jeudi 24 septembre 2015

Procès Pérol... et maintenant ?

Vous avez reçu le message de François Pérol et vous connaissez le verdict de son procès pour prise illégale d'intérêt : non coupable.

On sent bien dans ce message une forme d'euphorie et de satisfaction et cela peut se comprendre, c'est humain.

Rappelons que ce procès résultait d'une action des syndicats Sud et CGT de la branche Caisses d'Epargne, syndicats non représentés à BPCE SA.

L'UNSA, quoique très réservée quant à la manière dont s'était déroulée la nomination de François Pérol, n'avait pas jugé souhaitable d'aller hurler avec les loups.

Nous prenons acte de la décision, qui nous évitera peut être de traverser une période difficile, une crise de gouvernance, susceptible de laisser le champ libre à un successeur dont on ne connaît que trop les travers...
Il ne reste plus qu'à espérer que le soulagement et l'euphorie ambiante profiteront aussi d'une manière ou d'une autre aux salariés de BPCE. Car leurs problèmes demeurent, nos revendications aussi. 

Procès de François Pérol

Verdict du procès : François PEROL non coupable et relaxé.
Des détails suivront.

mardi 22 septembre 2015

Tract du 22 septembre 2015

*µ%£$# d’informatique de &@¤*§ !!!

Samedi 12 septembre, nous avons tous reçu un message nous disant « Si vous recevez ce message, cela signifie que l’opération s’est déroulée avec succès ». Le message ne précisait pas ce qu’il fallait penser au cas où on ne l’aurait pas reçu… Mais dès le lundi matin, nous avons été nombreux à pouvoir apprécier à sa juste valeur l’ironie involontaire et l’optimisme un peu trop  précoce d’une telle affirmation. Depuis, les salariés de BPCE ont subi bien d’autres désagréments… 
Rendez-nous nos fax !
Ah elle est belle, la banque digitale ! On avait constaté ces derniers mois, ces dernières années, une dégradation constante de la qualité des performances de l’informatique de BPCE. Applications de plus en plus souvent indisponibles, pannes de serveurs, coupures du réseau, lenteurs excessives sur internet… mais curieusement, la messagerie Outlook fonctionnait plutôt bien ! Il a donc fallu que la direction de l’informatique décide de la migrer sur une nouvelle infrastructure, avec la compétence et l’efficacité dont on vous laisse juges… Et après le « lundi noir » du 14 septembre, on continue de payer l’addition de cette migration ratée, non seulement sur la messagerie mais  sur l’ensemble des applications et du réseau de BPCE. Capri, Filenet,  gestion des habilitations… la liste serait trop longue. Aucune information ne nous a été fournie à ce sujet mais chacun de vous peut le constater : la migration Outlook a impacté et continue d’impacter tout notre système d’information, au point qu’on se demande quand (et même si ) cela va prendre fin… Alors en attendant, on pourrait peut-être revenir au fax ?

Des conditions de travail indignes
On peut en sourire mais sur le fond, cela n’a vraiment rien de drôle, bien au contraire. Nous avons beaucoup évoqué la question des open spaces ces derniers temps et pour cause… Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce sujet Mais dans une entreprise comme BPCE, il n’y a pas d'outil plus important que la messagerie dans la vie quotidienne. Le stress supplémentaire généré par les problèmes constatés depuis lundi, sur des salariés déjà sous pression, est une menace pour leur santé, peut-être plus grave qu'un éclairage insuffisant ou un froid excessif dans leur bureau...
L’auto-satisfaction, ça suffit !
Le directeur de notre informatique considère que, globalement, le niveau de l’informatique s’améliore. Et il se félicite des bons résultats de la migration Outlook. Un tel degré d’exigence laisse rêveur… Qu’est-ce que cela aurait été si les résultats avaient été mauvais ! Nous l’invitons à revoir à la baisse son évaluation et à un peu plus d’humilité…

Vous en avez marre ? Rentrez chez vous !
Vous avez des objectifs à atteindre, des rendez-vous à honorer, des dossiers à présenter et des comptes à rendre à votre hiérarchie… et malheureusement, l’informatique ne suit pas. Impossible d’ouvrir tel ou tel email et d’imprimer le document joint… Vous pouvez vous laisser gagner par le stress, mais vous pouvez aussi décider que ce problème est celui de l’employeur, pas le vôtre. Vous n’êtes pour rien dans les difficultés informatiques que nous traversons et si l’entreprise n’est pas capable de vous fournir un outil de travail en état de marche, c’est SON problème. Vous n’avez pas à fournir un surcroît de travail pour pallier l’incompétence de nos décideurs ! Alors la prochaine fois que vous serez dans l’incapacité de faire votre travail à cause d’un dysfonctionnement informatique, si vous êtes au forfait jour, ne vous contentez pas de râler et ne restez pas plus tard : RENTREZ CHEZ VOUS !   

Croyez-nous : le jour où, à cause d’un dysfonctionnement informatique important, des centaines de salariés manqueront à l ‘appel, nul doute que la direction fera ce qu’il faut …


vendredi 18 septembre 2015

Le jour d'après le jour d'après le jours d'après le jour d'après la migration Outlook...

Lundi 14 septembre,les salariés de BPCE ont tous ouvert, pour la première fois après sa bascule du week end, leur messagerie Outlook, qui est restée indisponible la plus grande partie de la journée (sauf pour les plus matinaux, qui ont pu effectuer leur mise à jour avant la surcharge du serveur).

Et les jours suivants, les problèmes ont persisté, divers et variés, concernant la messagerie mais aussi de nombreuses autres applications, indisponibles et inutilisables, sans que le moindre message d'information soit envoyé.

En fin d'après-midi du 14 septembre, les salariés de BPCE ont reçu un message d'excuses de la part du Support Informatique et Téléphonie. Mais le support informatique et téléphonie n'est en rien responsables des problèmes rencontrés depuis la migration ! Il n'ont fait que répondre aux innombrables appels des salariés de BPCE excédés par la situation, et ont fait de leur mieux pour régler des problèmes causés par d'autres.

Car les véritables responsables des problèmes constatés depuis maintenant une semaine ne sont pas les prestataires qui composent la grande majorité des effectifs de SOS Informatique. Ce sont ceux qui ont décidé, conçu et réalisé la migration de la messagerie et sa remise en service. Ce sont eux qui devraient aujourd'hui présenter leurs excuses aux salariés de BPCE pour la gêne occasionnée.

Et quand on parle de gêne, on est bien trop gentils... car c'est de bien davantage que cela qu'il s'agit. Les outils informatiques font partie, au même titre que les locaux par exemple, des conditions de travail. Et il n'y a pas dans une entreprise comme BPCE d'outil plus important que la messagerie dans la vie quotidienne. Le stress supplémentaire généré par les problèmes constatés depuis lundi, sur des salariés déjà sous pression, est une menace pour leur santé, peut être plus grave qu'un éclairage insuffisant ou un froid excessif dans leur bureau...

Alors l'UNSA pose la question : quand les véritables responsables de cette situation présenteront-ils leurs excuses aux salariés de BPCE ? Et surtout, que compte faire la direction pour qu'une telle situation ne se reproduise pas ?




lundi 14 septembre 2015

Migration de la messagerie : un bel exemple d'anticipation...

Nous voilà  tous bloqués, en ce beau matin du 14 septembre, avec une messagerie en cours de migration...

Ceux d'entre vous qui ont appelé SOS informatique pour savoir s'il est normal que la mise à jour des données n'avance pas ont désormais la réponse : mais oui, c'est normal ! Le serveur est paraît-il surchargé... Quelle surprise !

Mais la surcharge n'aurait-elle pas pu -et même dû - être prévue et anticipée ? Ce n'était quand même pas bien compliqué d'imaginer que la première chose que feraient les salariés de BPCE en arrivant ce matin serait d'ouvrir leur messagerie ? N'est-ce pas ce qu'ils font chaque jour ?

Il ne s'agit pas ici  de critiquer nos collègues informaticiens qui font de leur mieux avec les moyens dont ils disposent. Mais on est en droit de se poser de sérieuses questions sur la compétence de leur directeurs. Ou alors, s'ils sont compétents, c'est qu'ils n'ont aucun respect pour le travail des salariés de BPCE.

Lorsqu'il y a un déménagement, la DRH accorde généralement un jour de congé  afin que les salariés concernés, qui ne peuvent évidemment pas travailler ce jour là ne soient pas inutilement pénalisés. Elle ne vous accordera pas cette faveur aujourd'hui, alors que pourtant vous n'êtes pas en mesure de travailler... mais rien ne vous empêche, si vous êtes au forfait jour, de rentrer chez vous ! Ca vous évitera de perdre votre temps.




jeudi 10 septembre 2015

Télétravail : si ça continue on sera les derniers...

Selon une enquête menée auprès de 44 000 cadres et dirigeants dans une centaine de pays, 72 % des managers sont désormais favorables au télétravail.

En France aussi, même si on a longtemps été en retard sur le sujet, les mentalités évoluent, avec 69% des sondés se déclarant favorables au télétravail.

Evidemment, cela suppose que le télétravail soit correctement encadré. 75 % des sondés soulignent qu’une formation serait nécessaire pour aider les managers à gérer leurs équipes à distance.

Par ailleurs,  87 % des personnes interrogées estiment que le télétravail permet d’instaurer une nouvelle façon de mesurer les performances, en évaluant les résultats concrets plutôt que le temps passé sur une mission. Le télétravail serait donc une bonne façon de réduire le "présentéisme", ce mal très français qui consiste à rester tard le soir au bureau juste pour se faire voir de ses supérieurs, alors qu'on n'est plus productif.

Pour une banque qui se veut digitale et dont les open-spaces sont de plus en plus encombrés, ce serait sans doute une bonne idée de se pencher sur la question...

lundi 7 septembre 2015

Pour ceux qui l'auraient raté : notre tract de la semaine dernière !

Les uns contre les autres
Depuis le mois de mai,  le 4ème étage de l’immeuble Avant Seine est l’objet d’un grand chambardement, avec le déménagement en cours des équipes de BCA (Banque Commerciale et Assurances). Déjà, on constate des conditions de travail difficiles pour de nombreux salariés de cette direction. Mais la question des open-spaces n’est pas nouvelle et ne concerne pas que BCA. Nous relançons donc notre action visant à améliorer les conditions de travail. Deux messages ont déjà été  adressés à la direction à ce sujet avec des propositions et des demandes concrètes pour améliorer ou faire cesser certaines situations. En attendant la réponse, que nous souhaitons rapide, nous avons choisi de dire tout le bien que nous pensons des open-spaces… en chanson*. En espérant que cela vous redonnera le sourire pour une rentrée qui s’annonce difficile.

On bosse, les uns contre les autres                                
On gagne notre vie, les uns avec les autres               
On se salue, on se sourit                              
On se raconte notre vie                    
Et au bout du compte                        
Tu te rends compte                            
Que dans cbureau y’a trop de monde !       

On parle, les uns avec les autres    
On s’énerve, les uns après les autres           
Au téléphone, parfois on crie                          
Même ton clavier, il fait du bruit                    
Et au bout du compte                        
Tu te rends compte                            
Que t’aimerais être tout seul au monde !   

8 heures par jour, les uns contre les autres 
Toute l’année, les uns avec les autres 
L’un a trop chaud, l’autre a trop froid 
S’il s’enrhume c’est ta faute à toi  
Et au bout du compte 
Tout ce qui compte 
C’est partir à l’aut’ bout du monde !

On bosse, les uns contre les autres    
On gagne notre vie, les uns avec les autres
On pourrait être plus efficaces
Si on avait un peu plus d’espace
Mais tu te rends compte !
L’impact sur nos comptes
On n’aura ça pour rien au monde

Nos boss, les uns comme les autres
Dans leurs bureaux, bien loin, bien loin des autres
Ils nous saluent, ils nous sourient
Ne comprennent pas ce qu’on leur dit
Ils n’en tiennent pas compte
Car au bout du compte
On n’est pas du même monde…
*d’après Starmania
www.unsabpcesa.org

Le bureau UNSA BPCE