vendredi 27 mars 2015

Pour les salariés, le bonheur est dans le télétravail !

Pas besoin d'enquête DIAPASON pour le savoir (qui, curieusement, ne comportait d'ailleurs aucune question sur le sujet), il suffit de lire Le Parisien d'aujourd'hui, qui consacrait, sous ce même titre, une demi-page au sujet du télétravail.

D'après une étude de l'institut Odoxa, 71% des cadres souhaiteraient en effet télétravailler afin notamment de faciliter leur quotidien et de réaliser des économies.
Ce qui les séduit, c'est bien évidemment l'idée de pouvoir mieux concilier vie professionnelle et vie privée (48%) et celle de ne plus perdre de temps dans les transports (46%).

Même s'il souligne qu'il n'est pas encore aussi développé en France que dans les pays scandinaves, l'article précise que le télétravail concerne déjà près de 15% des salariés français !

A BPCE, pas question, c'est un sujet tabou, pour une raison qui nous échappe. Pas question non plus de faire un test; ni même d'évoquer le sujet, ne serait-ce que pour en discuter !

Mais rassurez-vous, ça ne nous empêchera pas de continuer à demander !


jeudi 26 mars 2015

Retiens-moi ! Retiens-moi ! Non, mais retiens-moi mieux...


Mardi, François Pérol a préféré laisser le soin à Anne Mercier-Gallaiy de recevoir la délégation de l'intersyndicale Groupe...



mercredi 25 mars 2015

Revue de presse (extraits, avec nos commentaires en rouge)

Voilà ce que vous ne trouverez pas dans les communications officielles sur intranet... 

Le Figaro, mardi 24 mars
Paris
Près de 500 salariés en grève se sont rassemblés aujourd'hui devant le siège du groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d'Epargne...) à Paris, pour réclamer "un salaire décent" et "retrouver de bonnes conditions de travail".

Le mouvement de grève a été suivi par 11,8% du personnel au niveau national et a conduit à la fermeture de 5% des agences, selon les chiffres communiqués par la direction. 

Selon la direction... mais même ainsi, ça fait quand même plus de 12 000 personnes !

Paris Normandie, mercredi 25 mars
Rouen
Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées rue Jeanne-d'Arc, à hauteur de la Caisse d'Épargne (...) Ils dénoncent « les départs en retraite non remplacés, la recrudescence des CDD, que l'on ne garde pas au terme du contrat ». Selon une manifestante, « les dirigeants sont déjà sur la banque de demain, quand il n'y aura plus aucun guichet... À la Caisse d'Épargne de Normandie, ces six dernières années, on a perdu 300 CDI, avec un plan social en 2009 qui a accentué les événements ! » . Enfin, les manifestants soulignent « un mal-être au travail et un manque de reconnaissance » .


La Provence, mercredi 25 mars
Marseille
Une centaine de personnes se sont rassemblées hier matin place Estrangin-Pastré (6e) devant le siège marseillais de la Caisse d'Épargne Pac (Provence Alpes Corse). À l'appel de leur intersyndicale (...), ces salariés de la banque manifestaient leur mécontentement dans le cadre d'un mouvement national qui affecte également le réseau Banques Populaires et vise à obtenir des augmentations substantielles de salaires compte tenu, affirmaient les manifestants, "des excellents résultats réalisés par leur établissement au cours de l'exercice écoulé" . 


La Provence, mercredi 25 mars
Saint Etienne
Devant les locaux de cette dernière, place de l'Hôtel-de-Ville à Saint-Etienne, une centaine de salariés se sont mobilisés dans la matinée. Dans l'après-midi, c'était au tour de ceux de la CELDA de se réunir à deux pas du siège, cours Fauriel. « Nous avons obtenu un taux de grévistes de 25 % sur le territoire de la Caisse (...). Notre président national a au moins réussi une chose. Celle de créer une intersyndicale qui a vocation à durer ». 


1 salariés sur 4... pas mal, pour une première ! 


L'indépendant, mercredi 25 mars
Perpignan
« À force, nous sommes écoeurés » , observe Béatrice. Depuis 12 ans au service de la Banque Populaire, elle dresse aujourd'hui un constat d'échec social. « Nous ne comptons pas les heures de travail supplémentaires qui ne sont pas payées, bien évidemment. Parce qu'on nous demande de prioriser les dossiers de vente plutôt que le reste. Avec des objectifs toujours plus hauts. Mais ces impératifs vont au détriment de l'intérêt du client. Nous nous écartons de plus en plus du conseil qui est la base de notre métier. Même les managers d'agence nous soutiennent, c'est dire si la situation se dégrade » , fustige-t-elle.

Et pourtant, il pleuvait...


La Nouvelle République, mercredi 25 mars
Tours
Hier, vers 10 h 30, plus d'une centaine de salariés de la Banque Populaire, quartier des Fontaines, à Tours, ont observé le mouvement national de grève à l'appel de l'intersyndicale du groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d'Épargne...). Les syndicats dénoncent, notamment, « la réduction programmée des effectifs qui comprime la charge de travail sur les personnels restants, une dégradation observée du service à la clientèle, la perte de repère sur les valeurs mutualistes portées par le groupe » et « une politique de rémunération injuste ». 

Les valeurs mutualistes du groupe... ça fait longtemps que nos dirigeants les ont oubliées ! 

La Nouvelle République du Centre-Ouest, mercredi 25 mars
Poitiers
« Deux raisons motivent ce rassemblement : la dégradation des conditions de travail avec une pression commerciale de plus en plus forte et la politique de rémunération injuste , a expliqué Frédéric Parrot, porte-parole du syndicat unifié UNSA. Pour la première fois, la direction a décidé de ne pas revaloriser les salariés malgré 3,1 milliards de bénéfices réalisés par le groupe, l'an passé. Même notre Caisse régionale a dégagé 90 millions d'euros de résultat net l'an passé. » L'annonce du vote d'une prime de 851.858 E en 2015 pour François Pérol, président du groupe BCPE, n'est pas de nature à calmer les salariés. L'intersyndicale a d'ailleurs prévu de lui adresser 100.000 « cartes du refus » pour signifier leur ras-le-bol.

851 815 € pour l'un, 200 € pour les autres...

La Dépêche, mercredi 25 mars
Cahors
Une soixantaine de salariés des agences lotoises de la Banque Populaire Occitane se sont rassemblés, hier matin, devant le siège de la banque, à Cahors (...). « Nous avons deux revendications, résume Philippe Petit. D'abord salariales (...) Nous protestons aussi contre les suppressions de postes dues au non-remplacement des départs à la retraite. Les conditions de travail sont de plus en plus dures ».

La suite prochainement...

jeudi 19 mars 2015

Rentrez chez vous !

Vous en avez assez des plantages du réseau, de la messagerie bloquée, des temps de réponse à rallonge, des problèmes de connexion à internet ?

Arrêtez  de vous énerver, de vous stresser inutilement.
L’UNSA a la solution (du moins si vous êtes au forfait jour…) : rentrez chez vous !
Et si vous êtes à l’horaire collectif, alors profitez-en pour prendre le temps de discuter avec vos collègues autour d’un café ou d’un thé.   

Peut-être qu’ainsi, la direction fera le nécessaire pour que votre principal outil de travail fonctionne correctement. Ce serait quand même la moindre des choses, pour l’organe central du 2ème groupe bancaire français, qui aspire à devenir une « banque digitale ».
Alors pensez-y, et la prochaine fois que votre poste de travail sera inutilisable : rentrez chez vous !

En plus, vous aiderez ainsi la direction, qui est très inquiète ces derniers temps concernant votre temps de repos…


mercredi 11 mars 2015

Solidarité

Hier, nous avons diffusé le tract de l'intersyndicale groupe appelant à la grève le 24 mars.

Nous n'avons pas à ce jour les résultats de la Négociation Annuelle Obligatoire, toujours en cours à BPCE. Pour une obscure raison, la direction semble vouloir faire traîner les choses...

Nous connaissons en revanche les résultats dans les branches Banque Populaire et Caisse d'Epargne : 0% d'augmentation et une prime de 200 euros bruts !

Vous êtes nombreux à BPCE à être passés par l'un des deux réseaux (voire par un réseau concurrent). Vous êtes bien placés pour savoir quelle peut être la pression subie par les salariés des Banques et des Caisses, notamment sur les objectifs commerciaux, ainsi que les conditions de travail qui sont les leurs.

200 euros bruts d'augmentation de salaire, ça aurait  déjà été une proposition risible, mais 200 euros bruts de PRIME, c'est tout simplement inadmissible.

Par solidarité, avant même de savoir ce que la direction proposera pour les salariés de BPCE, nous avons donc choisi de rejoindre l'intersyndicale groupe et son action prévue le 24 mars.


vendredi 6 mars 2015

Diapason : on ne vous dit pas tout !

C’est le grand retour de la langue de bois, avec les premiers résultats de l'enquête DIAPASON publiés sur l'intranet. Comme d’habitude, on ne parle pas de ce qui va mal, uniquement de ce qui va bien. Ou alors, on positive à l’extrême, en dépassant les bornes des limites de la mauvaise foi, selon le bon vieux principe du « plus c’est gros, mieux ça passe » ! Voici donc nos commentaires sur le sujet.

Petite précision préalable : il s’agit ici des résultats groupe… pas des résultats BPCE, qu’on attend évidemment avec une grande impatience.

On commence avec le nombre de répondants. Près de 45 500 collaborateurs ont répondu sur 69 000 interrogés… oui, et donc près de 24 000 n’ont pas répondu, ce qui est beaucoup, sachant qu’il n’y a qu’à BPCE qu’un mot d’ordre de boycott avait été lancé ! Mais même sans boycott, le taux de participation est en forte baisse.

Parmi ceux qui ont répondu qui ont répondu, 31 % ne sont pas satisfaits de leur travail, un pourcentage en hausse de 4 points par rapport au précédent baromètre ! 32% (soit près d’un collaborateur sur 3 !) ne sont pas satisfaits quant à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, un pourcentage en hausse de 2 points.
22% des collaborateurs n’ont pas confiance dans les décisions prises par leur manager, ce qui représente quand même plus d’un collaborateur sur 5... Quant aux managers, il en reste encore un sur quatre qui déclarent ne pas adhérer à la stratégie du groupe et être pessimistes quant à son avenir.

Mais à part ça, tout va bien, la direction se félicite des résultats obtenus !

Et BPCE dans tout ça ? Nous n’avons pour l’instant que très peu de résultats (les aura-t-on un jour ?)… mais nous savons en revanche que, des 35 entreprises participantes, elle arrive en dernière position pour le taux de participation, avec un chiffre de seulement 43 %

Oui, vous avez bien lu : 43 %

Non, ce n’est pas une plaisanterie, c’est bien  43% !!!

mardi 3 mars 2015

Bilan d'incompétence

Pour ceux d'entre vous qui croient encore que les salaires, parts variables et autres bonus en tous genres de nos dirigeants sont justifiés par une compétence supérieure, voilà une histoire édifiante...

En mars 2012, Philippe DUPONT (ancien Président du groupe BPCE, quand même ...) lance ISODEV, entreprise spécialisée dans le financement des PME, avec l'aide d'investisseurs tels que le groupe Bolloré, François Pinault, Casino, les Galeries Lafayette...

Pour certains, l'idée relevait d'une bonne cause, puisqu'il s'agissait d'aider des très petites entreprises, délaissées par les banques depuis le début de la crise financière... De mauvais esprits auraient pu y voir, en revanche, la volonté de faire des profits grâce à la crise financière ! Et au passage de concurrencer les Banques Populaires, groupe également dirigé par Philippe Dupont avant la création de BPCE !

Trois ans après, la société a cessé ses activités et a été liquidée après une tentative de sauvetage qui s'est soldée, elle aussi, par un échec.

On aurait pourtant pu penser que l'ex-patron d'un groupe bancaire savait où il mettait les pieds (ainsi que les fonds de ses actionnaires) en se lançant dans une activité de financement... La preuve que non !

Et au passage, d'après le journal Le Monde du 24 février, il va laisser une ardoise à Natixis et à la Bred. Du coup, Philippe DUPONT ne pouvant plus se targuer d'un "crédit incontestable"(c'est le moins qu'on puisse dire) a dû démissionner du conseil de surveillance de BPCE (comme le stipulent les statuts du groupe). C'est plutôt lui qu'il aurait fallu surveiller...