dimanche 3 avril 2016

Tract du 1er avril 2016 (et garanti sans poisson)

30 deniers ? Non, 40 millions ! 

« Un accord à 30 deniers », c’est ainsi que les trois syndicats minoritaires de BPCE SA avaient qualifié l’accord d’intéressement signé par l’UNSA seule en 2013. Trois ans après, le moment est venu de faire le bilan de cet accord, qui arrive cette année à échéance. 

Intéressement 2016 : un nouveau record !
Les niveaux d’atteinte des différents critères figurant dans l’accord ont donné des versements de 9,12% de la masse salariale en 2014 (au titre de 2013), de 8,40% en 2015 (au titre de 2014) et il est cette année de 9,60%, au titre de 2015. En euros, les trois années cumulées représentent un versement global aux salariés de BPCE d’environ 40 millions d’euros. Exprimé autrement, l’accord d’intéressement signé par l’UNSA aura permis aux salariés de bénéficier en moyenne d’une demi-année de salaire sur les trois ans.

Vous avez dit patronal ?
Lors de la dernière réunion du Comité d’entreprise, un élu d’un syndicat minoritaire a une fois de plus accusé l’UNSA de défendre une position patronale. C’est déjà ce qui était sous-entendu avec l’expression « accord à 30 deniers » utilisé dans un de leurs tracts en 2013.
Mais qu’est ce qui est « patronal » au juste ? De négocier et de signer un accord qui permet de distribuer aux salariés de BPCE 40 millions d’euros sur 3 ans, ou de signer un accord comme celui de la NAO 2016, qui valide une augmentation mensuelle de 14 euros nets environ pour un(e) salarié(e) dont le salaire est de 35 000 euros ?

Et maintenant, le prochain accord d’intéressement
Avec les résultats enregistrés sur 2013-2015, la barre est haute pour le prochain accord, qui couvrira la période 2016-2018 ! Des négociations vont s’ouvrir dans les semaines qui viennent, afin d’aboutir à un nouvel accord pour le 30 juin au plus tard. On ne pourra vraisemblablement réaliser que quelques améliorations de détail… à condition toutefois que les syndicats minoritaires ne rejouent pas la même partition que lors des NAO. Car si leurs revendications initiales sont trop basses, une fois encore, l’employeur sautera sur l’occasion pour signer avec eux !

L’intéressement : une rémunération aléatoire
Il faut garder à l’esprit que l’intéressement est un élément de rémunération variable et que son caractère aléatoire est  imposé par le législateur. Un accord d’intéressement, aussi favorable soit-il aux salariés peut produire de mauvais résultats, notamment en période de crise économique, si les résultats du Groupe et de l’entreprise sont inférieurs aux objectifs fixés. L’accord 2013-2015, de ce point de vue, a donné de bons résultats. Mais le même accord, sur la période à venir, pourrait être moins favorable.

L’intéressement ne doit pas faire oublier les autres éléments de rémunération
Les bons résultats de l’intéressement sont trop souvent utilisés par la direction comme un argument justifiant une politique salariale restrictive. L’UNSA se félicite de la réussite de cet accord, mais elle préférerait que de véritables efforts de revalorisation des salaires fixes soient faits, plutôt que des augmentations collectives symboliques, une fois tous les 5 ans, comme cela vient d’être annoncé.  

  

www.unsabpcesa.org
Le bureau UNSA BPCE


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