dimanche 11 mars 2018

Tract du 12 mars 2018



« On essaiera de faire mieux la prochaine fois  »

Cette phrase n’a pas été prononcée par  l’entraîneur du PSG, mais par François Pérol lors du B’ Friday Noon Meeting du 23 février sur le ton de l’indifférence (si vous voulez vous faire une idée, regardez le replay à la 34ème minute). Elle en dit long sur  le mépris avec lequel la question des salaires est traitée à BPCE, juste après que lui-même se soit appliqué une augmentation de son salaire fixe proche de 100% ! Dans la même intervention, il précisait que pour signer un accord (sur les salaires) « il faut être deux ». C’est un raccourci un peu facile…
Pas besoin d’être deux pour augmenter les salaires !
Bien entendu, il est préférable pour tout le monde que l’employeur et les organisations syndicales puissent tomber d’accord sur une mesure salariale. Mais l’employeur reste libre de prendre à tout moment une mesure unilatérale ! Il ne s’en est d’ailleurs pas privé les années précédentes : en 2012, une prime de 450 € avait été attribuée aux collaborateurs dont les salaires étaient inférieurs à 70 000 euros. Et en 2014, une augmentation de 0,6% avait été appliquée aux salaires inférieurs à 60 000 euros. Dans les deux cas, aucune organisation syndicale n’avait signé quoi que ce soit !
Nous, nous étions bien là…
L’UNSA BPCE n’a pas pour habitude de brader sa signature. Nous aurions pu accepter le chiffre, pourtant très bas de 0,5%, sous réserve qu’il s’applique à un plus grand nombre de salariés de BPCE (salaires jusqu’à 100 K€) afin de relever un pouvoir d’achats malmené depuis plusieurs années. C’est dans cet esprit que nous avons également proposé une augmentation très raisonnable de l’abondement sur le PEE (250€ !).
Mais nous nous sommes heurtés à un mur : il n’était pas question de négocier autre chose que la proposition de la direction. C’était à prendre en l’état ou à laisser. François Pérol avait raison : « pour signer un accord, il faut être deux » et vouloir négocier !

en parle
Un article du 20 février consacré aux augmentations de salaire en France indiquait que les salaires repartent à la hausse et  que d’après une enquête de Deloitte « les en­tre­prises pré­voient des hausses de 2  %, toutes po­pu­la­tions confon­dues ». Rappelons que pour 2018, en plus d’un zéro pointé en matière d’augmentation collective, le budget des augmentations individuelles est limité à 1% de la masse salariale, montant le plus faible jamais vu depuis la création de BPCE ! C’est sans doute ça, être « coopératif autrement » !
Cet article du journal Le Monde prenait d’ailleurs BPCE en contre-exemple en précisant que « en guise de réponse, la DRH a claqué la porte » ! Voilà qui va sans doute améliorer notre image de « marque employeur » et favoriser le recrutement de nouveaux talents…


L’UNSA BPCE tient à rétablir la vérité par rapport aux propos de François Pérol :
NON, la direction n’a jamais voulu négocier quoi que ce soit cette année.
OUI, la direction peut prendre des mesures salariales unilatérales, sans la signature des organisations syndicales. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas voulu cautionner une mesure qui aurait exclu plus de la moitié du personnel.
Mais rien n’empêche la direction de prendre cette mesure.

Si elle ne le fait pas, c’est tout simplement qu’elle ne souhaite pas le faire !


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