mardi 30 décembre 2014

2 minutes pour comprendre... pourquoi vous n'aurez pas d'augmentation !

Actuellement à la une sur le portail interne du Groupe, "2 minutes pour comprendre le ROE" nous explique via une vidéo parfaitement claire ce qu'est le ROE,  comment il s'est effondré depuis la mise en place des nouveaux ratios dits de " Bâle 3 et pourquoi il est si important qu'il remonte...

Le ROE (Return On Equity ou plus simplement, en bon français, rentabilité des fonds propres), c'est tout simplement le rapport entre le résultat net et le montant des fonds propres. On voit tout de suite l'enjeu : il faut augmenter le résultat et notamment, pour cela, baisser les charges, dont les salaires.

Mais le ROE, n'est-ce pas ce ratio sur lequel tous les marchés financiers de la planète ont les yeux rivés depuis de nombreuses années ? N'est-ce pas réservé aux société cotées ?

A tous ceux qui croyaient à la partie du plan stratégique consacrée à notre "ADN coopératif ", oubliez très vite cette notion obsolète, qu'on réserve pour le marketing destiné aux clients. L'ADN coopératif ne vaut pas pour l'interne. Ce qui vaut pour l'interne en revanche, toujours dans le plan stratégique, ce sont les "synergies de coûts" de 900 millions d'euros à trouver d'ici 2017. Pour améliorer le ROE.

On en aurait déjà trouvé un sur les 900, nous dit-on (mais nous n'en sommes pas certains) à la DISG...

mardi 23 décembre 2014

Demain la DISG... et après-demain ?

A la lumière de ce qui se passe pour la DISG, beaucoup s'interrogent aujourd'hui sur le devenir de BPCE sa... et se souviennent qu'il y a quelques mois, comme par hasard, BPCE sa a soudain disparu des écrans radar. Papier à en-tête, cartes de visite, logo de votre signature outlook : BPCE n'apparaît plus nulle part, il n'y a plus que "Groupe BPCE".

Un hasard ? Certainement pas. Le 4 avril 2013, juste avant les élections professionnelles, nous tirions déjà la sonnette d'alarme dans un tract, en pointant la volonté exprimée par François Pérol concernant Natixis et BPCE de coordonner leurs activités et de ce fait de les optimiser pour réduire les charges et montrer l'exemple aux "maisons mères".

Voir l'article du 4 avril 2013

Nous avions cité parmi les 2 directions menacées les services généraux et l'informatique... et malheureusement pour les personnes concernées, l'actualité récente nous a donné raison. Nous avions également cité les fonctions financières et de développement, mais si on en croit les arguments avancés pour justifier le projet de transfert de la DISG, cela pourrait concerner toutes les "activités similaires géographiquement proches". Si on met de côté les fonctions régaliennes auxquelles il semble impossible de toucher, il reste de très nombreux salariés qui pourraient donc être potentiellement touchés, dans un avenir proche, par un transfert destiné à faire ces "économies d'échelle" chères à François Pérol.

Mais peut-être y verrons-nous plus clair le 8 janvier, lors des voeux que notre Président ne manquera pas de présenter à l'ensemble des salariés de BPCE... y-compris à ceux de la DISG ?

lundi 22 décembre 2014

Que s'est-il passé à BPCE le 18 décembre ?

Vous l'avez sans doute remarqué, il y avait un petit peu de monde dans le hall d'entrée le matin... désolé pour l'encombrement éventuel, mais c'était pour la bonne cause : les 37 salariés de la DISG qui doivent être transférés chez Natixis.

Pour l'occasion, en effet, les 4 organisations syndicales de BPCE avaient décidé de mettre leurs forces en commun pour agir et diffuser un tract en intersyndicale. On en a même profité pour refaire la déco et accrocher quelques tracts aux arbres de Noël...

Mais ce n'est pas tout. Il y avait une réunion du Comité d'entreprise en salle Sydney qui a débuté  à 9 h. Et à leur arrivée, Messieurs Philippe Lesieur (Directeur des Ressources Humaines) et Alain Sounigo (Responsable des Affaires Sociales) ont eu la surprise de découvrir, devant la salle, une grande partie des 37 salariés de la DISG concernés par le projet de transfert chez Natixis. 

Tout s'est déroulé dans le plus grand calme et la plus parfaite courtoisie, mais on ne voit pas ça tous les jours à BPCE... et les représentants de la direction ont eu le temps de faire part en haut lieu de cet événement, puisque nous avons demandé une suspension de séance dès le début de la réunion, afin de terminer la distribution des tracts.

Un peu plus tard, au cours de la réunion, Mme BEC, MM BERCHE et PONCET (Natixis) ont accepté de reporter la mise en oeuvre du projet, ont pris quelques engagements concernant les activités actuellement internalisées et ont proposé de mener les négociations sur le socle social avant le transfert des équipes, qui serait désormais fixé au 1er avril.

Est-ce l'effet de la mobilisation du matin, le résultat de notre entrevue avec François Pérol (cf. tract du 18 décembre) ou bien les rapports des experts mandatés par le CE et le CHSCT ont-ils incité nos dirigeants à prendre le temps de mieux examiner ce projet ? Il y a probablement un peu de tout cela.

Quoi qu'il en soit, nous adressons nos félicitations à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés ce 18 novembre, en particulier aux salariés de la DISG. Cela demandait un courage certain et ils n'en ont pas manqué. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire...




jeudi 18 décembre 2014

Tract du 18 décembre

Tract en intersyndicale
CFDT / CFTC / SNB / UNSA


Transfert de la DISG à Natixis : le miroir aux alouettes

Après des années passées à accompagner tous les salariés de BPCE sa, dans leurs prestations d’aménagements, de sécurité, de reprographie, et avoir obtenu une excellente appréciation lors de sondages de satisfaction adressés à l’ensemble de BPCE, la Direction demande aux services généraux de quitter BPCE sa pour rejoindre les équipes de Natixis.

Le CE et le CHSCT ont mandaté des experts pour analyser ce dossier. Les premières conclusions sont dérangeantes pour la Direction :
  • aucun intérêt économique, puisque la prestation externalisée chez Natixis nous sera refacturée (la Direction annonce 1M d’€ d’économie « à dire d’expert », pour Natixis et BPCE, mais ne produit aucune analyse chiffrée pertinente) ;
  • aucune garantie sur le devenir de nos collègues une fois transférés.

A la lecture de ces premières conclusions et face au désarroi des salariés concernés, une délégation, composée des secrétaires du CE et du CHSCT et des représentants de toutes les organisations syndicales, a rencontré François PEROL le 10 décembre.

Les principaux messages du Président du Directoire sont :
- Des économies d’échelle doivent être réalisées et toutes les économies sont bonnes à faire ;
- Les organisations sont appelées à évoluer une fois les transferts réalisés chez Natixis.

Depuis la création de BPCE, on ne compte plus les projets de réorganisations ou de transferts d’activités. Mais jusqu’à présent, aucun projet ne s’était traduit par un tel niveau d’externalisation injustifiée économiquement.
S’agirait-il d’une réduction d’effectifs qui ne dit pas son nom ? Et si telle est la volonté du comité de Direction Générale de BPCE sa, quelles sont les prochaines activités de BPCE qui seront externalisées ? Pourquoi réduire à tout prix l’effectif de BPCE sa ?
Si notre Président souhaite réellement procéder à « des économies d’échelle », nous lui suggérons de se pencher prioritairement sur le problème de la réappropriation en interne des missions confiées au demi-millier de prestataires de BPCE sa.

Le projet peut sembler relativement protecteur et sécurisé pour les salariés concernés, voire avantageux : transfert du contrat de travail (ancienneté, congés, etc), et statut social de Natixis… mais pour combien de temps ? François PEROL n’a pas fait de langue de bois sur le sujet : une fois le transfert réalisé, « les organisations évoluent ». C’est bien cela qui inquiète particulièrement les salariés de la DISG.
Quel sera le coup d’après, dans une entreprise où leur activité est sous-traitée à des prestataires ? Aucune garantie n’est apportée sur la pérennité des postes.



Ce que les élus et toutes les organisations syndicales demandent à François PEROL :
- prendre en compte les arguments des représentants du personnel et ne pas se fier à ceux qui lui disent ce qu’il a envie d’entendre ;
- retarder le projet pour prendre le temps de mieux étudier le dossier ;
- se rendre compte que le projet n’apporte aucune véritable économie, génère un traumatisme social et décider de ne pas le réaliser.
         

mercredi 17 décembre 2014

Diapason : attention, on a les noms...

Apparemment, notre appel au boycott a été entendu. Ipsos a rallongé d'une semaine la durée de l'enquête et au vu du taux de participation, certains managers sont tentés de faire du zèle.
Certains passent donc dans les couloirs pour demander à chacun de leurs collaborateurs s'ils ont bien répondu à l'enquête...
D'autres n'hésitent pas à les relancer par la messagerie... le dimanche ! C'est l'Inspection du Travail qui serait contente de savoir ça.

Alors à tous ceux qui seraient tentés de faire remonter le taux de participation de leur service ou de leur direction par l'intimidation, attention : nous savons très précisément qui fait quoi et notre patience a des limites...

Et à tous ceux qui n'ont pas répondu à l'enquête (et n'ont pas l'intention de le faire) : si jamais votre manager vous demande si vous avez répondu, faites lui donc plaisir en lui répondant oui... Il ne pourra pas vérifier !

DIAPASON : BOYCOTT !!!




vendredi 12 décembre 2014

Diapason : on ne lâche rien!

Vous avez tous reçu le message d'IPSOS et certains d'entre vous ont reçu des messages de relance de leur direction.  Notre action de boycott fonctionne, au point que la période d'enquête est prolongée d'une semaine !

Ce n'est pas le moment de lâcher prise, ne cédez pas à d'éventuelles pressions, qu'elles soient écrites ou orales.

En effet, sachez que nous avons alerté l'Inspection du Travail lorsque des pressions qui nous semblaient excessives ont été exercées afin que certains salariés de BPCE répondent à cette enquête. Depuis, des consignes ont été transmises par la DRH à vos managers... ce qui n'empêchera sans doute pas certains d'entre eux de tenter leur chance oralement, pour ne pas laisser de preuves.

Ne cédez pas aux relances et encore moins aux tentatives d'intimidation !

DIAPASON : BOYCOTT !!!

mardi 9 décembre 2014

Pourquoi ? Parce que !

Parce que cela fait trois ans que les NAO n'aboutissent à rien, avec des augmentations collectives de plus en plus anecdotiques...
Parce que la direction, qui a permis le travail de nuit et des charges de travail bien supérieures à ce qu'autorise le droit du travail, va demain vous obliger à badger au prétexte qu'elle s'est faite épingler par l'inspecteur du travail...
Parce que la direction a supprimé, sans même engager la moindre discussion avec vos syndicats, la partie collective de votre part variable...
Parce que ces 3 dernières années la direction s'était engagée à ouvrir certaines négociations (notamment sur le handicap, sur l'utilisation des nouvelles technologies, sur les cotisations retraite des salariés à temps partiel) et que ces engagements n'ont jamais été tenus...
Parce que le projet de transfert de 37 salariés de la DISG, qui ne repose sur aucun fondement sérieux, est dangereux pour les salariés concernés...

Il serait peut-être temps de manifester votre mécontentement.

DIAPASON : BOYCOTT !!!

lundi 8 décembre 2014

Chers collègues de la SG/DJ...

Chuuut… Attention, là, il convient d’être prudent. Ici règnent la loi du silence, l’omerta, la menace, la  répression… tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous ! Ici, les réunions de team building servent à faire parler les meneurs, pour mieux les identifier et les sanctionner. Ici, les tracts ne font pas long feu. A peine déposés, ils sont aussitôt retirés. Puis à nouveau déposés et à nouveau retirés et ainsi de suite*. Ici, on s’approche du 7ème étage et l’épaisseur de la moquette est là pour étouffer les bruits de couloir. Ici, la liberté d’expression n’a pas sa place. Bienvenue à l’étage le plus nord-coréen du bâtiment !

Alors si vous avez envie de protester, ne répondez surtout pas à l’enquête Diapason. Après tout, puisqu’il vous est interdit de dire ce que vous pensez, autant jouer le jeu jusqu’au bout, non ?

DIAPASON : BOYCOTT !!!

* heureusement, à l'UNSA, on est nombreux et bien organisés...

mercredi 3 décembre 2014

Boycott de Diapason : nous aussi, on relance !

Vous avez reçu hier une relance vous invitant à répondre à l'enquête Diapason, donc voici la nôtre ! Evidemment, toute ressemblance avec la relance d’Ipsos serait parfaitement fortuite…


Dans le cadre du baromètre Diapason, vous avez reçu le 20 novembre un tract de l'UNSA vous invitant à ne pas répondre au questionnaire en ligne.

Si vous n’avez pas répondu, nous vous en remercions, veuillez continuer de la même manière 
J

Si vous hésitez encore (sait-on jamais ?) nous  vous invitons à  gagner environ 15 minutes de votre temps afin de l’utiliser de manière plus intelligente et plus agréable. Ce ne sont pas  les solutions qui manquent… la date limite de non-réponse étant fixée aux environs de ad aeternam…

Pour ne pas accéder au questionnaire, il vous suffit de ne pas cliquer sur le lien fourni par Ipsos, qui n’est donc pas indiqué ci-dessous.

En cas de difficultés, vous pouvez aller sur un autre site, que ce soit celui de Le Gorafi ou, mieux encore, le blog de l’UNSA !  

Nous préconisons le boycott de  cette étude réalisée à la demande de l’employeur, soucieux de distribuer de la poudre aux yeux à l’approche des fêtes de fin d’année. Et à ceux qui ne croient plus au père Noël, il faudra expliquer en quoi un lien individualisé garantit l’anonymat. Un lien unique, le même pour tout le monde, avec un accès sécurisé par login / mot de passe, pourquoi pas ? Mais là…

Pour ceux qui auraient accidentellement cliqué sur le lien fourni par Ipsos, après avoir accédé au questionnaire, vous pouvez à tout moment vous interrompre pour éviter de finir de le compléter !

DIAPASON  : BOYCOTT !!!

mardi 2 décembre 2014

Langue de bois... c'est l'hôpital qui se moque de la charité !

Le texte ci-dessous est extrait d’une interview accordée par François Pérol au magazine Challenges. Comme souvent, nous y avons ajouté quelques commentaires, en rouge…

Comment qualifier la relation entre le monde politique et le business ?
Objectivement, elle est mauvaise. Dans une période récente, j’ai été frappé par la difficulté des hommes politiques à exprimer librement un point de vue et à s’engager, même dans un cercle restreint. Et même très restreint, le cercle en question ! Récemment un ministre recevait des patrons avant le sommet de Davos. Alors que c’était une occasion parfaite pour engager un dialogue libre, il a servi une langue de bois à débiter au rabot… Parce que lui ne fait jamais ça, à l’occasion des vœux ou lorsqu’il nous annonce les résultats, peut-être ? Entre les patrons et les politiques, le dialogue n’est pas assez confiant. Entre les patrons et les syndicats non plus, soit dit en passant… Les patrons ne font pas de politique (première nouvelle !), ils cherchent simplement à faire avancer leur entreprise. Ils devraient pouvoir parler des choses par leur nom sans être voués aux gémonies.

Quelle mesure prioritaire pour faire bouger le pays ?
Il y a une mine d’or (pour qui ?) derrière la volonté de simplification. Le discours récent va dans ce sens, mais malheureusement les actes sont différents. L’interdiction du travail à temps partiel de moins de 24 heures, la loi sur les stages, le volet de la loi Hamon sur la transmission d’entreprise, la loi pénibilité… C’est pénible !Toutes ces mesures partent d’excellentes intentions, mais elles compliquent la vie des dirigeants. Dans notre secteur, la revue de qualité des actifs nous a demandé un travail considérable (oui, on avait remarqué). Certaines équipes ont explosé les horaires. La faute à qui ? L’inspection du travail nous a épinglés. La faute à qui ? Résultat, tous les cadres vont être obligés de badger à l’entrée et à la sortie des bureaux. La faute à qui ? Cette mesure est mal vécue… La faute à qui ?

C’est quand même étonnant, cette façon de voir la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre qui est dans le sien ! Et il faut quand même être gonflé pour argumenter ainsi : on s’est mis hors la loi, on s’est fait attraper, on a été condamnés, donc il faut changer la loi ! Et puis quoi, encore ? La prochaine fois, François Pérol ferait mieux d’écouter l’UNSA. On avait tiré la sonnette d’alarme suffisamment tôt. Et récemment encore, nous avons proposé une solution alternative permettant d’éviter de badger. Que les choses soient bien claire : le seul et unique responsable de tout cela c’est la direction !

lundi 1 décembre 2014

Chers collègues de la DITG...

Vous qui en avez assez d’être organisés, réorganisés, ré-réorganisés et finalement désorganisés…
Vous qui en avez assez de voir la qualité du service apporté aux utilisateurs se dégrader année après année, faute d’une politique cohérente et d’économies de bouts de chandelle…
Vous qui en avez assez de travailler dans une atmosphère pesante, délétère, voire anxiogène…
Vous qui en avez assez de voir des prestataires exercer des responsabilités qui devraient être réservées à des salariés…  

Surtout, ne manifestez pas votre mécontentement en répondant à l’enquête DIAPASON : la direction se contenterait de ne pas diffuser les résultats !


DIAPASON : BOYCOTT !!!