vendredi 22 avril 2016

Tout le monde le savait déjà mais cette fois, c'est officiel...

Le conseil de surveillance de ce matin a :
-          pris acte de la démission comme membre du directoire de Daniel KARYOTIS par ailleurs agréé comme DG de la BPMC et en charge de la fusion annoncée à compter du 2 mai; 
-          pris acte de la démission comme membre du directoire de Jean-Yves FOREL mais maintenu comme membre du CDG en charge de la fonction « transformation et excellence opérationnelle » (rattachement direction opérations)  à compter du 17 mai ;
-          désigné Marguerite BERARD ANDRIEU comme membre du directoire en charge des finances (en plus de ses fonctions actuelles) à compter du 2 mai ;
-          désigné Laurent ROUBIN (actuel Pdt Directoire CE Picardie) comme membre du directoire en charge de BCA à compter du 17 mai.

Une information sera délivrée au CE du jeudi 28 avril par Catherine HALBERSTADT.

vendredi 8 avril 2016

Vu aujourd’hui vers 13h30 devant l’entrée de BPCE

Deux photographes, armés d’un appareil à fort téléobjectif, posé sur un trépied situé juste en face du sas d’entrée.

Par curiosité, un de nos élus va gentiment les voir.
-Bonjour je peux vous demander ce que vous faites ?
-on prend des photos !
(merci de nous prendre pour des c… au passage)
-Mais encore ?
- c’est pour M. XXXXX (directeur de la communication), répond le facétieux photographe, pas peu fier de prononcer le nom et le titre dont la seule évocation, sans doute, est censée susciter l'effroi chez le salarié osant poser la question...

Bref, on n’en saura pas plus.
Et le droit à l’image, dans tout ça ?
Et la politesse ?
Cela aurait-il été trop demander de faire passer une information préalable, avec un bref message à tous, concernant cette prise de vue ?

Les salariés sont-ils censés tout accepter ? Qu'on les prenne  en photo, à leur insu, à leur entrée ou à leur sortie peut-être en gros plan, pour on ne sait quelle communication interne ou externe ? Sont-il désignés volontaires pour figurer comme… mais comme quoi, au juste, puisque on ne nous a rien expliqué ? Il aurait pu aussi bien s'agir de paparazzi, d'un nouveau dispositif de contrôle de la présence des salariés, de la prochaine élection de Miss ou Mister BPCE ... qui peut savoir quelle lubie a bien pu passer par la tête de celui qui a missionné ces photographes, après tout ?
Même s'il y a sans doute des sujets plus grave, la question sera posée à la direction.

mardi 5 avril 2016

Tract du 1er avril, suite

NAO 2016 

On connaît désormais l’issue des NAO 2016. Un accord signé par la CFTC et le SNB (mais pas la CFDT) octroie une augmentation de 0,6%, pour les salaires inférieurs à 80 000 €.
C’était couru d’avance
En demandant d’entrée de jeu une augmentation de 0,6%, soit le chiffre obtenu par les Caisses d’Epargne, les deux syndicats minoritaires n’avaient pas placé la barre très haut, c’est le moins qu’on puisse dire, allant même jusqu’à déclarer : « 0,6 % ni plus ni moins ! ». L’UNSA de son côté ne faisait pas une demande irréaliste en revendiquant une augmentation générale de 1 % pour tous.

Un accord excluant pour les extrêmes
Une fois de plus, les salariés ayant plus de 80 K€, représentant 25 % des salariés de BPCE, ne bénéficieront d’aucune mesure collective. Certes, on peut se dire qu’à ce niveau-là de salaire on n’est pas à 0,60% près… sauf que cela dure depuis plusieurs années !
Mais surtout pour les salaires situés dans les tranches les plus basses, ce n’est guère mieux. Jusqu’à présent, les mesures salariales des années précédentes incluaient généralement un plancher. Par exemple l’accord signé par l’UNSA en 2011  pour une augmentation de 1% avec effet rétroactif au 1er janvier, pour tous les salaires inférieurs à 100 000 euros, incluait également un minimum d’augmentation de 500 €, ce qui représentait 1,42 % d’augmentation sur un salaire de 35 000 €.
Sans plancher, quel est le résultat ? Pour un salaire de 35 000 €, par exemple, une augmentation de 0,6% représente, en net mensuel, environ 14 € par mois…

Des raisonnements bizarres…
Les salariés de BPCE SA méritent-ils plus que ceux des Caisses d’Epargne ou des Banques Populaires ? C’est la question posée par la CFTC pour justifier sa position et donc sa signature. Et pour eux, clairement, la réponse est non.
L’UNSA ne rentrera pas dans le débat qui consisterait à opposer les uns aux autres pour savoir qui mérite quoi, car de toute manière, cela n’aurait pas plus de sens que de comparer des choux à des carottes !
En revanche, les représentants de l’UNSA BPCE, élus par les salariés de BPCE SA, considèrent qu’ils sont là pour défendre les salariés de BPCE SA. Même si nous avons le plus grand respect pour le travail de nos collègues des réseaux, nous pouvons aussi avoir nos propres revendications, sinon la grille des salaires serait la même.

La position de l’UNSA
Nous avions demandé 1%. Les autres organisations syndicales ont demandé 0,6%. La direction a accepté 0,6%, sans doute trop contente de sauter sur l’occasion !  Il est logique que ces organisations syndicales signent cet accord. Il est logique pour nous de ne pas le signer, considérant qu’il n’y a pas eu, de notre point de vue, de négociation. Pour autant, nous ne nous opposons pas à cette mesure salariale, même si elle ressemble un peu trop à une mesure unilatérale de la direction.

Heureusement, l’intéressement…

Vous trouverez au dos de ce document  les chiffres concernant l’intéressement 2016 qui viennent d’être présentés en réunion du Comité d’entreprise. Ca, c’est un accord qui avait été négocié et signé par l’UNSA !

dimanche 3 avril 2016

Tract du 1er avril 2016 (et garanti sans poisson)

30 deniers ? Non, 40 millions ! 

« Un accord à 30 deniers », c’est ainsi que les trois syndicats minoritaires de BPCE SA avaient qualifié l’accord d’intéressement signé par l’UNSA seule en 2013. Trois ans après, le moment est venu de faire le bilan de cet accord, qui arrive cette année à échéance. 

Intéressement 2016 : un nouveau record !
Les niveaux d’atteinte des différents critères figurant dans l’accord ont donné des versements de 9,12% de la masse salariale en 2014 (au titre de 2013), de 8,40% en 2015 (au titre de 2014) et il est cette année de 9,60%, au titre de 2015. En euros, les trois années cumulées représentent un versement global aux salariés de BPCE d’environ 40 millions d’euros. Exprimé autrement, l’accord d’intéressement signé par l’UNSA aura permis aux salariés de bénéficier en moyenne d’une demi-année de salaire sur les trois ans.

Vous avez dit patronal ?
Lors de la dernière réunion du Comité d’entreprise, un élu d’un syndicat minoritaire a une fois de plus accusé l’UNSA de défendre une position patronale. C’est déjà ce qui était sous-entendu avec l’expression « accord à 30 deniers » utilisé dans un de leurs tracts en 2013.
Mais qu’est ce qui est « patronal » au juste ? De négocier et de signer un accord qui permet de distribuer aux salariés de BPCE 40 millions d’euros sur 3 ans, ou de signer un accord comme celui de la NAO 2016, qui valide une augmentation mensuelle de 14 euros nets environ pour un(e) salarié(e) dont le salaire est de 35 000 euros ?

Et maintenant, le prochain accord d’intéressement
Avec les résultats enregistrés sur 2013-2015, la barre est haute pour le prochain accord, qui couvrira la période 2016-2018 ! Des négociations vont s’ouvrir dans les semaines qui viennent, afin d’aboutir à un nouvel accord pour le 30 juin au plus tard. On ne pourra vraisemblablement réaliser que quelques améliorations de détail… à condition toutefois que les syndicats minoritaires ne rejouent pas la même partition que lors des NAO. Car si leurs revendications initiales sont trop basses, une fois encore, l’employeur sautera sur l’occasion pour signer avec eux !

L’intéressement : une rémunération aléatoire
Il faut garder à l’esprit que l’intéressement est un élément de rémunération variable et que son caractère aléatoire est  imposé par le législateur. Un accord d’intéressement, aussi favorable soit-il aux salariés peut produire de mauvais résultats, notamment en période de crise économique, si les résultats du Groupe et de l’entreprise sont inférieurs aux objectifs fixés. L’accord 2013-2015, de ce point de vue, a donné de bons résultats. Mais le même accord, sur la période à venir, pourrait être moins favorable.

L’intéressement ne doit pas faire oublier les autres éléments de rémunération
Les bons résultats de l’intéressement sont trop souvent utilisés par la direction comme un argument justifiant une politique salariale restrictive. L’UNSA se félicite de la réussite de cet accord, mais elle préférerait que de véritables efforts de revalorisation des salaires fixes soient faits, plutôt que des augmentations collectives symboliques, une fois tous les 5 ans, comme cela vient d’être annoncé.  

  

www.unsabpcesa.org
Le bureau UNSA BPCE