mardi 28 octobre 2014

Le Flash en VF et décodé

Quand il s'agit de communiquer pour nous dissimuler la vérité, tous les moyens sont bons. Et lorsque la langue de bois ne suffit pas, on y ajoute le jargon technique.

A cet égard, le Flash du 27 octobre concernant les stress tests de la BCE est un modèle du genre !

En revanche, l'article publié dans Le Parisien du même jour est beaucoup plus clair. Alors que les ratios  de fonds propres s'élèvent en 2013 à 13,87% pour le Crédit Mutuel, à 10,04% pour la Banque Postale, à  10,97% pour le Crédit Agricole, à 10,89% pour la Société Générale, à 10,68% pour BNP Paribas et à 10,32% pour BPCE... on y  apprend que ces mêmes ratios s'établiraient en 2016 en cas de scénario catastrophe à plus de 12% pour le Crédit Mutuel, à 9,14% pour la Banque Postale, à 8,83% pour le Crédit Agricole, à 8,15% pour La Société Générale, à 8,07% pour BNP Paribas et... à 7% pour BPCE !

On comprend mieux pourquoi le Flash était illisible... On se consolera certes en se disant que le seuil pour réussir le test était fixé à 5,5%. Mais pour les financiers qui nous dirigent, ce n'est pas suffisant et ces résultats signifient qu'il va falloir sortir davantage de profit que nos concurrents. Plus de PNB, moins de charges, pas besoin de vous faire un dessin... En revanche, quand il s'agira de fixer le montant de leur propre part variable, faites leur confiance pour oublier que d'autres ont fait mieux et se souvenir que ces tests ont été réussis  !

jeudi 23 octobre 2014

Télétravail : on ne voit toujours rien venir à BPCE, mais ailleurs, ça bouge !

Alors que le direction de BPCE vient de laisser passer - tout à fait délibérément - une occasion d'aborder le thème du télétravail avec son projet d'avenant à l'accord sur le temps de travail, les autres entreprises continuent d'avancer. 

Nexity lance en effet un nouveau concept de bureaux destinés à accueillir des "télétravailleurs"* dans des zones résidentielles, partant du constat de l'INSEE que 32% des actifs franciliens passent plus d'une heure trente dans les transports. Les entreprises, de plus en plus nombreuses à faire le constat que de mauvaises conditions de travail nuisent à la productivité, s'efforcent donc de trouver des solutions de télétravail, que ce soit au domicile du salarié... ou ailleurs !

Dans les "Blue Offices" de Nexity, les salariés d'entreprises différentes sont ainsi accueillis dans des espaces hyper-modulables, en bureau individuel ou en open-space, à la journée ou à la semaine. Avantage : les salariés ne sont pas perturbés par la présence  ou l'arrivée d'un enfant, ni déprimés par leur solitude, ni distraits par la télévision. Et tout est prévu, des salles de réunion ou de visio-conférence  à l'espace détente.

Ce premier ensemble Blue Office vient d'ouvrir ses portes à Alfortville. D'autres sont prévus à Massy dans l'Essonne, Maisons-Laffitte dans les Yvelines, Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis et Saint-Quentin-en-Yvelines.

Si Nexity se lance sur ce marché, c'est que 58% des cadres et professions intermédiaires interrogés récemment estiment que ce mode de travail deviendra incontournable dans les années qui viennent.

Encore un train raté par BPCE, après celui du web (on se décide à devenir une banque digitale environ 15 ans après l'explosion de la bulle internet…) ? 
Probablement, tant le direction semble s'obstiner à ne pas ouvrir la moindre porte à une discussion sur le télétravail. S'ils n'ont pas d'idées sur le sujet, ils n'ont qu’à venir voir les élus UNSA, nous n'en manquons pas. 

Malheureusement il y a fort à parie que vous continuerez à avoir le blues au bureau avant d'emménager dans un Blue Office...

* Source : Le Parisien du 22 octobre 2014

lundi 20 octobre 2014

Au revoir la DISG ? Bonjour les procédures...

Le projet de transfert d'une grande partie des collaborateurs de la DISG chez Natixis aurait bien entendu un impact sur les salariés concernés... mais pas seulement.

Oui, vous aussi, même si vous ne faites pas partie de la DISG, devriez malheureusement subir quelques petits changements dans votre vie professionnelle quotidienne. Car certains services, certaines prestations jusqu'ici gratuites deviendraient payantes, par le "jeu" de refacturations. Et qui dit facturation dit procédure...

Un exemple : la procédure de réservation d'une salle mutualisée de Natixis pour un demandeur de BPCE (procédure actuellement en vigueur, heureusement uniquement sur l'auditorium Arc de Seine... du moins pour l'instant !).
Coût : 325 € HT/heure, plus la prestation technique (un régisseur est facturé 50€/h) !
Il faut au préalable communiquer par mail à une boîte générique le formulaire de pré-réservation de salle de conférence, ainsi que la liste des participants de BPCE, facultative au moment de la réservation mais... obligatoire ensuite dans le cadre de la procédure d'accès aux locaux. Cette liste est à envoyer à deux boîtes génériques au plus tard la veille de la réunion avec le nom d'un collaborateur référent de BPCE et le titre de la réunion.

Voilà le genre de choses qui vous attend si ce projet de transfert aboutit.
A ce stade, on ne sait pas encore s'il faudrait établir un bon de commande dans Capri (donc avec les codes budgétaires de la direction et du projet concernés) lorsqu'il s'agirait de demander des travaux de reprographie, dans le cas où ce service serait finalement externalisé par Natixis, mais on vous tient au courant...

mardi 14 octobre 2014

DISG : le CHSCT fait appel à un expert

Le 13 octobre, les membres du CHSCT ont voté à l'unanimité le recours à un expert concernant le projet de transfert des activités de gestion de l'immobilier et de la logistique de BPCE SA vers Natixis SA.

Le cahier des charges précis reste à définir, mais la mission de l'expert portera notamment sur l'étude des impacts de ce transfert sur les salariés concernés et en particulier les risques psychosociaux, mais également les impacts de la nouvelle organisation du travail de ces services qui touchent à l'activité quotidienne  sur l'ensemble des salariés de BPCE SA.

Prochaine étape, donc : cahier des charges et choix du cabinet.



mercredi 1 octobre 2014

Vous voulez garder votre poste chez BPCE ? Un conseil : évitez d'être trop bon...


En octobre 2013, une enquête de satisfaction sur les prestations et services assurés par la DISG  (Direction Immobilier et Services Généraux) a été réalisée auprès des collaborateurs de BPCE SA.

508 collaborateurs ont répondu au questionnaire. Certains ne se sont pas prononcés sur des services auxquels ils n'avaient pas eu recours. Les résultats qui suivent vous donnent, sur la base de ceux qui se sont prononcés, le pourcentage cumulé de collaborateurs plutôt satisfaits et très satisfaits.

Les aménagements de bureau        : 62%
La propreté                                       : 68%
Les salles de réunion                       : 76%
Qualité et suivi des demandes         : 89%
Sécurité                                            : 90%
Service courrier                                : 91%

DISG global                                      : 93,90%

And the winners are ...

Les déménagements                      : 93,38 %
L'accueil                                          : 94,41%
L'atelier reprographie                      : 95%  (avec un taux record de "très satisfaits", plus de 53%)
                
Ce sont donc les collaborateurs qui ont contribué à la qualité, voire l'excellence, de ces différents services que la direction souhaite aujourd'hui transférer chez Natixis avec, au delà de ce transfert, un avenir des plus flous, pour ne pas dire des plus sombres...