mercredi 13 août 2014

Télétravail : BPCE va bientôt frôler le ridicule...

Dans un article du 13 août, Les Echos annoncent que la Société Générale se met à l'heure du télétravail.
Celui-ci a en effet été plébiscité par les salariés lors d'un sondage effectué en 2013. Plus de 40% d'entre eux avaient notamment déclaré passer plus d'une heure chaque matin dans les transports...

Après une expérimentation menée pendant plusieurs mois avec quelques centaines de collaborateurs, la Société Générale  est sur le point de signer un accord avec les organisations syndicales pour une durée de deux ans, permettant aux salariés qui le souhaitent (sous réserve de l'accord de leur direction) de télétravailler entre une demi-journée et deux jours par semaine et de bénéficier d'un équipement de leur domicile en matériel informatique, adapté aux besoins en termes de sécurité informatique, ainsi que d'une assurance pour couvrir d'éventuel sinistres.

Et la Société Générale n'innove pas dans ce domaine : le Crédit Agricole et la filiale bancaire de La Poste bénéficient déjà de dispositifs du même type et d'autres groupes bancaires mènent ou ont mené ces dernières années différentes expérimentations.

Et nous ? Rien. Voilà pourtant plusieurs années maintenant que l'UNSA réclame, lors de chaque NAO (Négociation Annuelle Obligatoire), l'ouverture de négociations sur le télétravail. Mais la direction refuse d'aborder le sujet, ne serait-ce que sous forme de discussions (qui permettraient de clarifier les positions des uns et des autres pour, éventuellement, entamer ensuite une négociation). Nous sommes pourtant certains qu'un bon nombre de collaborateurs adhéreraient à ce nouveau mode de travail (qui n'aurait bien entendu rien d'obligatoire) et que cela leur serait profitable, ainsi qu'à BPCE.

On a bien compris que pour la direction, la banque digitale, la banque 100% en ligne, ça ne vaut que pour les clients, du moins dans les campagnes de communication, externe (publicité) ou interne... Mais dans les faits, on en est encore loin et ce n'est certainement pas en bridant le souhait de certains collaborateurs de mieux utiliser les outils technologiques dont on dispose, qu'on va y arriver !



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