lundi 24 février 2014

Tract du 20 février - Intéressement : à lire attentivement

Retour vers le passé 
En juin 2013, seule l’UNSA a signé l’accord d’intéressement négocié avec l’employeur. Suite à cela, un tract des organisations  syndicales minoritaires (CFDT, CFTC, SNB) parlait d’un « accord au rabais », d’une « signature à trente deniers »,  de l’UNSA comme  d’un  « adjuvant de la direction » et regrettait que nous n’ayons pas fait le pari de ne pas signer d’accord d’intéressement.  Si nous avions suivi la position de ces organisations syndicales minoritaires, vous auriez touché en 2014, au titre de l’exercice 2013, un montant de zéro euro !

Retour vers le présent : forte augmentation du cours du denier !
Les résultats 2013 sont bons et le niveau d’atteinte des objectifs est favorable sur les 5 critères servant de calcul au montant de l’intéressement : PNB, coefficient d’exploitation, résultat net et nombre de clients actifs (Banques Populaire et Caisses d’Epargne ) et charges récurrentes de BPCE SA (hors frais de personnel). Le résultat est historique et l’intéressement versé en 2014 au titre de l’exercice 2013  est estimé à deux fois le montant versé l’an dernier.


Retour vers le futur 
Les performances passées ne présumant pas des performances futures, il faut garder à l’esprit que l’intéressement des années à venir reste aléatoire et sera fonction, comme cette année, des résultats obtenus sur les 5 critères évoqués ci-dessus. Les premiers résultats de cet accord  sont plus qu’encourageants et l’UNSA s’en réjouit pour les salariés, mais à ce stade, pour 2015 et 2016, on ne peut qu’espérer…

Les résultats de 2013, qualifiés de « très bons » par François Pérol, se traduisent par une nette augmentation de l’intéressement : c’est normal. Mais ce n’est pas suffisant. Nous mettons maintenant l’employeur au défi de tenir sa parole en menant une négociation honnête sur la prime de partage des profits (prime Sarkozy), sans tenir compte du montant versé au titre de l’intéressement car, dans le cas contraire, cela reviendrait à reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre !  Ce sont deux sujets bien différents, comme la NAO d’ailleurs (cf. l’encadré au verso).


L’un des objectifs que l’UNSA s’était fixés lors de la  négociation de cet accord, faire en sorte que les salariés bénéficient davantage des bonnes années (plutôt rares depuis 2008, hélas), est donc atteint. La responsabilité que l’UNSA a prise en signant seule l’accord d’intéressement, afin de préserver l’intérêt général, s’avère payante pour les salariés.




Le montant obtenu cette année au titre de l’intéressement ne doit pas nous faire oublier l’échec des négociations sur les salaires. L’intéressement, la part variable et les primes sont des éléments aléatoires, variables et non récurrents. Comme l’an dernier et l’année d’avant, de nombreux salariés n’auront cette année aucune augmentation. La proposition de l’employeur, une augmentation de 0,7% au 1er janvier uniquement pour les salaires inférieurs à 60 000 euros, exclut en effet plus de 50% des salariés ! L’UNSA ne signera donc pas d’accord sur ce point.

La perte de pouvoir d’achat sera accrue pour ces salariés, outre l’inflation, par la fiscalité qui s’applique désormais (comme l’indique le courrier que vous avez reçu récemment) sur la part  de la cotisation à la mutuelle payée par l’employeur.   

L’UNSA connaît bien la stratégie de l’employeur, qui vise à accroître la part de la rémunération variable au détriment de la rémunération fixe. L’UNSA considère que la partie fixe, qui témoigne au salarié une reconnaissance sur la durée et qui est la seule sur laquelle il peut compter (pour construire son budget, investir…) ne doit pas être laissée pour compte.

jeudi 6 février 2014

François Pérol mis en examen

Difficile de choisir une autre actu que celle-là aujourd'hui...

L'affaire n'est pas nouvelle. Après plusieurs années de bataille juridique, François Pérol est mis en examen pour "prise illégale d'intérêt" dans le cadre d'une enquête sur les conditions de sa nomination en 2009 après avoir participé, en tant que secrétaire général adjoint de l'Elysée, aux négociations sur la création du groupe.
Or la loi interdit à un fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu'il a surveillée ou conseillée dans les 3 ans précédant sa prise de fonction dans cette entreprise.

La prise illégale d'intérêt est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 500 000 euros d'amende... mais rappelons que la mise en examen n'est qu'une inculpation. La procédure ne fait que commencer et à ce stade, rien ne contraint François Pérol à démissionner.

Au moment où ces lignes sont écrites, BPCE n'a fait aucun commentaire officiel. Mais cela ne saurait tarder... Nous vous tiendrons bien entendu au courant de l'évolution de la situation.

lundi 3 février 2014

Enquête en cours sur les risques psychosociaux : pourquoi il faut répondre

Mercredi dernier, vous avez reçu un message vous invitant à répondre à une enquête sur les risques psychosociaux (RPS), réalisée par le cabinet Stimulus à  la demande de l'employeur et du CHSCT.

Nous ne saurions trop vous conseiller de répondre à cette enquête, que vous vous sentiez concerné(e) ou pas par les RPS, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés, afin que les résultats soient les plus fiables et les plus précis possibles.

Comme toujours dans ce genre d'enquête, l'anonymat est garanti (c'est notamment pour cette raison que l'on a recours à un cabinet extérieur). La seule information nominative gérée par le prestataire concerne l'identification des non-répondants, de manière à pouvoir les relancer !

A quoi servira cette enquête ? A mesurer les risques psychosociaux bien entendu, comme son nom l'indique, mais surtout à identifier les facteurs précis de risque et les directions  dans lesquelles  ces risques sont les plus sensibles. D'où l'intérêt de répondre à toutes les questions, y compris celle concernant votre direction de rattachement... car dans le cas contraire, il sera beaucoup plus difficile de mener des actions correctrices pour améliorer la situation des salariés concernés.