mercredi 31 août 2016

Après un été très chaud, une rentrée brûlante...

Le programme est très chargé en septembre, au CE comme au CHSCT.

Les deux instances seront en effet amenées à traiter les sujets suivants :
- suivi de la mise en oeuvre de la réorganisation de la DRCCP (Risques Conformité et Contrôle Permanent) ;
- organisation de la nouvelle direction "Transformation et Excellence Opérationnelle", sous réserve de confirmation pour la réunion du CE de fin septembre ;
- réorganisation de BCA (Banque Commerciale et Assurances, également sous réserve de confirmation pour la réunion du CE de fin septembre) ;
- projet "optimisation de BPCE", avec pour commencer la restitution des résultats du questionnaire lancé au mois de mai par Catherine HALBERSTADT ;
- aménagements destinés à accueillir l'équipe de notre futur Chief Digital Officer, qui devraient être réalisés dans un esprit très "silicon valley" : l'UNSA sera particulièrement vigilante sur ces travaux et leurs coûts, en espérant qu'ils seront également réalisés dans une logique d'optimisation...



lundi 22 août 2016

Tract du 22 août



Alors c’était bien Rio ?

Comment ça, vous n’étiez pas invité(e) ? Mais c’est vrai, au Brésil comme à BPCE, il y a l’élite et les autres, les privilégiés et ceux qui habitent les favelas… Chez nous, les volontaires bénévoles ont dû payer leurs billets d’avion pour aller travailler au Club France. Mais qu’en est-il de nos directeurs, partis en nombre pour Rio pour…et pour faire quoi, au juste ? En cette période où il est question d’optimisation des budgets et d’efficacité opérationnelle, nous avons quelques questions pour Catherine Halberstadt.

Mais ils sont où, mais ils sont où, mais ils sont où nos directeurs ?
A BCA, la quasi-totalité des directeurs (bleus comme rouges) est aux abonnés absents. La raison ? Ils sont à Rio, tout simplement ! Certes, on est au mois d’août… mais il est étonnant de voir ceux qui prônent une présence minimum de leurs collaborateurs à BPCE, un jour de « pont » ou un 24 décembre, tous partir comme un seul homme et déserter BPCE dès lors qu’il s’agit d’aller siroter des caïpirinhas à Copacabana, sans doute au prétexte d’aller supporter quelques sportifs français ! Pour la validation des bons de commande ou la signature de contrats, on verra après…
Evidemment, il ne s’agit pas de remettre en cause la présence des équipes (sponsoring notamment) qui sont sur place pour effectuer un véritable travail. En revanche, le départ massif d’un grand nombre de « top managers » pour Rio (alors qu’ils n’ont a priori rien à y faire) soulève de nombreuses questions, que l’UNSA adresse par le présent tract au Secrétaire Général de BPCE.
Qui paie et combien? Et ça rapporte combien de médailles ?
Les questions que posent ces voyages à Rio, d’une durée d’une semaine (et parfois davantage), sont nombreuses. Qui invite et qui paie quoi (billets d’avion, hébergement, places pour les épreuves sportives) ? Ces invitations sont-elles limitées à BCA ou d’autres directions sont-elles concernées ? Combien de personnes au total ont-elles été invitées à Rio ? Si c’est aux frais de BPCE, sur quel budget ? Les conjoints sont-ils également invités ? Des responsables des Banques et des Caisses ont-ils été invités ? Les personnes concernées ont-elles posé des jours de congé ou bien ces journées sont-elles considérées comme des journées de travail ? S’il s’agit de journées de travail, de quel travail s’agit-il au juste ? Au final, quel est le R.O.I. d’une telle opération ?  Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit de « team building »…

Et si on arrêtait de doper les dépenses de bpce ?                                                                        Depuis plusieurs mois, on entend parler d’optimisation. On nous répète que nos maisons mères estiment que BPCE leur coûte trop cher et que par conséquent il va falloir passer en revue les effectifs  pour savoir précisément qui fait quoi et réallouer certaines ressources (humaines) dans le but de faire plus sans moyens supplémentaires… On dit aux responsables de projets de BPCE de revoir à la baisse leurs budgets. Et on envoie pour une semaine complète (voire plus) des directeurs à Rio aux frais de la princesse ? 

Tout pour les têtes de série, rien pour les autres ?
Si c’est bien le cas, c’est évidemment scandaleux et cela démontre, si c’était encore nécessaire, l’écart que creusent à la moindre occasion nos dirigeants et directeurs (comme si les écarts salariaux ne leur suffisaient pas)  alors même que l’entreprise est censée être dans une phase de rigueur budgétaire. Mais la rigueur, c’est pour les autres et pas pour eux, visiblement !  Toujours plus pour quelques-uns, au détriment de tous les autres…

L’UNSA demande des réponses aux questions posées dans ce tract. On ne peut pas exiger de l’ensemble des salariés des sacrifices alors que dans le même temps une petite minorité abuse de ses privilèges.

mercredi 3 août 2016

Tract du 1er août

C’est le moment de vous engager !

Le monde change, l’environnement économique évolue, le digital prend une place sans cesse plus importante, le droit du travail tel qu’on l’a connu est l’objet de nombreuses attaques… et notre entreprise, comme les autres, tente de s’adapter à ce contexte mouvant et d’en tirer parti.

La menace du numérique… et des rumeurs de PSE
L’employeur, dans son discours évidemment très policé, présente le numérique (mot français pour « digital ») à la fois comme une évolution inévitable et comme une opportunité.  On peut d’ailleurs regretter que ce discours arrive 16 ans après la fin de la bulle Internet… mais déjà, on voit que le mouvement de fermeture d’agences initié par la Société Générale est suivi par un établissement du Groupe. Jean-Yves Forel a reçu la mission de piloter un « programme de réduction de coûts » au niveau du groupe.  De même,  Nelly Desbarrières a été recrutée pour occuper le poste de « Directeur optimisation BPCE SA ».
Tout cela, dans un contexte de résultats en baisse, peut faire peser à terme une menace sur l’emploi. Est-ce à dire qu’un PSE est imminent ? La rumeur court depuis plusieurs semaines et comme toute rumeur, elle enfle. A ce stade, aucune information ne nous permet de penser qu’elle est justifiée. Toutefois, il importe de rester très vigilant car ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être pas dans six mois ou dans un an.
Défendre les droits des salariés, encore plus demain
Il ne s’agit pas ici de refaire le débat sur la loi Travail, mais si demain l’employeur tente, par référendum ou par des accords d’entreprise, de remettre en cause des avantages aujourd’hui définis comme des minima par la convention AFB ou par le Code du Travail, qui peut garantir que les salariés de BPCE ne seront pas impactés ?
On l’a vu dans les débats sur la loi Travail, le faible taux de syndicalisation en France pose de nombreux problèmes, en favorisant une certaine radicalisation, à défaut de permettre un dialogue social équilibré et raisonnable. Pour défendre vos droits dans les meilleures conditions, un syndicat a besoin d’être soutenu par une base importante, ce qui signifie : un grand nombre d’adhérents, des représentants élus avec un taux de participation élevé, une position forte face à l’employeur.
Agir pour construire, plutôt que subir
Vous pouvez demain être acteur des changements qui vont avoir lieu, plutôt que  d’en être l’observateur ou, pire encore, la victime. En adhérant, vous bénéficierez de plus d’informations sur la vie de l’entreprise, vous serez consulté sur divers sujets (réorganisations, négociations d’accords comme le télétravail…) et vous pourrez, si vous le souhaitez, contribuer à différents travaux, dans  vos domaines de prédilection.
En avril 2017 auront lieu les élections professionnelles qui désigneront les représentants du personnel au Comité d’entreprise ainsi que les délégués du personnel. Contrairement aux idées reçues, exercer un mandat de représentant du personnel  ne signifie pas renoncer à  sa carrière ! Un accord groupe sur le parcours professionnel des représentants du personnel, que vous pouvez consulter sur l’intranet de BPCE, a récemment été signé par l’UNSA. Il définit les modalités d’exercice d’un mandat de représentant du personnel (formation, temps de travail, évaluation, rémunération)  et celles de reprise de l’activité professionnelle à plein temps une fois le ou les mandats arrivé(s) à échéance.
Pourquoi l’UNSA plutôt qu’un autre syndicat ?
Le « A » de l’UNSA signifie « autonome ». Cela implique que l’UNSA BPCE est guidée,  non par une politique nationale définie par une « centrale » syndicale, mais par les intérêts des salariés de BPCE, dans le respect de valeurs communes. Et l’UNSA BPCE a toujours veillé à placer l’intérêt collectif des salariés avant l’intérêt personnel de ses élus. Pour être clair, on ne se fait pas élire sur une liste UNSA BPCE pour régler ses comptes avec un manager avec lequel on est en conflit ou pour obtenir un quelconque avantage personnel… mais pour défendre ses collègues et leur emploi, pour lutter contre les risques psycho-sociaux et protéger la santé des salariés, pour veiller au respect des droits de chacun.
Pour un syndicalisme responsable et constructif
Le syndicalisme qui dénigre et s’oppose systématiquement à tout changement proposé par l’employeur, qui recourt à la première occasion au rapport de forces, qui nuit à l’image de l’entreprise, a vécu. Aujourd’hui, en particulier dans une entreprise comme la nôtre, il faut anticiper, connaître et comprendre les enjeux, non seulement de l’entreprise mais aussi du groupe.  Certains ont ironisé récemment sur le déplacement du Secrétaire du Comité d’entreprise, invité en sa qualité de représentant  au Conseil de Surveillance,  à un séminaire à Palo Alto avec les dirigeants du groupe. Mais comment prétendre défendre les salariés de BPCE si on prend un coup de retard en se privant de ce genre d’opportunité, permettant à la fois de comprendre les évolutions qui nous attendent et de passer des messages à nos dirigeants ? Représenter le personnel, c’est être un partenaire social et lorsqu’on se met autour d’une table pour négocier, ce n’est pas pour trouver un prétexte pour ne pas signer… C’est au contraire  assumer ses responsabilités, avec l’ambition d’aboutir à un accord, dans l’intérêt des salariés.

En avril, les élections professionnelles désigneront de nouveaux membres au Comité d’entreprise, ainsi que de nouveaux délégués du personnel. Il existe plusieurs façons de s’engager. Certaines ne demandent que peu de temps, d’autres sont plus exigeantes.  Les élus UNSA sont à votre disposition pour en discuter.



VOS INTERLOCUTEURS UNSA


Lionel ANFRY                                Didier GIRAUD                                 Claudine MILLET
Hervé BARRET                              Bernard HUGUES                            Mohand MOBAREK
Yann BENOIST-LUCY                    Odile LAUMAILLE                            Thierry MBOUTCHOUANG
Anne-Marie BRUIN                     Stéphane LEDEZ                               Myriam POUECH
Jean-Luc DEBARRE                      Jean-Louis LE MOUELLIC                Florence PREVOSTEAU
Michel FRANSES                          Sylvie MIGNAULT-BRICOUT            Pierre-Eric RANDRIANARISOA                                               




(on vous rassure, ce n’est pas comme ça que ça se passe !)


www.unsabpcesa.org

Le bureau UNSA BPCE