dimanche 6 novembre 2016

Réunion des managers de BPCE SA avec François Pérol


Jeudi 3 novembre F. PÉROL avait invité les managers de BPCE SA à une présentation des réponses au questionnaire, auquel l’ensemble du personnel a été convié de répondre, et du plan d’actions qui en découle.

En introduction, F. PÉROL a fait son mea culpa. Il a avoué avoir mis du temps pour comprendre que BPCE devait exister comme une véritable entreprise et non pas s’auto-réguler en se fondant dans le groupe. Et pourtant, l’UNSA BPCE, dans toutes les instances, à tout moment, n’a eu de cesse de répéter que la direction commettait une erreur importante, voire une faute, en ignorant que l'entreprise BPCE devait exister en tant que telle et que ses caractéristiques (expertise, diversité...) en font une entreprise particulière dans le groupe.

Si les réponses au questionnaire sont intéressantes, beaucoup ne sont pas une découverte pour les représentants de l'UNSA BPCE : lourdeur du fonctionnement, processus de décision lourds donc inopérants, culture managériale à créer, manque de reconnaissance, difficultés de communication dans l’entreprise, trop de prestataires, accompagnement RH à optimiser, mobilité difficile ...  Il est tout de même hallucinant que nos dirigeants découvrent aujourd'hui ces problèmes, que tous les salariés ont identifiés depuis maintenant de nombreuses années et que nous n'avons cessé de
relayer. Il faut savoir que ces défauts, bien connus de toutes les entités du groupe, font l'objet de plaisanteries plus ou moins aimables bien au-delà des murs de BPCE SA!

Le plan d’actions présenté aux managers devrait être présenté aux salariés de BPCE SA le 15 décembre. Les axes de ces actions sont au nombre de trois :
- travailler plus efficacement ensemble au service des ambitions du Groupe ;
- accompagner le développement professionnel et renforcer l’employabilité des collaborateurs ;
- faire de BPCE SA une entreprise où il fait bon travailler ensemble.
 Des engagements sont pris par la direction pour tenir ces objectifs.

Mais parmi les mesures annoncées, l’UNSA BPCE pose, entre autres, les questions suivantes :
-      faciliter la mobilité, anticiper les besoins de formation… comment ces mesures  seront elles plus efficaces que ce qui existe déjà ?
-        l’organisation présentée au comité d’entreprise, et commentée jeudi soir, doit contribuer à ce que BPCE soit plus efficace et notamment grâce à une volonté de réduire, autant que faire se peut, les lignes et la pesanteur hiérarchiques ; mais comment est géré le cas des salariés qui perdent leur fonction de manager et à qui il avait été promis ou laissé croire que la promotion passait par ce parcours ?

Par ailleurs, l’ouverture de négociations sur les outils de travail à distance a été annoncée ; cela concerne, entre autres, le télétravail... des négociations que l'UNSA BPCE réclamait depuis de nombreuses années !
Demander l’avis des salariés est utile. Mais surtout pas exclusif. Les représentants du personnel et les instances ont leur utilité contrairement à ce que pensent et disent beaucoup trop de cadres dirigeants de BPCE SA. Les entendre, et surtout les écouter, éviterait à nos dirigeants de découvrir avec plusieurs années de retard ce que chacun savait déjà.

L’UNSA BPCE revendique une action constructive mais pour un dialogue social efficace, il faut être au moins deux et il n’y aurait pas de honte, même quand on s’appelle François PÉROL, à reconnaître que l’UNSA BPCE avait raison…

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