mercredi 9 novembre 2016

Tract du 9 novembre



Le télétravail, enfin !

Cela faisait plusieurs années que l’UNSA BPCE demandait l’ouverture de négociations sur le thème du télétravail. C’est enfin le cas, Philippe BAILLY l’a annoncé, dans le cadre d’une négociation plus large sur le travail à distance, lors de la réunion des managers du 3 novembre. Il était temps, car le télétravail est déjà une réalité  dans plusieurs entités du Groupe :   BRED, BP Val de France, Crédit Foncier, BPCE Assurances, Natixis, IT-CE… Cela ne signifie pas que le télétravail est pour demain, et encore moins pour tous, mais c’est une première étape.

Depuis 2012… et même avant !
Vous pouvez aller jeter un œil à notre blog (www.unsabpcesa.org) et regarder les articles du 21 /12/ 2012, du 13/08/2014, du 23/10/2014, du 27/03/2015, du 10/09/2015, tous consacrés au télétravail…  et chaque année depuis la création de BPCE, nous avons mis le sujet sur la table lors des Négociations Annuelles Obligatoires, avec toujours la même réponse de la direction : on ne veut pas en entendre parler. Jusqu’à aujourd’hui…
Une forte demande des salariés
Si nous avons autant insisté sur ce sujet, ce n’est pas par hasard. Nous avons interrogé individuellement en 2014 227 salariés de BPCE (dont des managers) sur le télétravail. 211 s’y sont déclarés favorables. Parmi eux, certains (34) avaient des réserves à titre personnel, ou pour leur équipe (2).

Le télétravail, pourquoi, comment, jusqu’où ?                                                                        Le télétravail répond parfaitement à des besoins typiques d’un siège parisien. Cela peut réduire le temps passé dans les transports, l’usage de la voiture, et permettre de travailler dans des conditions plus propices à la réflexion qu’un open-space.  Il peut répondre aussi à des situations ponctuelles : grève durable des transports, épidémie, contrainte familiale…    Dans tous ces cas, le télétravail peut s’avérer une solution profitable au salarié comme à l’entreprise. Il s’adresse notamment  à ceux qui sont aujourd’hui au forfait jour, autonomes dans la gestion de leur temps de travail.  Il est rendu possible par les outils informatiques et de communication dont nous disposons et, dans les faits, on constate que le télétravail « sauvage » existe déjà à BPCE. Il convient donc de l’encadrer.
Les négociations permettront de préciser quelles fonctions peuvent  être exercées en télétravail, et à quelles conditions. Et bien entendu, il s ‘adressera uniquement à ceux qui le souhaitent !
Le télétravail ne peut être que partiel. Travailler de chez soi un jour par semaine, deux peut-être, semble un maximum afin de ne pas risquer de rompre le lien social. Participer à des réunions, entretenir des rapports avec ses collègues  autrement qu’à distance, reste indispensable. La relation de management doit également être préservée.
Le télétravail devra être défini de manière précise avec des conditions d’éligibilité, de mise en œuvre technique et par un avenant au contrat de travail. Pour autant, le dispositif doit demeurer flexible, dans l’intérêt du salarié comme de l’entreprise.

Ne pas se réjouir trop vite…
En supposant que nous parvenions à un accord avec la direction,  nous demanderons que BPCE commence par une phase pilote (comme la quasi-totalité des entreprises qui ont adopté le télétravail, dans le groupe comme à l’extérieur). Tous les candidats au télétravail ne pourront donc pas obtenir satisfaction immédiatement.  

L’UNSA se félicite de l’ouverture de ces négociations. Mais la direction est-elle réellement prête à avancer sur le sujet ? Espérons-le… Quoi qu’il en soit nous resterons vigilants : le télétravail ne doit pas devenir un outil de réduction des coûts, ni un encouragement à l’utilisation du « digital » en dehors des heures de travail.

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