mardi 21 juin 2016

Tract du 21 janvier



Intéressement : l’UNSA a signé

Bonne nouvelle : L’UNSA vient de signer le nouvel accord d’intéressement pour la période des 3 années à venir (2016-2018). Mais cela n’a pas été simple…

Cauchemar en cuisine
Ces négociations avaient pour particularité d’être les premières de la nouvelle équipe formée par
Catherine Halberstadt et Philippe Bailly. D’entrée, nous avons senti un rejet des 14 millions d’euros versés l’an dernier, tellement différents des montants versés dans leurs établissements d’origine (BP Massif Central et BPO).
Il nous a également été dit qu’il était hors de question, dans une période difficile pour nos maisons mères auxquelles on demande des économies, que l’intéressement de BPCE soit orienté à la hausse.  Évidemment, il était pour nous hors de question qu’il soit orienté à la baisse !

Ils voulaient casser notre assiette !
Le montant global de l’intéressement, c’est un pourcentage appliqué à une assiette qui était jusqu’à présent la masse salariale de BPCE SA. Or, la direction proposait initialement que ce pourcentage soit appliqué au résultat du groupe. Les premiers chiffres, publiés au mois de mai, ont montré que l’impact sur l’intéressement aurait été très négatif.

Une longue liste de courses
Au-delà du maintien de l’assiette actuelle, qui était pour l’UNSA un élément incontournable, nous avons porté plusieurs revendications : une répartition plus équitable de l’intéressement en diminuant de 80% à 70% la part proportionnelle au salaire ; une grille plus favorable permettant d’obtenir 100% de l’intéressement lorsque les objectifs sont atteints à 100% ; une sorte de « clause de sauvegarde » permettant d’éviter un intéressement nul en cas de scénario catastrophe...
Le dîner n’est pas parfait, mais…
Ces revendications n’ont pas été entendues… mais nous avons obtenu gain de cause pour l’assiette.
Pour l’essentiel, l’accord 2016-2018 reprend donc les mêmes éléments que l’accord précédent, que l’UNSA avait signé et qui a donné les bons résultats que vous connaissez. La seule véritable nouveauté introduite dans l’accord est un nouveau critère fondé sur les résultats d’une enquête de satisfaction menée auprès des dirigeants des Banques et des Caisses (un dispositif bien connu des anciens de l’ex BFBP et de l’ex-CNCE). La définition du critère portant sur les charges récurrentes est également revue à cette occasion.
Un plat de plus à la carte
L’intéressement versé au titre de 2016-2018 (versements en 2017-2019) dépendra donc de l’atteinte des objectifs  fixés sur 6 critères : 4 critères groupe (PNB, coefficient d’exploitation, résultat net part du groupe, clients actifs) et 2 critères  (charges récurrentes, enquête de satisfaction) « BPCE ». Il semble de ce point de vue plus diversifié que le précédent, avec un nouveau critère qui n’est ni financier ni commercial.

L’UNSA avait signé seule le précédent accord. Il est donc logique qu’elle signe ce nouvel accord, qui en reprend les principales caractéristiques.  Le contexte n’est pas tout à fait le même, avec une situation économique inédite (taux négatifs) et des prévisions plutôt pessimistes quant aux résultats.  Nous avons toutefois bon espoir que ce nouvel accord donnera satisfaction aux salariés de BPCE.


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