jeudi 21 janvier 2016

Syndicalisme de négociation ou syndicalisme de conflit ?

La confiance dans les syndicats continue de s'éroder.
Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont Les Echos qui font ce constat, partagé par l'association Dialogues (composée de DRH et de syndicalistes).

Les français ne seraient que 27% à faire confiance aux syndicats, leur reprochant une approche trop idéologique des besoins des salariés, et de mal comprendre les réalités économiques.

Par ailleurs, ils croient davantage en la négociation qu'en l'Etat et regrettent un "manque de confiance entre les syndicats et la direction"

Cela nous conforte dans l'attitude responsable et constructive que nous adoptons face à la direction de BPCE... et face à des syndicats minoritaires "à l'ancienne", qui essaient de développer leur fonds de commerce en privilégiant le conflit.

Article à lire sur LesEchos.fr

mercredi 20 janvier 2016

Suite et fin de "l'affaire AQR"

Décryptage du jugement rendu le 18 décembre

Rappel des faits : pour faire face aux exigences de la BCE en matière d'AQR (revue de la qualité des actifs), une forte surcharge de travail avait été constatée à la DRG au printemps 2015. L'UNSA avait à l'époque engagé une démarche auprès de la direction pour trouver des mesures permettant de mieux encadrer cette mission. Malheureusement, cette démarche n'a pu aboutir, les syndicats minoritaires ayant saisi l'inspection du travail.
Vous connaissez la suite : l'inspecteur du travail a constaté des infractions, la direction a décidé de manière unilatérale de rendre obligatoire pour tous le "badgeage" et la justice a suivi son cours, jusqu'au 18 décembre 2015, date du jugement de cette affaire.

Que dit ce jugement ?

BPCE a enfreint le droit du travail sur 2 points : le temps de repos minimal et le travail de nuit.

Pour sa défense, BPCE a fait valoir qu'elle avait pris soin du confort de vie et de la santé des salariés concernés par cette mission, tous volontaires.

Toutefois, en l'absence d'un accord collectif applicable permettant de déroger à la durée du temps de repos minimal, en l'absence d'une demande préalable d'autorisation de travail de nuit à l'inspection du travail, le tribunal n'avait d'autre possibilité que de déclarer BPCE coupable des faits qui lui étaient reprochés.

BPCE a ainsi été condamnées à 124 amendes de 50 euros  (temps de repos) et 193 amendes de 100 euros (travail de nuit).

Conclusion

On est donc très, très loin du montant de l'amende initialement envisagée...

Cette condamnation de principe, qu'on pourrait qualifier de symbolique, montre que le tribunal a pris en compte le fait que les infractions ne relevaient pas d'une intention d'instaurer du travail dissimulé à BPCE.

On peut donc penser que si la direction avait été plus réactive et avait répondu rapidement aux demandes de l'UNSA, on n'en serait jamais arrivé là...  que la direction comme les syndicats minoritaires auraient pu consacrer leurs temps et leur énergie à des sujets un peu plus constructifs... et qu'ainsi on aurait pu éviter aux salariés au forfait jour de badger matin et soir !



lundi 4 janvier 2016

Commençons l'année avec une bonne nouvelle !

Le régime de frais de soins de santé amélioré à compter du 1er janvier 2016.

Les nouvelles contraintes réglementaires applicables aux contrats responsables, visant à mieux encadrer les dépenses de santé, et notamment à limiter les remboursements des dépassements d'honoraires, ont rendu nécessaire l'évolution de l'accord sur les frais de soins de santé. 

Celui-ci, géré par BPCE Mutuelle, était jusqu'à présent structuré en deux niveaux : un régime de frais de santé de base mutualisé, et un régime surcomplémentaire propre à BPCE. 

Pour l'UNSA, il s'agissait que cette évolution ne se traduise ni par une dégradation des prestations du régime complémentaire santé, ni par une augmentation des cotisations.

Le nouvel accord prévoit donc un niveau supplémentaire, qui s’ajoutera aux deux premiers et qui  concernera plus spécifiquement les dépassements d’honoraires, permettant de maintenir le niveau de prise en charge des consultations à leur niveau actuel, en dépit des nouvelles contraintes réglementaires. D'autres garanties sont également renforcées (pharmacie à 15%, forfait hospitalier, certains soins dentaires et optiques).

L’impact financier pour les salariés sera quasi-nul, l'UNSA ayant obtenu que le coût de ces nouvelles garanties soit pris en charge en grande partie par l’employeur (sa participation au contrat principal passe de 50 à 52%).

L'UNSA a donc signé cet accord le 30 novembre 2015. Il a pris effet le 1er janvier 2016.