lundi 27 novembre 2017

Tract du 27 novembre 2017


BPCE : ouverture de la chasse ?

Le constat vaut pour de nombreuses directions de BPCE : des réorganisations toujours plus nombreuses et plus fréquentes, des arrêts de travail pour burn-out en augmentation, des salarié(e)s  poussé(e)s vers la sortie, des départs négociés en douce, des licenciements aux motifs discutables. Si la direction espérait que cela passerait inaperçu, c’est raté.
On agite les branches pour faire partir les oiseaux
Dix-sept réorganisations en un an ! Voilà le bilan que l’on peut tirer de l’année écoulée, depuis le lancement de la « transformation digitale ». Les réorganisations engagées fin 2016 concernaient à elles seules environ 700 personnes. Et certaines d’entre elles ont même eu droit à une seconde réorganisation dans la foulée (cas récent : BCA).
Menées de façon expéditive tant dans leur construction que dans l’accompagnement RH des équipes, ces réorganisations font perdre le sens. Le résultat n’est pas celui de l’efficacité escomptée mais celui du stress négatif, de la démotivation et de la démobilisation des équipes. Cela va jusqu’à des démissions, des fuites de compétences, des arrêts de maladie pour burn-out parfois prolongés jusqu’à la déclaration médicale d’inaptitude, de départ négociés… Mais peut-être est-ce précisément l’effet recherché ?
Chasse à courre, attention les chiens sont lâchés…
A voir aujourd’hui le comportement de certains directeurs, sans réaction  de leur n+1, on peut se demander si certaines personnes n’auraient pas reçu pour mission de « dégraisser » leurs effectifs, voire si elles n’auraient pas été recrutées pour cela. Les sanctions disciplinaires et les licenciements, pour des motifs très discutables, semblent se multiplier. Et des comportements managériaux inadmissibles sont parfois utilisés pour pousser à la faute, ou vers la sortie, des collaborateurs désormais jugés « indésirables ».
Des espèces en voie de disparition
Si vous faites partie des seniors (45 ans ou plus) et si en plus vous exercez le même métier depuis plus de cinq ans, attention : vous risquez d’être considéré comme un « boulet » représentant un poids désormais trop élevé pour la version digitale de BPCE. Dans ce cas, tous les moyens pourraient être bons pour vous faire partir. Les plus âgés, nous le savons, sont reçus par la DRH afin de voir s’ils seraient prêts à négocier (au rabais) un départ anticipé. Pour les autres, comme ils ont fait la preuve de leur compétence et sont appréciés de leurs collègues (voire de leurs collaborateurs), on trouve des moyens détournés de les inciter au départ…  
Il n’y a plus d’espèces protégées
Tout le monde est concerné, cadres comme techniciens. Des managers, des directeurs, des collaborateurs à fort potentiel ayant suivi le cycle de formation destiné à nos futurs dirigeants, sont aujourd’hui brutalement mis à l’écart, voire licenciés, alors que leur statut laissait imaginer la chose impossible. Même les jeunes récemment embauchés  sont aujourd’hui menacés et sont parfois des victimes collatérales des réorganisations. Car eux aussi peuvent être sujets au burn-out. Quant à celles et ceux qui ont fourni au groupe des dizaines d’années de bons et loyaux services, tout est fait pour les dégoûter de rester plus longtemps à BPCE.      
Diapason, repères managériaux, charte sur l’équilibre des temps de vie : des leurres !
La direction nous a donné la preuve avec la réorganisation de BCA qu’elle se moque bien des résultats de Diapason. Et c’est au moment où les « repères managériaux » sont déployés que le management de certain(e)s devient particulièrement brutal. Quant à la charte, toutes celles et ceux qui sont régulièrement amenés à travailler jusqu’à 12h par jour  apprécieront… Mais c’est bien connu, plus le mensonge est gros et mieux il passe !  

L’UNSA BPCE demande à la direction de faire cesser immédiatement certains agissements inadmissibles. Elle demande également une pause dans les réorganisations, dont la succession est la preuve qu’elles sont construites  à la va-vite. L’UNSA BPCE attend des signes tangibles et rapides, tant le danger pour certains salariés en difficultés actuellement semble grave et imminent.
L’UNSA BPCE est à l’écoute de chacun d’entre vous. Vous vous sentez déstabilisés dans l’exercice de votre métier, vous vivez des situations de ce type : contactez-nous.          
                                                                                                                                                                                                        

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