vendredi 28 mars 2014

Résultat des éléctions chez Natixis Paiement


Une nouvelle victoire pour l'UNSA, chez Natixis Paiements cette fois.

Taux de participation des salariés aux élections = 68%

Taux de représentativité :
Unsa = 39.9 %
CGT   = 27.3 %
SNB   = 22.5 %
CFTC = 10.1 %

Résultats : quatre élus titulaires au Comité d'entreprise pour l'UNSA, contre deux pour la CGT et un pour le SNB.

Les chiffres étant suffisamment parlants, nous ne commenterons pas davantage ces résultats...

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vendredi 21 mars 2014

Télétravail : zéro pointé pour la DRH

On a corrigé la copie. La copie, c'est ce que la DRH a écrit  dans le procès verbal de désaccord des Négociations Annuelles Obligatoires, concernant les demandes de l'UNSA sur le télétravail... Ce n'est pas brillant, et très, très en dessous de la moyenne du groupe !

Extrait du PV de désaccord :
Tout en précisant ne pas être, par principe, opposée à ce mode d’organisation du travail, la Direction indique que l’année 2014 constituera une année d’observation des pratiques engagées au sein du groupe. Le moment venu, les enseignements seront tirés de cette phase d’observations et une analyse sera alors réalisée.

Tout en précisant ne pas être, par principe, opposée... : on comprend que la DRH n'est pas opposée au principe... alors elle est sans doute opposée à quelque chose d'autre puisque cela fait plusieurs années que l' UNSA réclame ces négociations ! Mais à quoi est-elle opposée ? Mystère. Argumentation insuffisante et incompréhensible. 0/5

L'année 2014 constituera une année d'observation des pratiques engagées au sein du groupe : bien essayé, mais l'organe central est censé impulser une dynamique de groupe et non pas se contenter de suivre ce que les Banques, les Caisses et les filiales, font. Copier sur son voisin, c'est mal : 0 sur 5.

Le moment venu : quelle imprécision ! Si l'année d'observation est 2014, le "moment venu" devrait être 2015. Alors pourquoi ne pas l'écrire ? Ou alors c'est une imprécision voulue ? 0/5.

Les enseignements seront tirés de cette phase d'observation et une analyse sera alors réalisée : NON ! Comment pourrait-on tirer des enseignements AVANT que l'analyse soit réalisée ? 0/5.

NOTE FINALE : 0/20. La DRH devra revoir sa copie. En revanche, pour la langue de bois, c'est 20/20 !

mercredi 19 mars 2014

Réunion des délégués du personnel : quand la DRH répond n'importe quoi...


Voila la réponse apportée par la DRH à la question posée lors de la réunion des délégués du personnel du 6 mars : "Comment la DRH s’assure-t-elle concrètement que les représentants du personnel, du fait de leur mandat, ne sont pas pénalisés dans leur évolution professionnelle ?" 

La DRH rappelle que les salariés titulaires d’un mandat de représentant du personnel ou syndical ont été reçus au cours des derniers mois par la DRH.

L’objectif assigné à ces entretiens était de faire un point sur leur parcours professionnel et les difficultés qu’ils pouvaient éventuellement rencontrer dans l’articulation de leurs missions professionnelles actuelles avec leurs différents mandats.

Un peu étonnés, nous nous sommes livrés à un petit sondage sur les élus UNSA (nous n'étions pas à l'origine de cette question) : sur 13 ayant répondu, il s'avère qu'un seul d'entre eux a eu un entretien à ce sujet et ce à sa demande et en 2012 !
Pour les autres, une majorité n'a eu aucun entretien et pour ceux qui en ont eu un, il s'agissait soit d'un entretien de carrière (en 2012 là aussi) qui ne portait pas sur la question des mandats, ou d'entretiens liés  à un changement de poste, dans le cadre d'une réorganisation par exemple.

Donc même avec la meilleure volonté du monde, même en adoptant un conception très élastique de la notion de "derniers mois"... on ne peut faire qu'un seul commentaire concernant cette réponse de la DRH : c'est n'importe quoi !

On constate d'ailleurs "ces derniers mois" que bon nombre des réponses apportées lors de ces réunions ne sont pas du tout satisfaisantes. Que la DRH apporte parfois des réponses qui nous déplaisent, cela peut se comprendre et nous pouvons l'accepter. Que l'on nous réponde par des contre-vérités manifestes, en revanche, nous ne l'acceptons pas. Or, de plus en plus, certaines réponses relèvent de la stratégie (stupide) du "plus c'est gros mieux ça passe".

Mais faut-il s'en étonner lorsque notre Président donne lui-même le mauvais exemple en annonçant une prime de partage des profits qui finalement ne verra jamais le jour ?  





lundi 17 mars 2014

Pas de prime pour vous et pas de dividende pour nos actionnaires ?

Mais que se passe-t-il ?

Lors du « tchat » du mois de novembre, voici ce que François Pérol répondait à une question concernant les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) :

« Les NAO, ce sont les mesures générales. Ce n'est pas toute la politique salariale. Il y a aussi : les augmentations individuelles, la participation, l'intéressement. Et si BPCE SA verse un dividende en 2014 au titre des résultats 2013 aux Banques Populaires et aux Caisses d'Epargne, il y aura une prime de partage des profits(appelée communément "prime Sarkozy"). »

Le « et si » ne vous aura pas échappé… mais début janvier, François Pérol revenait sur le sujet à l’occasion de la cérémonie des vœux 2014 : « Symboles de cette réussite depuis quatre ans (…)  le versement par BPCE d’un dividende exceptionnel à ses actionnaires pour la première fois depuis 2009. » Cette fois, il n'était pas question de "et si".

Or nous venons d’apprendre que BPCE SA ne versera pas de dividende en 2014 et ne sera donc pas éligible à la prime de partage des profits. La raison ? Un résultat net qui se traduit par une perte de 297 M€ sur 2013 ! Pas un ou deux ou trois millions d’euros… 297 millions d’euros ! Comment le Président de notre Groupe peut-il ignorer fin novembre 2013 et au-delà, au moins jusqu’à fin janvier 2014, que l’organe central réalisera des pertes de cette ampleur ?

Les salariés apprécieront, eux qui ont entendu parler de cette « prime Sarkozy » lors des  vœux 2014… mais ils ne seront pas les seuls. Que penseront les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, nos actionnaires,  qui s’attendaient au versement d’un dividende ?  Ou bien est-il prévu de verser néanmoins des dividendes, prélevés sur les réserves distribuables ? Et d’où viennent ces pertes, qui n’ont visiblement pas été anticipées ?


L’UNSA demandera prochainement des explications précises sur ce revirement. Nous vous tiendrons au courant des réponses.

mercredi 5 mars 2014

Assistantes à tout faire : ça suffit !

Nous l’avions senti venir et avions alerté l’employeur, au cours d’une réunion du Comité d’entreprise,  avant même que le service de conciergerie soit lancé : de plus en plus d’assistantes sont sollicitées par leur manager, qu’il s’agisse des « achats minute » ou des services de « vie pratique » (pressing, cordonnerie, papiers administratifs)…

Nous le rappelons ici et le rappellerons également dans les instances concernées : les services liés à la conciergerie sont d’ordre personnel et ne sauraient en aucun cas entrer dans les missions des assistantes (ni de n’importe quel salarié).


Une des raisons de l’existence même des services de conciergerie tient à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ces services sont censés contribuer à diminuer le stress des salariés, en leur facilitant certaines tâches de la vie quotidienne sur leur lieu de travail, en particulier pour les femmes, souvent davantage sollicitées que les hommes dans ce domaine. En demandant aux assistantes d’effectuer pour leur compte certaines démarches auprès de la conciergerie, ces managers (qu’ils soient hommes ou femmes) vont à l’encontre du but recherché, en accroissant leur charge de travail et ce, pour des motifs qui n’ont rien de professionnel.

Les élus UNSA condamnent cette dérive et demandent à l'employeur de rappeler à tous que ces pratiques n'ont pas lieu d'être.