vendredi 27 février 2015

Les bons résultats de l'externalisation

Le samedi 14 janvier, on pouvait lire en page 13 du Parisien un édifiant article intitulé "Arnaque au service courrier". Des employés du service courrier du siège du groupe Banque Populaire - Caisse d'Epargne à Paris, détournaient les numéros de cartes bancaires de clients pour effectuer des commandes en ligne".

Il ne s'agit pas ici d'entrer dans le détail de cette fraude, d'un montant estimé par le journal à 300 000 euros, dont les principales victimes pourraient bien être des salariés ou anciens salariés (et clients) plutôt que de "véritables" clients, comme l'indique l'article.

Ce qu'il est intéressant de noter, c'est le préjudice en termes d'image d'une telle affaire, au moment même où  on nous explique qu'il faut faire des économies d'échelle et des synergies de coûts.

Le service courrier était déjà externalisé depuis plusieurs années, pour des raisons du même genre, on voit le résultat aujourd'hui.  Aujourd'hui, la DISG est sur le point d'être transférée chez Natixis. Il ne s'agit pas d'une externalisation, les salariés concernés seront demain des salariés de Natixis. Espérons toutefois que Natixis n'aura pas la mauvaise idée, dans un an, dans deux ans ou dans trois ans, d'externaliser d'autres services. Ce serait ouvrir la porte à d'autres possibilités de malversations. Et la même question se pose - depuis de nombreuses années  déjà - sur le recours à des prestataires externes en matière d'informatique.

A combien peut-on estimer le préjudice en termes d'image d'une affaire qui semble démontrer que le siège de l'organe central du 2ème groupe bancaire français n'est pas à l'abri des employés de son service courrier (dont certains étaient apparemment déjà connus de la justice, d'après l'article) ? Quelle confiance les lecteurs du Parisien peuvent-ils accorder à une banque qui se laisse ainsi piéger ? Combien de coûteuses campagnes de publicité faudra-t-il pour "rattraper le coup" ?

On nous dit qu'il faut réduire certains coûts et faire des économies d'échelle, on essaie de trouver un million d'euros par-ci, un million d'euros par-là. Mais finalement, un million d'euros, ou même deux si on ré-internalisait certains services, ce ne serait pas si cher payé si ça pouvait éviter de passer publiquement pour des ........... On vous laisse compléter la phrase par vous-même.

mercredi 25 février 2015

François, entends-tu le cri sourd des réseaux qui protestent ?

Ca commence à bouger dans les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, suite aux résultats (si on peut dire...) des Négociations Annuelles Obligatoires conduites dans chacune des deux branches.

Les salariés ne supportent plus la politique salariale de la direction, ni leurs conditions de travail, notamment la pression mise sur les objectifs commerciaux. Et ils le font savoir.

Exemple de la Banque Populaire Provençale et Corse (sources : France 3 Corse, La Provence) :
- le 3 février, un mot d'ordre de grève générale a été lancé. Il a été suivi, en Corse, par 95% des agents. Résultat : 11 des 13 agences de l'île sont restées fermées !
- le 18 février, une centaine de salariés se sont rassemblés sur l'avenue du Prado, devant le nouveau siège (car pour se payer un nouveau siège, là, il y a de l'argent)...

Et le mouvement ne fait sans doute que commencer. Aujourd'hui  la lettre de l'Expansion s'est fait l'écho d'un communiqué de presse de l'intersyndicale réunissant les organisations syndicales des deux branches, Banque Populaire et Caisse d'Epargne, annonçant  la préparation d'une mobilisation sans précédent des salariés, qui pourrait aller jusqu'à un mouvement de grève générale touchant l'ensemble des Banques Populaires et des Caisse d'Epargne.

Mais à part ça, tout va bien. D'ailleurs, d'après l'enquête DIAPASON (résultats Groupe) , "la satisfaction dans le travail est en augmentation". On va bien voir...




lundi 23 février 2015

Ca se passe de commentaires (du moins pour l'instant)...

En léger différé du Conseil de Surveillance qui a eu lieu le 18 février :

Parts variables octroyée en 2015 au titre de l’exercice 2014

PV 2015
rappel PV 2014
F. PEROL
  851 858 €
  890 994 €

J.Y. FOREL
  413 022 €
  431 997 €

D. KARIOTIS
  413 022 €
  431 997 €

A. MERCIER GALLAY
  413 022 €
  431 997 €



Pour mémoire :

salaire fixe maintenu
F. PEROL
550 000 €
J.Y. FOREL
500 000 €
D. KARIOTIS
500 000 €
A. MERCIER GALLAY
500 000 €

N'hésitez pas à faire passer ça à votre voisin, ce sont des chiffres qui méritent d'être connus de tous !

mardi 10 février 2015

Bravo et merci aux salariés !

Vous avez été nombreux et même majoritaires (plus d'un salarié sur deux) à suivre l'appel de l'UNSA au Boycott et à ne pas répondre à l'enquête DIAPASON !

BPCE SA affiche donc un taux de participation inférieur à 50% (on ne sait pas encore combien précisément), très en deça du taux global de participation, qui serait de 64%... lui-même très inférieur au taux de participation de 72% enregistré en 2012 à l'organe central sur l'enquête "BPCE c'est nous".

C'est une belle victoire collective car avec un tel taux de participation, l'enquête devient tout simplement inexploitable pour la direction de BPCE SA, qui passe dans cette affaire pour le vilain petit canard, le mauvais élève de la classe, loin derrière les autres entités du Groupe.

Mais surtout, vous avez adressé à la direction un message très clair, celui de votre mécontentement. Mécontentement par rapport à vos conditions de travail, mécontentement par rapport à la qualité du dialogue social dans l'entreprise, mécontentement quant à la politique de rémunération, méfiance vis à vis de la stratégie de l'entreprise, inquiétude quant à vos perspectives d'évolution de carrière...

Cela fait longtemps que l'UNSA tire le signal d'alarme. Par votre action, en suivant notre appel au boycott, vous avez confirmé ce que nous ne cessons de répéter à l'employeur : non, tout ne va pas bien à BPCE SA, loin de là. Espérons que cette fois, la direction saura entendre le message...

jeudi 5 février 2015

Négociation Annuelle Obligatoire 2015

Sur la lancée de l'intersyndicale qui s'est formée sur le projet de transfert de la DISG, les quatre organisations syndicales de BPCE SA se sont mises d'accord pour dénoncer lors de la réunion du 30 janvier le non-respect par la direction des engagements pris lors des précédentes NAO, notamment celle de 2014.

Le Procès Verbal de désaccord (document officiel transmis à la DIRECCTE)  indiquait en effet (en bleu ci-dessous) :

"La Direction donne son accord pour ouvrir des discussions avec les représentants du personnel sur l’utilisation des TIC, pouvant donner lieu, le cas échéant, à une Charte de bonne conduite".

Aucune discussion n'a été engagée en 2014 !

"La Direction confirme son accord pour ré-ouvrir des négociations sur la mise en place d’un accord sur le droit syndical".

Aucune négociation n'a été ré-ouverte en 2014 !

Sur le sujet du handicap, La Direction indique, aux organisations syndicales, qu’elle dispose d’un mandat pour négocier sur le sujet. Des négociations seront ouvertes dans le cours du 1er semestre 2014".

Aucune négociation n'a été ouverte en 2014 !

Quelle confiance, quelle crédibilité les organisation syndicales peuvent-elles accorder une direction qui ne tient pas ses engagements ? Quels enseignements sommes-nous censés en tirer ?
L'UNSA constate que le dialogue social ne cesse de se dégrader et déplore le refus de négocier qu'affiche désormais l'employeur, sur quelque sujet que ce soit. Salaires, durée du travail (badgeage), part variable (suppression de la partie collective) et bien entendu ( nous ne l'oublions pas) transfert de la DISG : la direction passe en force sur tous ces dossiers. Et elle s'étonne ensuite lorsque nous durcissons nos positions...






mercredi 4 février 2015

Chacun son tour




Pour mémoire, "un dossier d'une effroyable banalité" est l'expression qu'à utilisé François Pérol  en conseil de surveillance au sujet du projet de transfert des 37 salariés de la DISG à Natixis.

lundi 2 février 2015

Les collaborateurs de BCA démobilisés ?

C’est la question qu’on pouvait se poser, vendredi 31 janvier après-midi… Invités par Jean-Yves FOREL à passer l’après-midi à la BNF pour faire le point sur les chantiers 2014 et le plan d’action 2015, les collaborateurs ayant répondu présent ont pu constater que le grand auditorium loué pour l’occasion était loin, très loin d’afficher complet. 
Les personnes chargées de l’organisation ont vainement tenté de masquer cet absentéisme au donnant des consignes de regroupement sur les premiers rangs… mais c’était peine perdue. Répartis un peu partout, les rangs des collaborateurs de BCA apparaissaient clairsemés, avec de très nombreux sièges vides. Jean-Yves FOREL  a eu beau tenter de sauver les apparences en justifiant cela par une épidémie de grippe, personne n’a été dupe.

Faut-il s’en réjouir ? Il est certes regrettable de constater qu’on en soit arrivés à un tel niveau de désintérêt et d’indifférence, mais si les salariés aujourd’hui ne croient plus aux beaux discours et à la langue de bois qu’on leur sert à chacune de ces manifestations, tant mieux. 

Il serait temps que nos dirigeants se rendent compte du ridicule de ces saynètes plus ou moins bien mises en scène et plus ou moins bien interprétées. Qu’il s’agisse de s’auto-congratuler ou d’envoyer des piques au directeur concurrent, le discours ne passe plus, les collaborateurs n’y croient plus.
Il serait temps aussi qu’il réfléchissent aux raisons de cette démotivation…