mercredi 30 avril 2014

Tract du 17 avril

AQR : pas convaincus
RAPPEL : AQR, Asset Quality Review, ou revue de la qualité des actifs en Français, est une mission attribuée par la BCE à toutes les banques de la place européenne, qui doivent rendre un rapport extrêmement complet dans des délais très courts.
Des infractions nombreuses et répétées à la réglementation sur le temps de travail nous ont été signalées (pour plus de détails, cf. notre tract du 8 avril). Nous avions demandé dans ce  tract une réunion d’urgence avec la direction. Une délégation de l’UNSA a été reçue le 9 avril. Nous avons obtenu certaines réponses, pas toutes convaincantes. Et pas de garanties.
Des difficultés reconnues
La direction n’a pas cherché à nier les faits, ni les difficultés rencontrées, reconnaissant une situation de stress et même d’hyper-stress.
Le pire serait derrière…
Si on en croit la direction, la partie la plus difficile du travail, qui représentait la plus importante charge de travail, serait faite. Beaucoup reste à faire mais le « pic » d’activité serait désormais passé.
Des mesures devraient être prises
Afin de compenser, au moins en partie, le surcroît d’activité lié à la mission AQR, la direction devrait annoncer prochainement un allègement de certaines tâches récurrentes de la DRG, avec des arbitrages sur certains projets (allégés, reportés, supprimés).
Une mise au point est prévue
Les règles devraient prochainement être rappelées concernant les salariés de la « task force », constituée sur la base d’un vrai volontariat et non pas d’un volontariat résultant de pressions exercées, même à demi-mot.   Chacun doit pouvoir garder la liberté de gérer son temps et le management doit intégrer cette contrainte.
Attention aux « dégâts collatéraux »
Les salariés de la « Task Force » ne sont pas les seuls concernés par la mission AQR. D’autres au sein de la DRG sont impactés lorsqu’ils doivent fournir des informations liées à leur domaine d’activité ou lorsqu’ils doivent absorber la charge de travail de leurs collègues mobilisés sur AQR.  Et d’autres directions sont également touchées, par endroits,  indirectement mais presque aussi fortement (informatique et services généraux par exemple).

La DRH étrangement silencieuse sur le sujet
C’est en principe à la DRH de rappeler et de faire respecter les règles dont il est question ci-dessus. Elle préfère s’en remettre à la DRG et à son management. Nous aurions préféré un engagement beaucoup plus ferme sur un sujet de cette importance.

Une vigilance maximum reste nécessaire
Disons le franchement, nous n’avons qu’une confiance limitée dans ce qui nous a été dit. On peut penser que les personnes qui ont été les plus sollicitées jusqu’à présent vont pouvoir  « souffler » et être relayées par d’autres. Mais ces dernières risquent à leur tour de subir le même traitement. Par ailleurs, même si certains salariés peuvent adhérer au projet et avoir été dans un premier temps volontaires pour le mener à bien, la bonne volonté a des limites et elle peut s’user.

Nous le répétons : le droit du travail doit être respecté. Nous invitons les salariés, qui ne considèrent pas la mission AQR avec le même enthousiasme que leur hiérarchie, à préserver leur santé physique et mentale et à dire simplement « non » aux demandes qui leur paraîtraient excessives… et en cas de souci, à se rapprocher d’un délégué du personnel de l’UNSA.


jeudi 17 avril 2014

Rémunérations indécentes

Ce n'est pas un remake du film d'Adrian Lyne (Proposition Indécente), mais une phrase d'Arnaud Montebourg qui a déclaré devant les sénateurs* : "Les rémunérations des dirigeants de banques ont progressé dans des proportions absolument indécentes. Le PDG du Crédit Agricole a eu une augmentation de 38%, Natixis +14%, BPCE +29%. Donc il va falloir qu'on discute de toute cela avec la place bancaire. On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations et des profits qui s'envolent dans des proportions qui sont à nos yeux disproportionnées".

Belle déclaration d'intention ! Mais les patrons de banques pourront toujours répondre en avançant les chiffres des augmentations accordées à leurs salariés, elles aussi indécentes, mais en sens inverse...

Source : www.lefigaro.fr/flash-eco

lundi 14 avril 2014

AQR, suite...


Dans notre tract du 8 avril, nous avions demandé une réunion avec la direction. Cette réunion a eu lieu et vous en aurez très prochainement (mercredi ou jeudi) le compte-rendu. A très bientôt sur le sujet, donc...



mardi 8 avril 2014

Ce n'est qu'un début...

La direction a franchi la limite
Lors de la dernière réunion des Délégués du Personnel, l’UNSA a posé une question relative aux horaires de certains salariés de la DRG (et d’autres directions, également impactées), au titre de la mission AQR (voir ci-dessous).La DRH n’a pas  nié que certains d’entre eux restent parfois jusqu’à 1h, 2 h du matin. Cette situation dure depuis 1 mois  et c’est déjà 1 mois de trop. Il n’est pas question d’accepter que cette situation perdure.
AQR
Asset Quality Review, ou revue de la qualité des actifs en Français, est une mission attribuée par la BCE à toutes les banques de la place européenne, qui doivent rendre un rapport extrêmement complet dans des délais très courts. Mais le fait que cette contrainte nous soit imposée par une autorité de tutelle européenne ne dispense pas l’employeur de respecter le Code du Travail !
Droit du travail, accord d’entreprise et règlement intérieur
Le droit du travail définit pour tous les salariés français une durée quotidienne maximum du travail de 10 heures, sur une amplitude maximum de 13h (interruptions comprises).
L’accord relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail, signé par l’UNSA en 2010, va plus loin et précise ces questions : pour les salariés à l’horaire collectif, 10 heures de travail maximum par  jour entre 7h et 20h ; pour les salariés au forfait jour, un temps de repos quotidien minimum de 12h.
Le règlement intérieur stipule , sans faire de distinction entre les catégories de salariés, qu’il est « interdit de séjourner dans les lieux de travail en dehors de l’amplitude horaire  collective du travail, soit de 7h à 20 heures ».
Certes des exceptions sont prévues, notamment pour des salariés devant assurer un travail exceptionnel en dehors de cette amplitude ». Mais le règlement intérieur précise également que même les salariés visés par ces exceptions sont soumis aux durées maximales quotidiennes et hebdomadaires de travail. Par ailleurs, on ne peut plus parler d’un horaire de travail « exceptionnel » au bout d’un mois, et encore moins au-delà !
Aujourd’hui, manifestement, le règlement intérieur comme l’accord sur l’aménagement du temps de travail sont violés par la direction, en même temps que le Code du Travail.
De véritables risques pour la santé des collaborateurs.
Dans des circonstances de ce genre, il est toujours difficile de faire la part du volontariat et de la marche forcée… mais les informations dont nous disposons indiquent qu’aucun choix n’est laissé aux salariés concernés. On n’est peut-être pas très loin, dans certains cas,  de situations de harcèlement… Mais même pour ceux qui auraient choisi de se plier aux contraintes liées à cette mission AQR, le risque est réel. Il peut s’agir de « burn-out », à force de trop tirer sur la corde, mais aussi d’un accident cardio-vasculaire lié aux effets combinés du stress, du manque de sommeil et d’un épuisement généralisé.  Attention, cela n’arrive pas qu’aux autres…
Dommages collatéraux
D’autres collaborateurs, même s’ils ne travaillent pas sur la mission AQR, sont impactés à des degrés divers par les mesures prises. Besoin de place pour accueillir des prestataires ou des inspecteurs de la BCE ? Pas de problème, on déménage des équipes pour faire de la place…Le travail quotidien doit continuer à être assuré ? Pas de problème, ceux qui ne font pas partie de la TASK FORCE AQR peuvent le faire.
Il y a urgence.
On connaît désormais la position de la direction, prête à assumer le risque lié à l’accomplissement de cette mission, quel qu’en soit le coût financier ou humain. Pour l’UNSA, même si nous sommes  conscients des enjeux liés à cette mission c’est évidemment inacceptable. Le droit du travail doit être respecté.

L’UNSA réclame une réunion d’urgence avec Daniel KARYOTIS et Philippe LESIEUR.


mardi 1 avril 2014

Vous l'attendiez... le voici, le tract du 1er avril !

1er avril 2014 : enfin des bonnes nouvelles !

Voilà des années que nous réclamions à la DRH de se pencher sur la question des salariés n’ayant bénéficié d’aucune augmentation de salaire depuis 5 ans, 10 ans, 15 ans… La DRH a fini par entendre nos demandes et a décidé de prendre – enfin ! – des mesures en faveurs de ces salariés. Nous vous présentons ces mesures ci-dessous en avant-première.
mieux que les medailles du travail, les medailles de l’abnégation
Les salariés de BPCE n’ayant bénéficié d’aucune augmentation individuelle depuis plus de 5 ans et se déclarant comme tel à la DRH (le système d’information de celle-ci ne lui permettant pas d’identifier ces salariés) bénéficieront des avantages financiers suivants :
- Entre 5 ans et 10 ans, un accès privilégié aux goodies restants, suite aux événements organisés par la communication interne
- de 10 à 15 ans, gratuité du repas de Noël du restaurant d’entreprise pour deux personnes (exceptionnellement, les enfants seront acceptés), à partir de 14h15.
de 15 ans à 20 ans, à la conciergerie, nettoyage d’une cravate ou (au choix)  une pose de patins sur une paire de chaussures ou une coupe de cheveux par an (avec supplément payant en cas de shampooing)
- A partir de 20 ans (s’il en reste),  50 euros d’abondement supplémentaire (pour ceux qui pourront se permettre de verser le montant nécessaire sur leur PEE).

Une vraie reconnaissance 
Chaque année, une cérémonie de remise de ces médailles sera organisée en présence de 3 membres du Club des 100, qui consacreront 1 heure de leur précieux temps à rendre hommage au dévouement et à l’abnégation de ces salariés. A cette occasion, ils leur remettront un diplôme « collector » portant les remerciements et la signature numérisés (banque digitale oblige) de François Pérol.

Des mesures d’accompagnement
Sur production de leur diplôme (le système d’information de la  DRH n’étant toujours pas capable d’identifier ces salariés, même après qu’ils se soient déclarés), ces salariés pourront bénéficier d’un entretien d’un nouveau genre, l’entretien de dynamique salariale, également appelé entretien « dis-moi de quoi tu as besoin, je te dirai comment t’en passer ».Beaucoup plus normé que l’entretien de performance, de carrière ou senior, cet entretien de dynamique salariale garantira l’écoute d’un(e) représentant (e) de la DRH pendant au moins 10 minutes.

Un rattrapage pour une vraie remotivation
Après de nombreuses années sans augmentation individuelle, difficile pour les salariés concernés de trouver une motivation. Pour les aider et leur donner un nouveau challenge et une occasion de rebondir professionnellement,  leurs objectifs seront revus en forte hausse  pour leur permettre de rattraper les objectifs non atteints les années précédentes.

L’UNSA reste dubitative quant à ces promesses. Chacun se souvient, en effet, de l’annonce faite lors des vœux du versement d’une prime de partage des profits. Compte tenu des pertes réalisées par BPCE SA, même si le groupe dégage 3 milliards d’euros de bénéfices, nous nous demandons si la DRH sera réellement en mesure d’appliquer ces mesures…