lundi 30 septembre 2013

Le développement durable ? Pas de ça chez nous !

Vous avez peut être vu dans le dépliant présentant les services de la conciergerie, on vous propose de prendre soin de votre santé en vous faisant livrer chaque semaine un panier de fruits et légumes bio.

Alors que depuis plusieurs mois, pour ne pas dire années, l’entreprise refusait l’offre de paniers solidaires (favorisant l’insertion et la formation) proposés par une association et soutenue par l’UNSA, au motif qu’elle ne disposait pas de locaux adaptés au stockage et à la distribution de ces paniers, voilà qu’elle propose maintenant d’autres paniers ! Mais ceux-là ne présentent hélas pas les mêmes caractéristiques, ni les mêmes garanties :
- pas de traçabilité, pas de circuit court
- pas de respect du cycle des saisons
 -  bio « industriel », sans soutien spécifique aux producteurs locaux français
- pas d’aspect solidaire

Pourtant, une centaine de salariés s’étaient déclarés intéressés par les paniers solidaires… mais que représente l’avis d’une centaine de salariés face à la commission de 5% exigée par le prestataire de la conciergerie pour distribuer ces paniers à la place des leurs ?

Evidemment, ce n’était pas dans les moyens de l’association, et pas question pour l’employeur de prendre en charge ce surcoût : entre solidarité et intérêt financier, le choix est vite fait.

C'est sans doute ça qu'on appelle "les valeurs coopératives du groupe" ...

vendredi 27 septembre 2013

Et moi et moi et moi, suite...


La Direction de BPCE  SA a le sens des priorités.

Afin de se mettre en conformité avec la réglementation, il a été décidé d'étendre à l'ensemble des cadres "hors classification" les dispositions dont bénéficiaient jusqu'à présent les seuls "cadres dirigeants".

Cet élargissement ne va concerner que 5 collaborateurs au total, mais dès qu'il est question du haut de la pyramide, on ne laisse rien au hasard, on fait les choses bien, et vite !

Rappelons que le régime de retraite supplémentaire spécifique avait été mis en place fin 2011. Il concernait alors 53 cadres dirigeants, qui bénéficiaient d'un taux de cotisation employeur de 3,5%... sans avoir à payer la moindre cotisation de leur côté !

Comme le soulignait déjà à l'époque le Comité d'entreprise, la direction se pose moins de questions quand il s'agit d'harmoniser par le haut des prestations et avantages sociaux de nos dirigeants... laquelle direction se refuse évidemment à communiquer le coût de cette mesure.

Une chose est sûre toutefois : ce qui va dans leur poche n'ira pas dans la vôtre... Et après, on nous expliquera en réunion de Négociation Annuelle Obligatoire que les résultats du groupe ne permettent pas de dégager de budget pour les augmentations de salaires !


jeudi 12 septembre 2013

Attention : travailler nuit gravement à la santé !

L'avertissement inscrite sur les paquets de cigarettes devrait peut-être  figurer sur les bulletins de salaire...
C'est en tout cas la conviction de près d'un salariés sur deux, si on croit une étude* réalisée pour l'assureur April : 46% des personnes interrogées estiment que leur environnement au travail a une incidence négative sur leur santé ... un chiffre qui grimpe à 50% chez les 35-49 ans !

Mal-être, insomnie, burn out et dépression générés par le stress, cela n'a rien de nouveau mais de plus en plus de français se sentent visiblement concernés, quels que soient leur âge, leur sexe, leur catégorie socio-professionnelle.

Mais voyons, vous n'y pensez pas, cela ne concerne pas BPCE SA, rétorqueraient certains en tentant de nous persuader que nous sommes des privilégiés...

Le problème, c'est qu'une cafétéria (et même deux), une salle de sport et même un service de conciergerie ne règlent en rien le problème ! Certes, c'est du confort (voire du réconfort...), mais c'est aussi de la poudre aux yeux, destinée principalement à vous faire rester un peu longtemps dans les locaux de l'entreprise !

Alors que lorsque les salariés estiment que leur environnement à une incidence négative sur leur santé, ils ont plutôt en tête leurs conditions de travail en open-space, la pression subie, la multiplication des lignes hiérarchiques, les réorganisations successives, les menaces parfois à peine voilées sur leur emploi, une déresponsabilisation qui confine à l'infantilisation, le manque de reconnaissance, la perte de sens qu'il ressentent... Et sur ces plans-là, malheureusement, on ne voit pas venir d'améliorations.


* sondage réalisé auprès d'un échantillon de 954 personnes représentatives de la population.

P.S. : la presse, qui a largement fait écho à cette information, a généralement titré en faisant référence à la chanson d'Henri Salvador "Le travail c'est la santé'", en affirmant que ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui... C'est vrai, mais les journalistes ont oublié la suite des paroles : "rien faire, c'est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os" !

mardi 10 septembre 2013

Tiens, pendant que tu es debout...

Photocopies, classement et rangements en tous genres, bons de commande, suivi des budgets, préparation et organisation de réunions, café… la liste des tâches ordinairement dévolues aux assistantes a tendance ces derniers temps à s’allonger. Et cela ne va pas vraiment dans le bon sens quant à la nature des tâches en question, c’est le moins que l’on puisse dire…

Les assistantes ne sont en effet pas sollicitées uniquement pour des demandes professionnelles, par exemple lorsque leurs hiérarchiques sont trop occupés pour venir chercher eux-mêmes leurs chèques vacances, chèques cadeaux ou pire encore (car c’est beaucoup plus lourd !) leurs cadeaux de Noël...

Hélas, cela risque de ne pas s’arranger, avec la mise en place du nouveau service de conciergerie. Seront-elles mises à contribution demain pour aller apporter ou récupérer les vêtements de leur manager au pressing, ou ses chaussures chez le cordonnier ?

Et cerise sur le gâteau, voilà désormais qu’on leur indique que l’accueil et le raccompagnement des visiteurs est de leur responsabilité, dans un souci de "sécurité renforcée de l'accès aux locaux" !  

On ne sait toutefois pas encore si des formations de self-défense et de lutte anti-terroriste sont prévues dans le cadre de leurs nouvelles missions d’agent de sécurité… Ni si leur part variable sera complétée d’une paire de rollers leur permettant d'arpenter plus efficacement les couloirs !

On ne sait pas non plus pourquoi les autres collaborateurs n’ont pas été conviés eux aussi à une réunion de sensibilisation sur ce sujet. Peut-être parce qu’ils sont jugés incapables d’aller eux-mêmes accueillir les personnes avec lesquelles ils ont rendez-vous ?


Il serait temps de remettre un peu de bon sens dans tout cela. Il n’est pas normal de faire appel à une assistante pour des raisons extra-professionnelles et s’il y a un souci d’accueil et de sécurité, c’est l’affaire de tous… et en premier lieu du personnel spécialisé dans ce domaine. 


lundi 9 septembre 2013

Pour une direction... " trois, quatre niveaux hiérarchiques, c'est déjà beaucoup" !

Dixit Jean-Yves Forel, lors de la réunion du comité d'entreprise du 6 septembre, interrogé dans le cadre du projet de réorganisation de BCA (Banque Commerciale et Assurances). L'un des enjeux de cette réorganisation est en effet "d'alléger la structure" et de "ramasser l'organigramme", ce qui devrait avoir pour effet de "développer le niveau de responsabilité en réduisant le nombre de niveaux hiérarchiques".

On ne peut qu'être d'accord avec un tel objectif, depuis le temps qu'on déplore la déresponsabilisation de nombreux collaborateurs, résultant des ajouts successifs de strates hiérarchiques supplémentaires.

Il n'y a plus qu'à... mais il ne s'agit pas de faire n'importe quoi des personnes actuellement en place. Il reste donc du travail avant d'arriver à atteindre l'objectif annoncé !