mardi 30 juin 2015

Procès PÉROL : plaidoirie des parties civiles


Ce mardi matin, les avocats des parties civiles (principalement les syndicats SUD et CGT des Caisses d’épargne) ont plaidé. Evidemment aucune surprise. Les parties civiles maintiennent leur plainte et leurs accusations envers F. PÉROL pour prise illégale d’intérêt.
L’imbrication entre le public et le privé, plaçant les évènements au cœur du pouvoir sarkosiste, est ainsi dénoncée. Même si c’est « la responsabilité personnelle de F. PÉROL qui doit être jugée. » La fusion création de BPCE était connue et pilotée par les Pouvoirs Publics, « l’imperium de l’État » s’est imposé le 21 février 2009. Mais la question demeure de connaitre le rôle exact de F. PÉROL.
Les parties civiles considèrent que la « loi a été malmenée » et que les conditions dans lesquelles ces évènements se sont déroulés « fabriquent du soupçon. » Mais de l’aveu même d’une partie civile, il n’y a pas beaucoup d’éléments matériels.
De plus, chacune des parties civiles réfute l’extrême urgence invoquée pour l’annonce de la désignation F. PÉROL, rejetant ainsi le calendrier, pourtant arrêté depuis longtemps et qui s’impose, de présentation des résultats 2008 catastrophiques de Natixis, des CE et des BP.
Quant au préjudice subit, et au-delà de la règle de droit non respectée, les syndicats SUD et CGT considèrent que F. PÉROL est responsable des méthodes commerciales (benchmark…) - mais c’est oublier un peu vite le rôle de O. KLEIN – que les Caisses d’épargne ne sont plus ce qu’elles étaient, qu’elles ont été démutualisées - c’est oublier le rôle de Ch. MILHAUD – et qu’il n’y a aucun dialogue social.
Le procès se terminera par les plaidoiries de la procureure et de la défense le jeudi 2 juillet.

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