jeudi 12 mai 2016

Résultats du groupe et intéressement

Si, comme nous, vous avez trouvé que le message de François Pérol concernant les résultats du groupe manquait un peu de clarté, nous vous invitons à prendre connaissance de l'article du journal Les Echos du 11 mai.

Il y est indiqué notamment que le résultat net du groupe pour le premier trimestre est en 2016 en recul de 10,7% par rapport  au premier trimestre 2015.

On ne peut pas dire que ce soit une surprise, tant notre président communiquait depuis quelques mois de manière extrêmement pessimiste...

Ce qui nous ennuie, c'est que ces mauvais résultats interviennent au moment même où la direction tente de modifier la formule de calcul de l'intéressement des salariés de BPCE SA, pour que l'assiette de calcul soit désormais le résultat du Groupe !

Auparavant, en effet, le calcul de l'intéressement se faisait sur la base de 5 critères (PNB groupe, résultat groupe, coefficient d'exploitation groupe, clients actifs groupe et charges récurrentes BPCE SA hors frais de personnel). Le niveau d'atteinte des objectifs fixés sur ces éléments donnaient un pourcentage, qui était appliqué à la masse salariale de BPCE SA.

Si demain, comme souhaite le faire la direction, le pourcentage déterminé par les différents critères est appliqué au résultat du groupe, cela signifie qu'une baisse de ce résultat entraînera mécaniquement une baisse de l'intéressement, indépendamment de l'atteinte des objectifs fixés sur les critères.

Or, que constate-t-on sur ce premier trimestre 2016 ? Que la baisse des résultats du groupe de 645 M€ à 578 M€ est totalement imputable à Natixis, dont les résultats ont chuté sur la période de 287 à 200 M€.

Pourquoi les salariés de BPCE SA devraient-ils payer la baisse des résultats de Natixis par une baisse de leur intéressement ? Ce sera un des enjeux (peut-être même le principal) de la négociation actuellement en cours de l'accord d'intéressement 2016-2018.


Quelques petits rappels concernant votre intéressement et votre PEE


Nous avons déjà communiqué sur ces thèmes précédemment, mais il n'est peut-être pas inutile de rappeler quelques éléments concernant votre intéressement et votre PEE / PERCOI :

- à défaut de réponse de votre part avant le 20 mai (avant 17h sur internet), les fonds seront investis sur le PEE sur le FCPE BPCE MONETAIRE (et non plus, comme c'était le cas jusqu'à présent, versés sur votre compte, en vertu de la loi Macron). Toutefois dans le cas où vous souhaiteriez obtenir néanmoins le versement sur votre compte bancaire, vous bénéficiez d'un délai de rétractation de 3 mois pour le demander ;

- les placements monétaires ont désormais un rendement nul ou légèrement négatif (lire notre article sur le sujet). Depuis le 31/12/2015, ils affichent les performances suivantes :
BPCE Monétaire : - 0,03%
Impact ISR Monétaire : - 0,03%
BPCE Monétaire ISR : + 0,01%
Mais tous les autres placements comportent une part de risque de perte en capital plus importante ;
Par ailleurs les arbitrages peuvent entraîner des frais (à l'entrée du ou des fonds choisis uniquement car il n'y a pas de frais de sortie sur les FCPE monétaires) ;

- l'abondement maximum de 2 250 € est atteint avec un versement de 2 500 € sur votre PEE (pour le détail du calcul, lire notre article).






mardi 10 mai 2016

La banque digitale, c'est pas pour demain. En tout cas pas chez nous !

Vous avez peut-être été surpris hier soir si vous avez tenté de vous connecter au site d'Interépargne (c'est le moment, pour répondre au bulletin d'option de votre intéressement) car voici ce qu'on pouvait lire :


Croyez-vous que cela ait déclenché une alerte pour une remise en service rapide ? Apparemment non car à minuit, le problème n'était toujours pas réglé ! Ce doit être ça, la fameuse "agilité" dont on nous rabat les oreilles.

Heureusement, nos dirigeants sont partis la semaine dernière en séminaire à Palo Alto (Californie) pour rencontrer les Google, Apple et autres Facebook. Avec ça, on devrait rapidement devenir plus performants...

lundi 9 mai 2016

Conditions de travail : négociations tendues dans la branche Banque Populaire

Voici le texte de lettre envoyée par l'intersyndicale (UNSA, CFDT, CGT, FO, CFTC, SNB) de la branche Banque Populaire à François Pérol.
Les négociations, conduites par la DRH Groupe (qui est également notre Secrétaire Générale), semblent au point mort...


Paris, le 27 avril 2016.
Monsieur le Président,

L’actuel déroulement des négociations sur les conditions de travail au sein de notre Branche professionnelle ne se déroule pas comme nous pouvions l’espérer.

Ces négociations sont la suite du mouvement social de mars 2015 que nous pouvons qualifier d’inédit dans notre Groupe. En avril 2015, vous aviez d’ailleurs décidé de rencontrer l’ensemble des organisations syndicales. Nous avions alors échangé sur les conditions de travail et leur détérioration au sein des entreprises de notre Groupe.

A l’issue de cette rencontre, des groupes de travail ont été planifiés pour construire un plan de négociation. Le travail préparatoire a permis d’identifier plusieurs origines aux difficultés grandissantes de nos collègues et nos constats partagés ont permis d’élaborer le plan détaillé de l’accord dont le contenu restait à négocier.

Pourtant, à notre grand regret, la volonté d’aboutir à un accord structurant, permettant la mise en place de mesures concrètes dans les entreprises ne semblent pas se dessiner. Notre but est d’avoir un accord cadre qui serait ensuite adapté dans chaque entreprise, avec de réelles lignes directrices, afin de coller à leur réalité mais aussi à leur obligation de résultat quant à la protection de la santé des salariés (artL5141-1 code du travail), à la prévention et l’évaluation des risques (art 4121-2 code du travail).

Nous sommes face à des déclarations de bonnes intentions, avec comme seul leitmotiv ne rien demander d’engageant aux Directeurs Généraux et Présidents de Directoire alors que nous demandons du concret.

Nous sommes au début des grandes transformations de notre métier bancaire, si cette négociation n’aboutit pas alors non seulement l’opportunité d’avancer pour le plus grand profit des salariés et des entreprises sera manqué, mais plus grave, vous porterez la responsabilité de l’accélération de la dégradation des conditions de travail. Cet accord doit exister, notre responsabilité est de vous alerter, nous voulons éviter une montée du mal-être pouvant mener les salariés au pire des gestes.

Comment atteindre les ambitions fixées par le Groupe sans donner les moyens aux entreprises et aux salariés d’y parvenir ? Le plan stratégique 2014-2017 évoque « Grandir autrement… Développer la relation humaine… », nous ne voulons pas seulement que ce soit sur le papier, nous demandons des actes.

Nous savons pouvoir compter sur vous pour donner une nouvelle impulsion à ces négociations.

mercredi 4 mai 2016

Questionnaire Halberstadt : boycott or not boycott ?

Réponse : not boycott !

L’UNSA réclamait depuis maintenant plusieurs années la nomination d’un Secrétaire Général de BPCE et maintenant que ce poste a été – enfin ! – pourvu, on peut laisser à Catherine Halberstadt le bénéfice du doute et la laisser, avec les précautions qui s’imposent, commencer à faire son travail.

L’UNSA reste particulièrement vigilante sur ce que la direction qualifie pudiquement « d’optimisation », nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet. Mais s’il y a moyen d’améliorer l’efficacité de l’organe central sans remettre en cause l’emploi, c’est évidemment beaucoup mieux… C’est dans cette optique que l’UNSA n’appellera pas au boycott de cette enquête.

Bien au contraire, nous encourageons les salariés à y répondre avec la plus grande honnêteté. En effet, les questions ouvertes auxquelles vous êtes appelés à répondre doivent vous permettre d’indiquer tout ce qui, selon vous, constitue un obstacle dans l’exercice de vos missions.

Nous ne voudrions pas vous influencer (quoi que…), mais au cas où vous manqueriez d’inspiration, voici quelques thématiques (liste non exhaustive) que vous pourrez, si vous le souhaitez, reprendre à votre compte : 
- des procédures lourdes, complètement déconnectées de la réalité qui contribuent à donner aux Banques et aux Caisses une image déplorable de l’organe central ;
 une informatique trop souvent défaillante dans la vie quotidienne de notre entreprise, en dépit de la compétence des équipes ;
- une informatique au service du groupe beaucoup trop lourde, totalement à l’opposé du concept d’entreprise « agile », censée évoluer vers toujours plus de digital ; 
- des budgets en baisse année après année, dans quasiment toutes les directions ; 
- des conditions de travail pas toujours adaptées au cadre d’un organe central ;
 un modèle qui atteint aujourd’hui ses limites, tant au niveau du financement de BPCE qu’au niveau du fonctionnement quotidien.


Nous aurions évidemment préféré qu’un telle enquête soit réalisée par un organisme extérieur avec quelques garanties quant à l’anonymat des réponses et l’impartialité de leur dépouillement et de la restitution qui en sera faite… mais ce n’est pas une raison pour s’abstenir de dire donner votre avis quant aux pistes d’amélioration du fonctionnement de l’entreprise.