lundi 31 octobre 2016

Copinage : nouvelle définition

Lors de la réunion du Comité d'entreprise du 27 octobre, Laurent Roubin a été interrogé sur la manière dont a été choisie la quasi-totalité des managers de BCA dans sa nouvelle organisation. L'UNSA lui a fait part des soupçons de copinage évoqués par de nombreux salariés, les managers ayant été désignés en dehors de tout process RH.
La direction a répondu en livrant les trois critères de sélection utilisés : compétences, personnalité et... interaction positive.

Le premier critère est relativement objectif et peut être évalué sur la base des résultats passés.
Le second critère est déjà plus subjectif, mais il est communément admis en tant que critère de sélection. On ne compte plus les tests destinés à évaluer les salariés, que ce soit dans le cadre d'un processus de recrutement ou, ensuite, dans le cadre de formations professionnelles, notamment au management.

Mais le troisième critère, l'interaction positive, de quoi s'agit-il ? Des rapports que le directeur entretient avec son n-1, tout simplement. Ces rapports peuvent donc être "positifs" ou "négatifs". Et l'appréciation en est laissée au seul directeur, bien entendu.

Comment appeler cela ? Copinage ?!

C'est donc désormais officiel, théorisé et intégré dans la langue de bois de nos dirigeants.
Alors avis aux amateurs : si vous briguez des postes à responsabilités, si vous voulez obtenir une promotion, si vous voulez faire carrière, vous savez ce qu'il vous reste à
faire : c’est oui chef, bien chef, bravo chef, vous êtes le meilleur, le plus intelligent et le plus beau chef. Que du positif...


A suivre demain : les échos de la réunion du CHSCT

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