mardi 5 avril 2016

Tract du 1er avril, suite

NAO 2016 

On connaît désormais l’issue des NAO 2016. Un accord signé par la CFTC et le SNB (mais pas la CFDT) octroie une augmentation de 0,6%, pour les salaires inférieurs à 80 000 €.
C’était couru d’avance
En demandant d’entrée de jeu une augmentation de 0,6%, soit le chiffre obtenu par les Caisses d’Epargne, les deux syndicats minoritaires n’avaient pas placé la barre très haut, c’est le moins qu’on puisse dire, allant même jusqu’à déclarer : « 0,6 % ni plus ni moins ! ». L’UNSA de son côté ne faisait pas une demande irréaliste en revendiquant une augmentation générale de 1 % pour tous.

Un accord excluant pour les extrêmes
Une fois de plus, les salariés ayant plus de 80 K€, représentant 25 % des salariés de BPCE, ne bénéficieront d’aucune mesure collective. Certes, on peut se dire qu’à ce niveau-là de salaire on n’est pas à 0,60% près… sauf que cela dure depuis plusieurs années !
Mais surtout pour les salaires situés dans les tranches les plus basses, ce n’est guère mieux. Jusqu’à présent, les mesures salariales des années précédentes incluaient généralement un plancher. Par exemple l’accord signé par l’UNSA en 2011  pour une augmentation de 1% avec effet rétroactif au 1er janvier, pour tous les salaires inférieurs à 100 000 euros, incluait également un minimum d’augmentation de 500 €, ce qui représentait 1,42 % d’augmentation sur un salaire de 35 000 €.
Sans plancher, quel est le résultat ? Pour un salaire de 35 000 €, par exemple, une augmentation de 0,6% représente, en net mensuel, environ 14 € par mois…

Des raisonnements bizarres…
Les salariés de BPCE SA méritent-ils plus que ceux des Caisses d’Epargne ou des Banques Populaires ? C’est la question posée par la CFTC pour justifier sa position et donc sa signature. Et pour eux, clairement, la réponse est non.
L’UNSA ne rentrera pas dans le débat qui consisterait à opposer les uns aux autres pour savoir qui mérite quoi, car de toute manière, cela n’aurait pas plus de sens que de comparer des choux à des carottes !
En revanche, les représentants de l’UNSA BPCE, élus par les salariés de BPCE SA, considèrent qu’ils sont là pour défendre les salariés de BPCE SA. Même si nous avons le plus grand respect pour le travail de nos collègues des réseaux, nous pouvons aussi avoir nos propres revendications, sinon la grille des salaires serait la même.

La position de l’UNSA
Nous avions demandé 1%. Les autres organisations syndicales ont demandé 0,6%. La direction a accepté 0,6%, sans doute trop contente de sauter sur l’occasion !  Il est logique que ces organisations syndicales signent cet accord. Il est logique pour nous de ne pas le signer, considérant qu’il n’y a pas eu, de notre point de vue, de négociation. Pour autant, nous ne nous opposons pas à cette mesure salariale, même si elle ressemble un peu trop à une mesure unilatérale de la direction.

Heureusement, l’intéressement…

Vous trouverez au dos de ce document  les chiffres concernant l’intéressement 2016 qui viennent d’être présentés en réunion du Comité d’entreprise. Ca, c’est un accord qui avait été négocié et signé par l’UNSA !

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