jeudi 12 septembre 2013

Attention : travailler nuit gravement à la santé !

L'avertissement inscrite sur les paquets de cigarettes devrait peut-être  figurer sur les bulletins de salaire...
C'est en tout cas la conviction de près d'un salariés sur deux, si on croit une étude* réalisée pour l'assureur April : 46% des personnes interrogées estiment que leur environnement au travail a une incidence négative sur leur santé ... un chiffre qui grimpe à 50% chez les 35-49 ans !

Mal-être, insomnie, burn out et dépression générés par le stress, cela n'a rien de nouveau mais de plus en plus de français se sentent visiblement concernés, quels que soient leur âge, leur sexe, leur catégorie socio-professionnelle.

Mais voyons, vous n'y pensez pas, cela ne concerne pas BPCE SA, rétorqueraient certains en tentant de nous persuader que nous sommes des privilégiés...

Le problème, c'est qu'une cafétéria (et même deux), une salle de sport et même un service de conciergerie ne règlent en rien le problème ! Certes, c'est du confort (voire du réconfort...), mais c'est aussi de la poudre aux yeux, destinée principalement à vous faire rester un peu longtemps dans les locaux de l'entreprise !

Alors que lorsque les salariés estiment que leur environnement à une incidence négative sur leur santé, ils ont plutôt en tête leurs conditions de travail en open-space, la pression subie, la multiplication des lignes hiérarchiques, les réorganisations successives, les menaces parfois à peine voilées sur leur emploi, une déresponsabilisation qui confine à l'infantilisation, le manque de reconnaissance, la perte de sens qu'il ressentent... Et sur ces plans-là, malheureusement, on ne voit pas venir d'améliorations.


* sondage réalisé auprès d'un échantillon de 954 personnes représentatives de la population.

P.S. : la presse, qui a largement fait écho à cette information, a généralement titré en faisant référence à la chanson d'Henri Salvador "Le travail c'est la santé'", en affirmant que ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui... C'est vrai, mais les journalistes ont oublié la suite des paroles : "rien faire, c'est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os" !

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