vendredi 31 juillet 2015

Locaux BCA : les demandes de l'UNSA


Ci-dessous, la copie du message adressé jeudi 30 juillet à la DRH, avec copie à Jean-Yves FOREL et Alain PONCET.



Bonjour,

Suite aux réaménagements (non terminés) du 4ème étage et aux nombreux mécontentements qu’ils ont recueillis, des élus UNSA (dont certains occupent cet étage) ont jugés nécessaire d’effectuer une visite des bureaux et openspaces le 24/07/2015. Ils ont recensé des conditions de travail non ergonomiques, inconfortables voire inacceptables pour certains salariés, des non-conformités en termes de surface et de distances de sécurité, ainsi que des répartitions inéquitables d’espaces.
Dans un premier temps nous vous transmettons les constats, demandes et propositions ci-dessous.
Il est important que vous notiez que ce dossier sera suivi par le CHSCT et qu’un point sera demandé à l’occasion d’une prochaine réunion mais également dans le cadre du suivi normal de ces demandes.

Bureaux à deux des assistantes de direction
-          B457
-          C471
-          B428
-          C424 
Surfaces de 13,1 à 15,2 m²

Difficultés plus ou moins grandes dans ces bureaux de placer les 2 bureaux-tables perpendiculaires à la fenêtre :
-      Passages de 80 cm non respecté
-      Impossibilité de placer la tablette
-      Armoires basses préférées aux armoires hautes (plus claires et bouchant moins l’espace)
Il n’est pas du tout admissible que deux personnes se tassent dans un bureau de moins de 14m² alors que des bureaux plus spacieux existent à proximité, de surcroit occupés par des personnes seules.

Conclusion : la situation ne peut absolument pas rester en l’état ; des solutions doivent être trouvées rapidement et certaines peuvent être déjà exécutées sans travaux.
-      Donner un autre bureau aux 2 assistantes qui occupent le bureau C471 en permutant le bureau avec celui d’une personne seule plus spacieux à proximité (ex : C465 15,20 m²)
-      Donner un autre bureau également aux 2 assistantes qui occupent le bureau B428 et aux 2 assistantes qui occupent le bureau C424.
-      Faire respecter les largeurs des passages tout en donnant le mobilier de bureau nécessaire à des assistantes de direction (armoires basses dans le bureau et autre armoire à l’extérieur par exemple)

Openspaces
D’une façon générale, il est demandé des aménagements visant à réduire le bruit et à casser l’aspect « poulailler ». Cela se concrétise par des demandes de cloisons (vitrées, mi-hauteur…) et de panneaux acoustiques.
Il faut observer également que si la moquette devait être changée, la couleur choisie (moins salissante (?!) et aux couleurs du groupe) assombrit considérablement les espaces et plus particulièrement ceux qui ne se trouvent pas exposés directement à la lumière du soleil.
Les openspaces du 4ème étage réaménagés font l’objet de contre-propositions écrites et orales de collaborateurs pour une disposition différente de bureaux, d’armoires.
Certaines propositions ont été remises aux responsables ou aux assistantes de direction. Toutes ne sont peut-être pas parvenues au service Immobilier (I Coulomb).
-      Openspace B427 – B4M27 - B431 – B4M31 cloisons et disposition différente de 2 postes
-      Openspace C451 disposition différente des postes R et S – mais également demandes d’une cloison et d’autres dispositions de postes (ex : JKLM)
-      Openspace C435 : disposition non habituelle pour les personnes qui viennent d’emménager
-      Openspace C417 – C4M17 – C427 – C4M29 propositions de collaborateurs en cours de discussion avec le service Immobilier ; elles restent en attente de réponses. Un message fait le point au 13/07. Il a déjà été répondu que les modifications éventuelles ne seront prises en compte qu’après le déménagement prévu mi-septembre.
-      Openspace D402 deux équipes différentes, demande de cloison, disposition différente des bureaux de la marguerite (phénomène de résonance pour le bureau du coin) et des armoires.
-      Les autres openspaces de la zone A et D suscitent des craintes de même nature et certaines liées à la surdensification ; ces zones sont en cours d’aménagement et n’ont pas été visitées.

Cafétéria du 4ème étage
Il n’existe plus qu’une cafétéria à l’étage, sa surface a été réduite et l’offre de produits aussi.
Il est demandé de rétablir un distributeur de canettes de jus de fruits et de gâteaux ou d’indiquer dans chaque cafétéria dans quelle pièce un distributeur de ce type est en service.

Demandes diverses (Ecran antireflet pour PC, Casque tél. (double), Mobiliers, Autres)
Des responsables font circuler dans leurs équipes un tableau de demandes diverses.
Elles sont appelées demandes Moyens Généraux, en fait certains matériels sont fournis par les Services Généraux, d’autres par le service informatique.
Ces demandes sont-elles systématiques ?
Sont-elles remontées aux correspondants de la DISG ?
Comment sont-elles traitées ?

Autres constats :
Des personnes ont pour la 1ère fois un poste en openspace et sont gênées par leurs nouvelles conditions de travail liées au bruit et à la densité. Pour des personnes qui étaient déjà en openspace, les améliorations ne sont pas forcément perceptibles.
Il est constaté une tendance à demander moins d’armoires grises et à les remplacer par les armoires basses plus claires. Les zones d’archivage doivent en conséquence être prévues même si le stockage de papier diminue.
Les armoires vestiaire ne sont pas toujours à disposition alors que cela est obligatoire. Il y a donc une demande forte d’armoires vestiaires (sous-équipement dans les openspaces)
Les plans fournis au CHSCT sont différents des plans d’exécution. Les surfaces des bureaux ne sont pas indiquées et l’échelle des plans ne permet pas une lecture et une appréciation des aménagements aisés, occasionnant des erreurs de lecture.


Conclusion :
Il est très surprenant que le même mobilier et les mêmes techniques d’aménagement soient toujours utilisés 10 ans après la première occupation de cet immeuble.
Cette visite a recensé des types de demande mais les lieux ne sont pas exhaustifs.
Des solutions sont à mettre en place de façon urgente (bureaux à deux personnes exigus par exemple).



jeudi 2 juillet 2015

Procès PÉROL : une peine exemplaire requise


2 ans de prison avec sursis et 30 K€ d’amende ont été requis, ainsi que l’interdiction d’exercer dans la fonction publique.
Nous avons entendu un réquisitoire sans complaisance de la procureure qui réclame une peine exemplaire pour un « conflit d’intérêt nimbé du soupçon de collusion, de partialité à son profit. Il faut rétablir le sens moral. » Il a été rappelé les très nombreux (39) rendez vous et réunions avec chacune des parties entre octobre 2008 et février 2009 et de plus se déroulant à l’Élysée. Le dossier du rapprochement entre les CE et les BP « ne pouvait pas ne pas être traité par F. PÉROL » comme les 5 Md€ de recapitalisation de 2009 ont aussi été validé par l’Élysée d’après des témoins directs. « F. PÉROL était tout à fait compétent pour valider ces chiffres ». Mais la procureure reconnait que le dossier manque d'éléments matériels. « Il est exact qu’aucune note, ni mail n’ont été retrouvés établissant que F. PÉROL a donné des instructions écrites et directes aux administrations en charge du dossier technique relatif au futur rapprochement, mais de nombreux documents établissant l’implication de l’Élysée ont été retrouvés. » La thèse de l’accusation repose sur le lieu emblématique des réunions, ainsi l’Élysée validait de fait ce qui était dit ou en découlait. La procureure reproche aussi à F. PÉROL de ne pas avoir su renoncer à ce poste alors qu’il en connaissait les risques déontologiques et politiques.
Sans surprise, la défense a demandé la relaxe totale de F. PÉROL.
Elle s’est appuyé pour cela sur une série d’apparences trompeuses or le juge doit apprécier les éléments du dossier in concreto. La défense considère que F. PÉROL n’a jamais exercé de pouvoir de contrôle ni de surveillance sur les BP et les CE (à tout le moins au sens pénal du terme), qu’il s’est borné à son rôle de conseiller, qu’il faut se méfier des effets de loupe du dossier. C’est ainsi que toutes les notes et les séries d’entretiens ont été reprises en détail pour en déterminer le sens (information ou avis pour décision : bien sûr la défense tranche pour la première proposition). Cela est particulièrement discuté pour les fameux 5 Md€ de 2009. La défense maintient que ce montant défini par la BDF n’est que la mise en œuvre de la décision politique d’octobre 2008. Quand aux trois réunions à l’Élysée où il a fallu « taper sur la tête des dirigeants », il a été rappelé qu’elles avaient pour but de démontrer que l’Élysée n’irait pas à l’encontre des décisions de la BDF et du Trésor. La défense considère que l’accusation ne repose pas sur des avis explicites de F. PÉROL et que d’avoir des informations ou connaissance d’un dossier ne constitue pas un délit. En demandant la relaxe la défense demande au juge de penser « aux conséquences considérables » (démission ?) d’une condamnation. Mais la défense considère que les faits exposés « laissent planer un large doute ».
Jugement mis en délibéré ; prononcé le jeudi 24 septembre 2015 à 13h30.