jeudi 6 novembre 2014

Traiter le mal par le mal, c'est risqué...

Arrivée brillamment en tête du classement des directions de BPCE avec 46,7% de salariés en hyperstress*, la SGDJ (Secrétariat Généra l- Direction Juridique) a semble-t-il décidé d'aller encore plus loin et faire encore pire.

Un séminaire a en effet été organisé afin que les collaborateurs puissent s’exprimer à ce sujet afin – c’est du moins ce qu’on pouvait imaginer – de mettre en place les actions nécessaires pour alléger le stress ressenti par les collaborateurs. Mais apparemment, le séminaire a trop bien fonctionné, certains salariés se sont exprimés un peu trop librement sans doute au goût de leur hiérarchie et se sont sentis menacés par une déclaration de leur directeur laissant entendre la possibilité de sanctions…

Voilà donc comment on lutte contre le stress à certains endroits de BPCE !
C’est à se demander où on est… dans une entreprise qui déclarait il y a peu vouloir être socialement exemplaire, ou dans une entreprise ou règnent des méthodes de management dignes de la Corée du Nord ?

On le sait, on ne se fait pas d’illusions, la liberté d’expression dans le cadre du travail est très relative et nombreux sont ceux qui se sentent obligés de souvent répondre « oui » à leur manager dans l’espoir de ne pas ruiner leur carrière.  Mais lorsqu’on s’attaque à des salariés déjà fragilisés par des mois et des années de stress, en ajoutant une bonne couche de pression comme si on voulait les achever, c’est inacceptable.

L’UNSA demande donc à la direction concernée de publier un démenti officiel de manière à rassurer les salariés concernés.


*résultats de l’enquête menée en début d’année par le cabinet Stimulus à l’initiative de la DRH et du CHSCT

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