mardi 28 janvier 2014

Adjoints : petite clarification (puisque le mot est à la mode...)

Voici la réponse officielle de la DRH à une question posée en réunion des délégués du personnel, concernant les rôles, missions, prérogatives des adjoints (ou apparaissant comme tels sur les organigrammes) :
" En règle générale, la DRH vise à réduire le nombre de poste d’adjoints, sauf circonstances exceptionnelles qui peuvent être justifiées par des missions transversales et sans que le poste d’adjoint n’emporte  de responsabilité hiérarchique.
Les liens représentés dans l’organigramme sont des liens hiérarchiques uniquement.
Il est par ailleurs précisé que l’emploi d’adjoint n’est pas répertorié dans le référentiel emploi de BPCE SA. Dans ce Cadre, les rôles définis sont soit  ceux de manager, soit ceux de contributeurs/experts.

Toutefois, des collaborateurs peuvent avoir un libellé de fonction comportant le terme « adjoint ». Il s’agit, dans cette hypothèse, de situations antérieures à la mise en place en 2012 du référentiel emploi de BPCE".

mercredi 22 janvier 2014

On a failli attendre !

Mieux vaut tard que jamais : les salariés de BPCE vont peut-être bénéficier de la prime Sarkozy, 2 ans après l'élection de François Hollande ! Mais de quoi s'agit-il au juste ?

D'après la loi, la prime de partage des profits (c'est son vrai nom) doit faire l'objet de négociations dans toute entreprise de plus de 50 salariés ayant versé un dividende en hausse. BPCE n'ayant depuis sa création jamais versé de dividendes deux années consécutives, il n'y avait pas lieu de négocier. En 2014 en revanche, sous réserve que l'Assemblée Générale entérine la décision du Conseil de Surveillance, des négociations devront être ouvertes par l'employeur.

Quel est l'enjeu ? Cette prime peut aller jusqu'à 1200 euros, exonérés pour l'employeur de cotisations sociales (et hélas imposable au titre des revenus pour le salarié). Mais à défaut d'un accord avec les organisations syndicales, l'employeur peut en fixer le montant de manière unilatérale, sa seule obligation étant que ce montant ne soit pas purement symbolique (comme l'indique la circulaire du 29 juillet 2011).

Entre un montant qui n'est pas symbolique et 1200 euros, il y a de la marge... En 2012, la moyenne des primes de partage des profits versées en France s'est élevée à 420 €, toutes régions, toutes catégories et tous secteurs confondus. Elle devrait donc être très nettement supérieure à BPCE, entreprise parisienne du secteur bancaire, constituée à 88% de cadres. Alors pourquoi pas 1200 euros ?

lundi 20 janvier 2014

Un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras dans l'os"...


NAO : Négociations Annuelles Obligatoires entre l'employeur et les organisations syndicales, actuellement en cours...

dimanche 19 janvier 2014

On a du mal entendre...

La semaine dernière, dans une de ces grand-messes dont nos dirigeants ont le secret, 650 salariés de BPCE se sont entendu dire que pour atteindre les objectifs du plan stratégique, leur direction comptait sur leur ABNEGATION.

ABNEGATION : sacrifice volontaire de soi-même, de son intérêt (source : Petit Robert)

On croit rêver. On n’ose tout de même pas penser que la personne qui a prononcé ces mots ignore la signification du mot ABNEGATION… alors il ne reste plus qu’à espérer que cette personne s’est laissée aller, dans un élan d’enthousiasme à l’idée d’atteindre les objectifs du plan stratégique, ou que sa langue a fourché.

Parce que dans le cas contraire, si cette personne s’imagine que l'UNSA va laisser les salariés sacrifier l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle, accepter des horaires de travail illégaux, supporter des pressions et des niveaux de stress dangereux pour leur santé, tolérer une baisse de leur pouvoir d’achat… cette personne se trompe lourdement. En revanche si à titre personnel  cette personne tient à faire preuve d’ABNEGATION en partageant sa part variable avec les salariés pour mieux les motiver, l’UNSA n’y voit aucun inconvénient.

ABNEGATION… et puis quoi, encore !

Mais peut-être a-t-on mal entendu. Comme on est en période de NAO, il voulait peut être parler d’AUGMENTATION ?

mardi 14 janvier 2014

Après 'l'open-space m'a tuer"... va-t-on tuer l'open-space ?

On aurait pu croire que la lutte contre l'open-space était un combat d'arrière-garde, mené par des seniors ayant connu le luxe dans leur jeunesse de pouvoir travailler dans des bureaux individuels... et qu'inversement, les salariés les plus jeunes et n'ayant connu que ce type d'environnement considéreraient les conditions de travail en open-space comme normales. Mais pas du tout !

Une analyse des résultats d'une centaine d'études menées un peu partout dans le monde en 2011 montrent en effet que les salariés les plus jeunes réagissent aux conditions de travail en open-space de manière tout aussi négative que leurs aînés. : niveaux de stress plus élevés, moindre degré de concentration et de motivation. Ils ne tolèrent pas mieux les distractions sonores (conversations, ritres), se plaignent d'un manque d'intimité et de l'impossibilité de contrôler leur environnement (ouvrir une fenêtre, tirer un rideau, augmenter ou diminuer la température).

En résumé, maintenant que l'open-space s'est généralisé dans les immeubles de bureau du monde entier, on se rend compte après avoir évalué son impact sur la santé, le bien être, la créativité, la communication et la productivité, qu'il va à l'encontre du but recherché !

Malheureusement, on peut parier que sa disparition en France (et à BPCE en particulier) va prendre quelques années...

Source : blog Big Browser du journal Le Monde

vendredi 10 janvier 2014

Maigrir autrement

Dégraisser autrement, c'est ce que va devoir faire Natixis selon l'administration. En effet, depuis la réforme des règles de lienciement collectif, tout projet de PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) doit recevoir en amont un avis positif de l'administration. Or pour la DIRECCTE, (Direction Régionale du Travail), cette homologation n'est pas gagnée d'avance, certaines dispositions du PSE étant contrraires à des dispositions légales ou réglementaires. Rien que ça !

La DIRECCTE souligne en outre le caractère douteux de la nature"volontaire" de certains départs, le projet prévoyant des suppressions de postes voire des fermetutres d'activités.

La direction croyait sans doute avoir fait le plus difficile après avoir signé avec certains syndicats (mais pas l'UNSA) un accord d'entreprise facilitant ces réductions d'effectifs... mais c'était une erreur. Natixis va devoir revoir sa copie et allonger le calendrier des négociations avec les organisations syndicales.