lundi 22 août 2016

Tract du 22 août



Alors c’était bien Rio ?

Comment ça, vous n’étiez pas invité(e) ? Mais c’est vrai, au Brésil comme à BPCE, il y a l’élite et les autres, les privilégiés et ceux qui habitent les favelas… Chez nous, les volontaires bénévoles ont dû payer leurs billets d’avion pour aller travailler au Club France. Mais qu’en est-il de nos directeurs, partis en nombre pour Rio pour…et pour faire quoi, au juste ? En cette période où il est question d’optimisation des budgets et d’efficacité opérationnelle, nous avons quelques questions pour Catherine Halberstadt.

Mais ils sont où, mais ils sont où, mais ils sont où nos directeurs ?
A BCA, la quasi-totalité des directeurs (bleus comme rouges) est aux abonnés absents. La raison ? Ils sont à Rio, tout simplement ! Certes, on est au mois d’août… mais il est étonnant de voir ceux qui prônent une présence minimum de leurs collaborateurs à BPCE, un jour de « pont » ou un 24 décembre, tous partir comme un seul homme et déserter BPCE dès lors qu’il s’agit d’aller siroter des caïpirinhas à Copacabana, sans doute au prétexte d’aller supporter quelques sportifs français ! Pour la validation des bons de commande ou la signature de contrats, on verra après…
Evidemment, il ne s’agit pas de remettre en cause la présence des équipes (sponsoring notamment) qui sont sur place pour effectuer un véritable travail. En revanche, le départ massif d’un grand nombre de « top managers » pour Rio (alors qu’ils n’ont a priori rien à y faire) soulève de nombreuses questions, que l’UNSA adresse par le présent tract au Secrétaire Général de BPCE.
Qui paie et combien? Et ça rapporte combien de médailles ?
Les questions que posent ces voyages à Rio, d’une durée d’une semaine (et parfois davantage), sont nombreuses. Qui invite et qui paie quoi (billets d’avion, hébergement, places pour les épreuves sportives) ? Ces invitations sont-elles limitées à BCA ou d’autres directions sont-elles concernées ? Combien de personnes au total ont-elles été invitées à Rio ? Si c’est aux frais de BPCE, sur quel budget ? Les conjoints sont-ils également invités ? Des responsables des Banques et des Caisses ont-ils été invités ? Les personnes concernées ont-elles posé des jours de congé ou bien ces journées sont-elles considérées comme des journées de travail ? S’il s’agit de journées de travail, de quel travail s’agit-il au juste ? Au final, quel est le R.O.I. d’une telle opération ?  Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit de « team building »…

Et si on arrêtait de doper les dépenses de bpce ?                                                                        Depuis plusieurs mois, on entend parler d’optimisation. On nous répète que nos maisons mères estiment que BPCE leur coûte trop cher et que par conséquent il va falloir passer en revue les effectifs  pour savoir précisément qui fait quoi et réallouer certaines ressources (humaines) dans le but de faire plus sans moyens supplémentaires… On dit aux responsables de projets de BPCE de revoir à la baisse leurs budgets. Et on envoie pour une semaine complète (voire plus) des directeurs à Rio aux frais de la princesse ? 

Tout pour les têtes de série, rien pour les autres ?
Si c’est bien le cas, c’est évidemment scandaleux et cela démontre, si c’était encore nécessaire, l’écart que creusent à la moindre occasion nos dirigeants et directeurs (comme si les écarts salariaux ne leur suffisaient pas)  alors même que l’entreprise est censée être dans une phase de rigueur budgétaire. Mais la rigueur, c’est pour les autres et pas pour eux, visiblement !  Toujours plus pour quelques-uns, au détriment de tous les autres…

L’UNSA demande des réponses aux questions posées dans ce tract. On ne peut pas exiger de l’ensemble des salariés des sacrifices alors que dans le même temps une petite minorité abuse de ses privilèges.

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