mercredi 27 novembre 2013

Bonne nouvelle ? On demande à voir...

Les salariés de BPCE SA n’ont pas eu la chance de pouvoir participer au chat avec François Pérol hier, mais les autres salariés du groupe n’ont pas connu les mêmes déboires informatiques et ont pu poser des questions. A l’un d’entre elles portant sur les NAO (négociations annuelles obligatoires), François Pérol a répondu que les NAO ne portent que sur une partie de la politique salariale et a précisé :  si BPCE verse un dividende en 2014 au titre des résultats 2013 aux Banques Populaires et aux Caisses d'Epargne, il y aura une prime de partage des profits (appelée communément "prime Sarkozy").

Pour mémoire, le versement de cette prime dont le montant est à négocier entre l’employeur et les organisation syndicales, est soumis à deux conditions : réaliser des bénéfices en 2013 (ce n’était pas le cas en 2012) et verser des dividendes à ce titre, en hausse par rapport à la moyenne des dividendes versés les deux années précédentes.

Ne vous faites aucune illusion : d’une part, cette négociation est une obligation pour les entreprises qui sont éligibles à cette prime et d’autre part, le montant de la prime est au maximum de 1200 €… mais pourrait aussi être de 100 ou 200 € !

Alors avant de parler de prime de partage des profits, concentrons-nous sur la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) à venir. Une prime est toujours bienvenue, mais c’est aussi ponctuel, aléatoire et arbitraire. Une augmentation de salaire, en revanche, c’est pérenne…

jeudi 21 novembre 2013

Grandir autrement : une autre vision de l'international...

On comprend de mieux en mieux le Plan Stratégique à la lecture des informations qui nous parviennent… de l’extérieur !

Dans Les Echos du 20 novembre 2011, on apprend ainsi que Natixis veut transférer des activités à Londres et à Alger. Près de 80 postes dans les métiers de taux seraient transférés à Londres et une cinquantaine seraient délocalisés chez Natixis Algérie (fonctions support de l’activité de « trade finance »).

On comprend maintenant mieux les pages 18  et 19 du document « Grandir autrement », intitulées « accélérons l’internationalisation du groupe ».

Dans le même esprit, peut-être recrutera-t-on demain des salariés roumains à 500 euros par mois dans les agences, à l’image de ce qui se fait déjà dans certains autres secteurs ?



mardi 19 novembre 2013

Grandir autrement

Natixis SA a confirmé le 15 novembre les 700 suppressions de postes annoncées. Elles se feront en deux temps avec un premier plan " d'adaptation des effectifs" portant sur 537 postes, qui sera suivi d'un second plan au 2ème trimestre  2014.

Au total, une douzaine de secteurs d'activités sont concernés par cette première vague  de suppressions de postes... ce qui confirme que ce "plan d'adaptation" ne résulte pas de nouvelles orientations ou d'une nouvelle organisation, mais qu'il poursuit un objectif simple : faire des économies partout où on peut en faire !

Et en même temps, le Plan Stratégique nous explique qu'on va accélérer l'internationalisation du Groupe (c'est à dire de Natixis). C'est ça, grandir autrement...



mardi 12 novembre 2013

Grandir autrement


Pour ceux d'entre vous qui n'étaient pas invités à la Convention réunissant les 3000 collaborateurs du Groupe qui comptent vraiment.... nous vous recommandons la lecture du document "Grandir autrement".

On y apprend que le Groupe va continuer à faire de la banque ( "de l'épargne pour financer") et de l'assurance, progresser à l'international et consolider les grands équilibres financiers. Dont acte. Le contraire aurait été surprenant !

Ce qui est nouveau, c'est l'importance accordée au "digital", un thème quasi omniprésent. puisqu'il est répété pas moins de 15 fois dans le document (plus 7 fois pour son synonyme "numérique") ! Si avec ça on n'a pas compris le message...
On notera au passage qu'il aura fallu attendre 2013 pour que le Groupe se lance enfin sérieusement sur le sujet, au moment où les flux nous échappent, ou de nouveaux moyens de paiement  développés par de nouveaux acteurs nous prennent des parts de marché. Pourtant, internet ne date pas d'hier... Dont acte aussi.

Nous aurons l'occasion de revenir ultérieurement sur les objectifs chiffrés, ainsi que sur les synergies (traduction : économies) prévues dans ce plan stratégique. Mais ... et les salariés dans tout ça ?

Le document, bien entendu, comporte un chapitre "RH"... situé en avant-dernière partie, juste avant celle consacrée à notre "ADN coopératif" et juste après celle consacrée aux synergies. On y enfonce quelques portes ouvertes avec "les managers au coeur de la réussite" (parce que les autres n'y sont pour rien ?), avec "l'accompagnement des femmes et des hommes".  On nous ressort l'accord GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences) vieux de deux ans déjà. Et on pourra s'interroger sur la signification profonde de la dernière phrase : "appréhender la relation salarié comme la relation client doit s'inscrire dans notre feuille de route"...

On reste donc dans l'incantatoire et le flou le plus complet, alors que la mutation digitale tant annoncée va profondément bouleverser l'environnement, les missions et la manière de travailler des salariés. On parle de doubler la formation digitale et par cela on entend la formation par classe virtuelle... mais c'est de formation AU digital dont les salariés auront besoin, pas d'une formation à coût réduit par l'utilisation du digital !
Et quid de l'accompagnement au changement ?

Le digital, pourquoi pas ? Mais voilà maintenant plusieurs années que l'employeur refuse d'engager les négociations sur le télétravail demandées par l'UNSA. Ce n'est pas du digital, ça, peut-être ? Il s'était engagé  en début d'année à "discuter" de l'utilisation des nouvelles technologies informatiques et de communication dans l'entreprise. On attend toujours...

Alors le digital, ça commence quand ? Et avec quelles perspectives pour les salariés, afin d'éviter qu'elles soient les principales victimes de cette digitalisation de BPCE ?

mercredi 6 novembre 2013

Et moi et moi et moi : suite (et pas fin)…

Nous voulions attendre le communiqué officiel mais ça fuite de partout, alors…

Annonce des résultats du 3ème trimestre ce soir, présentation du PSG 2014-2017 le 13 novembre, les principaux chiffres sont d’ores et déjà connus.

Une chose est sûre : ce PSG-là ne sera pas celui du Qatar ! Au programme, 900 millions d’euros « d’économies ». Il est question aujourd’hui dans l’AGEFI de nouvelles fusions de Banques et de Caisses (hypothèse envisagée de 14 établissements dans chacun des deux réseaux), de 12 000 départs « naturels » sur la durée du plan (chiffre dont on ne connaît pas à ce jour la source)…

En arrivera-t-on à externaliser in Inde certaines activités informatiques, comme BNP Paribas, ou certaines activités de back-offices, comme la Société Générale ?

Et surtout, des économies pourquoi et pour qui ? Vous qui êtes salarié de BPCE SA, quel profit en retirerez-vous ? Aurez-vous droit à une augmentation, à davantage d’intéressement, à une participation, à une prime de partage des profits, à un open-space moins bruyant... et encore à un emploi ?

Ou bien cela ira-t-il dans la poche de nos dirigeants ? En 2012, la rémunération annuelle moyenne des grands patrons (ceux du SBF 120) a atteint 2 839 000 euros (source La Tribune). En hausse de 2,4% seulement par rapport à l’année précédente… mais ces 2,4%-là  représentent quand même plus de 60 000 euros. Certes les rémunérations de nos dirigeants ne sont pas tout à fait de cet ordre là... mais ces dirigeants sont nombreux, si on ajoute ceux des Banques et des Caisses !