mardi 13 mai 2014

Allez François, allez François, allez...

D’après le magazine Challenge du 7 mai, Mario Draghi (BCE) aurait appelé François Pérol pour l'alerter sur le fait que le groupe et sa filiale Natixis avaient rendu en retard - et avec des erreurs - leurs données pour les « AQR », l'examen de la qualité des actifs, en vue des prochains stress tests des banques européennes.

Pour une fois, on a envie de dire « allez François Pérol » et de l’encourager à renvoyer dans ses buts l’ex-vice-président pour la branche européenne de Goldman Sachs (belles références*) !

Car de quel droit, finalement, la BCE se permet-elle de mettre autant de pression sur des établissements bancaires dont les ratios de liquidité, aux dernières nouvelles, sont plus que corrects, au point qu’on en vienne à violer de manière flagrante le droit du travail le plus élémentaire pour satisfaire leurs exigences ?

On ne peut qu’encourager François Pérol à se rapprocher de ses pairs des autres banques françaises afin de former un front uni de résistance face à la BCE. Oui, les données de l’AQR seront fournies… mais sommes-nous à trois mois, à six mois près ? Ces données devraient être fournies dans des délais raisonnables, permettant d’effectuer un travail de qualité et sans que cela se fasse au détriment de la santé des salariés. La BCE attendra…


*D'après Marc Roche, journaliste au journal Le Monde, "l'une de ses missions est alors de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs"[

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