jeudi 23 octobre 2014

Télétravail : on ne voit toujours rien venir à BPCE, mais ailleurs, ça bouge !

Alors que le direction de BPCE vient de laisser passer - tout à fait délibérément - une occasion d'aborder le thème du télétravail avec son projet d'avenant à l'accord sur le temps de travail, les autres entreprises continuent d'avancer. 

Nexity lance en effet un nouveau concept de bureaux destinés à accueillir des "télétravailleurs"* dans des zones résidentielles, partant du constat de l'INSEE que 32% des actifs franciliens passent plus d'une heure trente dans les transports. Les entreprises, de plus en plus nombreuses à faire le constat que de mauvaises conditions de travail nuisent à la productivité, s'efforcent donc de trouver des solutions de télétravail, que ce soit au domicile du salarié... ou ailleurs !

Dans les "Blue Offices" de Nexity, les salariés d'entreprises différentes sont ainsi accueillis dans des espaces hyper-modulables, en bureau individuel ou en open-space, à la journée ou à la semaine. Avantage : les salariés ne sont pas perturbés par la présence  ou l'arrivée d'un enfant, ni déprimés par leur solitude, ni distraits par la télévision. Et tout est prévu, des salles de réunion ou de visio-conférence  à l'espace détente.

Ce premier ensemble Blue Office vient d'ouvrir ses portes à Alfortville. D'autres sont prévus à Massy dans l'Essonne, Maisons-Laffitte dans les Yvelines, Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis et Saint-Quentin-en-Yvelines.

Si Nexity se lance sur ce marché, c'est que 58% des cadres et professions intermédiaires interrogés récemment estiment que ce mode de travail deviendra incontournable dans les années qui viennent.

Encore un train raté par BPCE, après celui du web (on se décide à devenir une banque digitale environ 15 ans après l'explosion de la bulle internet…) ? 
Probablement, tant le direction semble s'obstiner à ne pas ouvrir la moindre porte à une discussion sur le télétravail. S'ils n'ont pas d'idées sur le sujet, ils n'ont qu’à venir voir les élus UNSA, nous n'en manquons pas. 

Malheureusement il y a fort à parie que vous continuerez à avoir le blues au bureau avant d'emménager dans un Blue Office...

* Source : Le Parisien du 22 octobre 2014

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire