoilé une partie des grandes orientation du plan stratégique, sur le plan commercial.  Mais indépendamment de la réorganisation de BCA, chaque salariés de BPCE va être plus ou moins impacté par ces orientations qui concernent l'ensemble du groupe.

"Selon lui (Jean-Yves Forel), les établissements bancaires ne peuvent plus ignorer, ni même sous-estimer, la modification des comportements des consommateurs induits par l’utilisation d’internet. Par exemple, les processus mis en œuvre aujourd’hui dans le cadre d’un crédit immobilier (dont la durée moyenne de traitement se situe dans le groupe à 97 jours) sont rendus totalement obsolètes par l’expérience client d’un acheteur sur Amazon, qui sait à tout moment où en est sa commande, où qu’elle soit traitée dans le monde. Cette expérience client, qu’on peut qualifier de « digital », s’étend aujourd’hui à des domaines de plus en plus nombreux de la vie quotidienne, de la téléphonie mobile à l’administration. Une des conséquences, pour les banques, de cette évolution et de l’apparition de nouveaux opérateurs est la disparition, pour le client, de la notion de compte au profit de celle des paiements. Le client n’ouvre plus un compte, il souscrit à l’utilisation de moyens de paiements de plus en plus dématérialisés.  

Pour faire face à ces évolutions, à la différence d’autres établissements, le groupe a choisi de ne pas scinder l’activité qui est son cœur de métier en créant une banque en ligne à côté de la banque de réseau. Il s’agit donc de transformer le modèle bancaire de proximité, de faire évoluer le modèle de relation client et les processus concernés, le chargé de clientèle restant au centre du dispositif. 
Dans ce contexte, les modèles traditionnels de conception, de fabrication et de distribution de l’offre doivent être reconsidérés. 

Les offres ne peuvent plus être conçues de manière isolée, pour un canal, un marché, une marque. Le modèle de conception des offres doit être plus collaboratif et plus transversal pour favoriser une meilleure coordination et aller vers l’élaboration de socles d’offres communs. "


Le premier constat concerne les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne : les chargés de clientèle restent au coeur du dispositif, ce qui répond à l'inquiétude légitime que l'on pouvait avoir quant à leur avenir. La banque de demain se construit avec eux, pas à leur détriment.

Le second constat concerne plus directement BPCE SA : ce que nous pressentions est en train de se produire : les lignes vont bouger, le positionnement de BPCE SA au sein du Groupe va évoluer. Dans un contexte où on cherche à réduire les coûts, à faire jouer des synergies avec Natixis, nous devons rester vigilants.

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