jeudi 27 octobre 2016

Kit de survie : mise au point


Vous avez été très nombreuses et nombreux à réagir à notre « image » du kit de survie, concernant les réorganisations actuellement en cours. Une grande majorité a considéré que cela illustrait parfaitement leur état d'esprit, face à la manière dont sont conduites ces réorganisations.

D'autres ont été étonnés, voire choqués de cette communication, inhabituelle de la part de l'UNSA BPCE. Quant à la direction, elle considère que cela manquait de classe...

Oui, nous avons voulu marquer une rupture avec le ton habituel de nos communications. Nous l'assumons. Nous avons écouté et entendu ce que nous disaient de nombreux salariés concernés par les réorganisations. Pour la première fois depuis la fusion, plusieurs d'entre eux ont spontanément utilisé un terme qui n'était jusqu'à alors jamais ressorti : la violence.

Alors si certains de nos dirigeants nous accusent aujourd'hui de manque de classe, nous avons envie de leur demander comment ils qualifieraient les procédés utilisés dans ces réorganisations :

- désigner des managers sans laisser à quiconque la possibilité de postuler, on appelle ça comment ?

- mettre des salariés dans des cases comme des pions sur un échiquier, sans même leur demander leur avis, on appelle ça comment ?  

- apprendre à des salariés qu'ils ne seront plus managers dans la nouvelle organisation lors d'une réunion, sans les en avoir informés individuellement au préalable, on appelle ça comment ?

- considérer que l'on sait, mieux que les salariés aux-même, ce qu'ils ont envie de faire et ce qui est bon pour eux, on appelle ça comment ?
  
Et faire comprendre aux salariés, avec tout ce qui précède, qu'ils n'ont qu'à s'estimer heureux d'avoir encore un travail, que tout ce qu'ils ont pu accomplir auparavant dans leur carrière n'a aucune importance, que leur motivation importe peu aux yeux de leur hiérarchie, que le copinage rapporte bien plus que le mérite et la compétence, on appelle ça comment ?

C'est sur ces pratiques violentes, brutales, et inéquitables que l'UNSA a voulu attirer l'attention avec le "kit de survie"... en espérant surtout que les salariés n'auront pas à s'en servir.

A suivre demain : les échos de la réunion du CE d'aujourd'hui

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