dimanche 25 juin 2017

Déclaration de l'UNSA BPCE lors de la réunion du CHSCT du 22 juin

A deux reprises, dans des articles des 28 et 31 mai 2017 sur son blog, le SNB a reproché aux élus UNSA BPCE du CHSCT leur position quant à certaines demandes d’enquêtes (SGDJ en 2015, cas individuel lors de la réunion du CHSCT du 28 mars 2017). Le secrétaire sortant (et réélu) a été mis en cause, au prétexte qu’il ne posséderait pas les qualités nécessaire, notamment « pouvoir aller contre l’avis de la direction lorsque l’intérêt des salariés le justifie ».

L’UNSA BPCE tient à manifester sa solidarité et son total soutien au secrétaire du CHSCT en particulier face à cette accusation.

Concernant le cas du SGDJ en 2015, en aucun cas l’UNSA ne s’est désintéressée de la situation de mal être de certaines personnes de cette Direction. L’UNSA BPCE est convaincue que la recherche d’une solution amiable, préalable, et concertée avec tous les acteurs concernés par ces sujets de RPS aurait moins perturbé les collaborateurs de cette direction, qui aspirent désormais à un peu de calme.


L’UNSA BPCE rappelle que lors de la réunion du CHSCT du 7 décembre 2015, concernant l’arrêt maladie de la secrétaire du CHSCT alors en exercice, les élus UNSA avaient déclaré penser  « que cet arrêt de travail est étroitement lié à l'exercice de son mandat au CHSCT, c'est-à-dire étroitement lié au comportement de certains participants à cette instance ». L’UNSA BPCE sera extrêmement vigilante à ce que de tels agissements ne se reproduisent pas.

Le cas individuel évoqué par un élu du SNB lors de la réunion du 28 mars 2017 est bien connu des élus UNSA et du Secrétaire du CHSCT en particulier. Ce cas avait d’ailleurs été porté à la connaissance de la DRH par les élus de l’UNSA, à l’occasion d’une enquête précédente. Et lorsqu’il a été questionné lors de cette réunion, l’élu du SNB a été incapable d’expliquer quand et comment il avait obtenu des éléments nouveaux concernant cette personne.

L’UNSA BPCE a bien noté que le SNB avait indiqué n’avoir pas souhaité communiquer plus tôt « pour ne pas être suspecté d'instrumentaliser des demandes d'enquêtes en période d'élections professionnelles ». L’UNSA BPCE ne peut qu’encourager le SNB à poursuivre dans cette voie, même en dehors des périodes d’élection.

Les enquêtes sont utiles et nécessaires surtout en cas de danger grave et imminent.
Mais il faut faire preuve de discernement. Elles sont à manier avec précaution et la dernière en date en est une parfaite illustration, au regard de ses conséquences sur plusieurs salarié(e)s du service concerné. Une enquête peut avoir pour effet d’accroître et d’exacerber les tensions au sein d’une équipe en focalisant l’attention sur elle, et ainsi de mettre mal à l’aise tous les salariés de l’équipe concernée. L’UNSA BPCE  continuera donc de privilégier son mode d’action fondé sur le dialogue.

vendredi 23 juin 2017

Allô, non mais allô, quoi ! T'es une banque digitale et t'as pas de webmails ?

Le 28 avril, une information a été communiquée aux salariés du groupe, concernant la sécurité informatique, les informant notamment du blocage des webmails.
En clair, plus personne ne peut aujourd'hui consulter les mails reçus sur sa boîte personnelle.

Cela pourrait presque sembler normal puisque après tout, la consultation de mails personnels durant le temps de travail n'est qu'une tolérance. Sauf que...

Sauf que la boîte Outlook pro, elle, est consultable 24h sur 24, où qu'on se trouve, à partir de l'ordinateur portable ou du smartphone professionnel.  

Sauf qu'il existe de nombreuses raisons valables  d'utiliser parfois sa messagerie personnelle dans un but professionnel.

Sauf  que ce blocage avait été annoncé voilà bientôt 2 mois comme une mesure conservatoire, donc non définitive.

Sauf qu'on nous rebat les oreilles à longueur de journée avec la transformation digitale, les startups et l'agilité !
Mais peut-on imaginer une seule seconde, sérieusement, qu'un salarié d'une startup n'ait pas accès à ses emails personnels sur son lieu de travail ?

On peut comprendre qu'un "état d'urgence" soit décrété en matière de sécurité informatique lorsque des menaces sont identifiées. Mais à un moment donné, il faut savoir en sortir, surtout quand on veut se prétendre banque digitale... sinon, on risque fort de sombrer dans le ridicule. Alors puisque la mode actuelle est à la suppression  des"irritants" du quotidien, en voilà un beau à supprimer d'urgence!

lundi 19 juin 2017

Et nous alors, on est les derniers de la classe, encore une fois ?


Les présidents du directoire des Caisses d'Epargne ont signé, le 14 juin à BPCE, la Charte pour l'équilibre des temps de vie.

Les Caisses d’Epargne rejoignent la Branche Banque Populaire et Natixis au nombre des entreprises du groupe qui ont signé la Charte pour l’équilibre des temps de vie. La signature s’est déroulée à BPCE en présence des présidents du directoire des Caisses d’Epargne, de Catherine Halberstadt, directeur général en charge des Ressources humaines et Communication interne et Jérome Ballarin, président de l’Observatoire de l’Equilibre des temps et de la Parentalité en entreprise.

La Charte pour l’équilibre des temps de vie comporte 15 engagements destinés à améliorer l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ainsi qu’une culture managériale allant dans ce sens, dans quatre domaines : exemplarité des managers, optimisation des réunions, respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, bon usage des e-mails.


Pour Catherine Halberstadt : « Je me félicite que les présidents du directoire des Caisses d’Epargne signent à leur tour la Charte pour l’équilibre des temps de vie, qui porte des engagements concrets, applicables au quotidien, pour le bien-être et l’efficacité de tous ! »


Pour l'UNSA BPCE, cette signature montre une nouvelle fois que BPCE SA est à la traîne dans le domaine social. François Pérol fait beaucoup d'annonces dans ses B Friday Noon Meetings, mais pour l'instant, tout cela reste du domaine des déclarations d'intention. Les repères managériaux, depuis le temps qu'on en parle, on les attend toujours. Le télétravail, c'est l'arlésienne ou le monstre du Loch Ness, au choix. Et le droit à la déconnexion, c'est comme les augmentations collectives de salaire, on en parle car la loi oblige l'employeur à le faire, mais ensuite ?
Après tous ces beaux discours, il serait peut être temps de passer aux actes. 
Et de faire en sorte que BPCE SA, premier de la classe, montre l'exemple au groupe sur ce type de dossier, plutôt que l'inverse !

jeudi 8 juin 2017

A tous nos abonnés... et aux autres aussi !

Le blog de l'UNSA BPCE est resté inaccessible pendant quelques semaines, du fait d'un concours de circonstances ayant conduit à la perte momentanée du nom de domaine.

Nous en sommes bien évidemment désolés et vous remercions de votre patience.

Le blog est donc de retour et dans l'intervalle, comme vous avez pu vous en rendre compte, l'UNSA BPCE n'est pas restée inactive depuis le résultat des élections professionnelles qui ont conforté sa position majoritaire. Les négociations sur les conditions de travail, dont le télétravail très attendu par beaucoup d'entre vous, ont commencé (cf. notre tract du 1er juin) et doivent se poursuivre à un rythme soutenu... même si la direction a reporté la réunion de négociation qui était prévue aujourd'hui.

Nous et nos "partenaires zoziaux", toujours très attentifs à la QVT (Qualité de Vie au Travail)  vous tiendrons bien entendu au courant de l'avancée de ce dossier... et des autres dossiers aussi !



mardi 6 juin 2017

Tract du 1er juin



Conditions de travail : nos demandes

Les négociations concernant un accord sur les conditions de travail sont ouvertes. Au programme, un très, très grand nombre de sujets à aborder, regroupés en quatre grands volets : qualité de vie au travail (dont télétravail), santé au travail, équilibre vie professionnelle / vie privée et organisation du travail exceptionnel.

Pour un travail de qualité… la qualité de vie au travail
Un vaste chantier de rénovation des espaces de travail va être lancé. C’est l’occasion de définir les nouvelles règles en matière d’espace de travail (et de les appliquer !), d’utiliser des matériaux performants en matière d’isolation acoustique et visuelle, du mobilier de bureau plus ergonomique.
Ce chantier, conduit en liaison avec le CHSCT, sera également l’occasion de se doter d’espaces permettant aux salariés soit de s’isoler, soit de se réunir plus facilement et dans de meilleures conditions.
En matière d’organisation du travail, la priorité doit être donnée à la mise en place du télétravail (sous forme d’un pilote sur un an, pour commencer), sur lequel BPCE est très en retard vis à vis du Groupe et de la place. 
Egalement, il conviendra de mieux mesurer les charges de travail, notamment en raisonnant en ETP (Equivalent Temps Plein) et non plus en nombre de postes.
Le travail c’est la santé !
La prévention des risques psychosociaux (RPS) doit être une priorité. La formation à cette prévention doit être rendue obligatoire pour tous les salariés, dont les cadres dirigeants et employés, et pas seulement les managers intermédiaires comme c’est le cas aujourd’hui. Le burnout n’est pas une mode. C’est une maladie professionnelle de plus en plus fréquente du fait de l’évolution des conditions de travail, qu’il convient de prévenir.
Les absences doivent être mieux anticipées et gérées (remplacement facilité, procédures de substitution afin d’éviter les situations de blocage), afin de ne pas pénaliser les collègues de la personne absente. Les arrêts pour maladie doivent également être  analysés et traités au regard de la prévention des RPS.
L’entreprise doit faire la promotion de la santé et prévoir l’intervention d’ergothérapeutes et/ou de kinésithérapeutes pour lutter contre les troubles musculo-squelettiques, mener des actions de prévention contre les pratiques addictives, encourager la pratique du sport, faciliter l’accès à une cellule d’écoute psychologique (voire à un psychologue d’entreprise)…

Parce que nous avons une vie en dehors de BPCE…
Le respect d’un équilibre entre vie professionnelle et vie privée est fondamental. Or, les outils mobiles et les nouvelles organisations du travail (tel que le télétravail) tendent à faire disparaître la frontière entre les deux.
Nous sommes favorables à une coupure de ces outils entre 21h et 7h, mais la direction s’y oppose. A défaut, nous voulons nous assurer que ceux qui n’en ont pas envie (mais se sentiraient obligés de le faire) auront la possibilité de ne pas utiliser ces outils sur cette plage horaire, sans sanction d’aucune sorte. Dans cette optique, une charte doit être rédigée incluant notamment l’utilisation des outils mobiles, les horaires de réunion, la gestion des mails.
Egalement, un dispositif de don de jours (RTT ou CP) devra être mis en place au profit des salariés lorsque l’état de santé d’un proche (enfant, conjoint, ascendants) nécessite un fort accompagnement.

Des exceptions qui devront confirmer les regles
Nous avions exprimé dans notre tract du  10 janvier 2017  notre position sur l’accord concernant l’organisation du travail exceptionnel (dont le travail dit « de nuit »), dispositif qui est intégré dans le projet d’accord sur les conditions de travail.  Il restait selon nous quelques améliorations à porter en matière de quantification du temps et de compensation financière, étant entendu qu’il est bien question de situations exceptionnelles et occasionnelles.


Voilà ce qui a été demandé à la direction. Nous vous tiendrons bien entendu au courant de l’avancée des négociations.