lundi 9 mai 2016

Conditions de travail : négociations tendues dans la branche Banque Populaire

Voici le texte de lettre envoyée par l'intersyndicale (UNSA, CFDT, CGT, FO, CFTC, SNB) de la branche Banque Populaire à François Pérol.
Les négociations, conduites par la DRH Groupe (qui est également notre Secrétaire Générale), semblent au point mort...


Paris, le 27 avril 2016.
Monsieur le Président,

L’actuel déroulement des négociations sur les conditions de travail au sein de notre Branche professionnelle ne se déroule pas comme nous pouvions l’espérer.

Ces négociations sont la suite du mouvement social de mars 2015 que nous pouvons qualifier d’inédit dans notre Groupe. En avril 2015, vous aviez d’ailleurs décidé de rencontrer l’ensemble des organisations syndicales. Nous avions alors échangé sur les conditions de travail et leur détérioration au sein des entreprises de notre Groupe.

A l’issue de cette rencontre, des groupes de travail ont été planifiés pour construire un plan de négociation. Le travail préparatoire a permis d’identifier plusieurs origines aux difficultés grandissantes de nos collègues et nos constats partagés ont permis d’élaborer le plan détaillé de l’accord dont le contenu restait à négocier.

Pourtant, à notre grand regret, la volonté d’aboutir à un accord structurant, permettant la mise en place de mesures concrètes dans les entreprises ne semblent pas se dessiner. Notre but est d’avoir un accord cadre qui serait ensuite adapté dans chaque entreprise, avec de réelles lignes directrices, afin de coller à leur réalité mais aussi à leur obligation de résultat quant à la protection de la santé des salariés (artL5141-1 code du travail), à la prévention et l’évaluation des risques (art 4121-2 code du travail).

Nous sommes face à des déclarations de bonnes intentions, avec comme seul leitmotiv ne rien demander d’engageant aux Directeurs Généraux et Présidents de Directoire alors que nous demandons du concret.

Nous sommes au début des grandes transformations de notre métier bancaire, si cette négociation n’aboutit pas alors non seulement l’opportunité d’avancer pour le plus grand profit des salariés et des entreprises sera manqué, mais plus grave, vous porterez la responsabilité de l’accélération de la dégradation des conditions de travail. Cet accord doit exister, notre responsabilité est de vous alerter, nous voulons éviter une montée du mal-être pouvant mener les salariés au pire des gestes.

Comment atteindre les ambitions fixées par le Groupe sans donner les moyens aux entreprises et aux salariés d’y parvenir ? Le plan stratégique 2014-2017 évoque « Grandir autrement… Développer la relation humaine… », nous ne voulons pas seulement que ce soit sur le papier, nous demandons des actes.

Nous savons pouvoir compter sur vous pour donner une nouvelle impulsion à ces négociations.

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