lundi 10 octobre 2016

Négociations : ça avance très, très doucement...

L’accord NAO 2016 prévoit différents sujets de négociation. Mais avant d’aborder l’important dossier « Qualité de vie au travail » intégrant, entre autres, le télétravail, la direction a imposé de discuter sur « le travail occasionnel de nuit et les astreintes ».
L’UNSA a refusé de discuter du travail de nuit comme l’entend le code du travail, c’est à dire de 21 heures à 7 heures. Cela ne concerne pas notre entreprise.

Cependant, afin d’éviter certains pièges éventuels de la direction, l’UNSA a fait valoir que la négociation devait se cantonner à traiter le travail après 21 heures résultant d’une charge inhabituelle de travail occasionnant une sortie plus tardive, mais seulement dans des cas très restreints et très exceptionnels.

La situation rencontrée il y a deux ans, lors des travaux AQR imposés par la BCE, constituait une situation de ce type. A l’époque, l’UNSA avait vainement demandé à négocier un cadre dérogatoire spécifique et surtout limité dans le temps et dans l’espace.

L’objet de la négociation en cours vise à pouvoir répondre à ce type de situation.

Mais pour autant, il ne s’agit absolument pas d’étendre ces dérogations tout le temps à tout le monde. Ce ne serait plus dérogatoire ni exceptionnel !

La négociation reste donc suspendue à une meilleure définition des métiers et des emplois ainsi que des situations concernées.

L’UNSA considère très insuffisantes les propositions faites par la direction qui ne permettent pas de protéger les salariés ni d’empêcher les abus.

Pour ce qui relève des astreintes, la Loi Travail assouplit les contraintes pour les salariés qui peuvent ne plus rester à attendre à leur domicile, à condition de pouvoir être joints facilement. La négociation porte donc sur les conditions matérielles et financières de ces astreintes.

Prochain rendez vous mardi 18 octobre.






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