mardi 17 avril 2018

Tract de BPCE International (11 avril)


DANS SA GRANDE GÉNÉROSITÉ

LA DIRECTION NOUS INFORME !

Lors de la réunion du Comité d’entreprise du 23 mars 2018, la Directrice du Pôle RH et Coverage et la DRH ont informé les élus de la nouvelle orientation stratégique du groupe BPCE quant au rachat de la Banque de Tahiti et de la Banque de Nouvelle Calédonie par BPCE SA.

Rationalité et Objectif de cette décision ????

Nous, élus, avons un peu de mal à comprendre cette orientation !

Lorsqu’il s’agit des salariés de BPCE International et de leur intégration au sein de BPCE SA, le Président du Groupe, Francois Pérol, nous explique que ce ne serait pas la bonne solution dans le sens où cela nécessiterait un lourd formalisme (en termes de prise de décisions) et impliquerait un coût très élevé (commissaires à la fusion, experts, etc) ainsi que des délais importants.

SIMPLICITÉ, FACILITÉ et GRATUITÉ

pour loger les 2 filiales de BPCE International,

Mais

LOURDEUR, FORMALISME et COÛT

lorsqu’il s’agit d’un contrat BPCE pour les 100 salariés de BPCE International.

 

Pourquoi ce 2 POIDS, 2 MESURES quand cela arrange le Président du Groupe, François Pérol.

Qui peut encore croire ses propos sur la responsabilité de BPCE vis-à-vis de BPCE International du point de vue social ?

Le Groupe BPCE dégage des bénéfices record de €3.4 Milliards, débourse des sommes colossales en missionnant la banque Rothschild pour sortir de l’Afrique.

Par contre, il gagne du temps pour éviter de traiter de façon décente le sort des 100 collaborateurs de sa filiale à 100%, BPCE International.

Nous, salariés, n’acceptons pas un tel mépris à notre égard !
 

François Pérol déclarait au Point :

« Dans un groupe mutualiste, on peut mourir d’ennui, on ne meurt jamais de faim ».
 

Nous, salariés de BPCE International, risquons fort de rajouter la faim à l’ennui !
 

LA DIRECTION CONTINUE DE SE MOQUER DE NOUS !

restONS unis pour faire entendre notre voix !
 

mardi 3 avril 2018

C'est ton dernier mot, Jean-Luc...

Jeudi 29 mars, la réunion du comité d'entreprise était la dernière de Jean-Luc DEBARRE, deux jours avant son départ à la retraite, après 17 années passées en tant que Secrétaire du CE. Ce n'était pas uniquement pour dire "au revoir" et comme à son habitude, il n'a pas résisté à l'envie de faire passer quelques messages à la direction...


"Je viens de participer à ma dernière séance de comité d’entreprise.  En effet, je vais quitter très prochainement l’entreprise pour cause de retraite.

Je vais éviter de retracer mes années de travail et de représentant du personnel. J’ai connu de très nombreuses évolutions et des transformations importantes tout au long de ma carrière accomplie dans la banque (cela va de la dématérialisation des titres à la banque digitale d’aujourd’hui).

J’ai déjà connu de grandes mutations comme la transformation des caisses d’épargne en un grand groupe, comme la création de BPCE dans un contexte financier catastrophique pour le groupe à naitre.

Mais aujourd’hui, c’est une profonde mutation de tous les métiers de la banque qu’il s’agit d’affronter. Ce mouvement n’épargnera nullement une structure de siège comme BPCE SA, accentué en cela par une gestion drastique, voire aveugle, des ETP elle-même motivée par une exemplarité dont les représentants du personnel n’ont pas la même définition.

La question que tout le monde se pose est de savoir si la direction et ses rouages seront à la hauteur de ce changement pour non seulement donner le cap mais aussi pour permettre à chacun de trouver sa place.

La préservation de l’emploi est le défi numéro 1 à relever, encore plus aujourd’hui, par les représentants du personnel.

Il est primaire de faire partir les salariés qui ne conviennent pas ou plus (en utilisant tous les moyens).
Il est plus complexe mais plus riche humainement de valoriser et de faire évoluer les nombreuses compétences pour les adapter aux besoins de l’entreprise de demain.

J’ai rarement connu des moments aussi compliqués et aussi difficiles.

Dans un contexte où « le chacun pour soi » risque de devenir, et même devient, encore plus dominant, dans un environnement de travail où le climat est de plus en plus délétère.

J’entends déjà la direction et ses divers représentants une nouvelle fois me dire « vous exagérez la situation ! », « ce n’est quand même pas la mine ! » auraient dit d’autres.
Je leur réponds : « Écoutez. Ouvrez les yeux. Vous êtes aussi concernés. C’est l’engagement collectif qui permettra de faire face. La déshumanisation et l’individualisme sont une plaie mortelle pour l’entreprise. »

Je veux malgré tout rester optimiste car j’ai toujours cru aux valeurs humaines, même cachées au plus profond de chacun d’entre nous. Je ne serai plus là pour continuer à aller les chercher. Mais le relais est assuré. 

Bon courage à tous"

lundi 2 avril 2018

Poisson pas très frais (pour cause de jour férié)


François Pérol se lance dans une carrière d’humoriste !


La nouvelle est tombée ce matin : notre Président abandonne la banque pour se lancer dans une carrière artistique ! Aussi surprenante que soit cette nouvelle, certains avaient pu constater le plaisir grandissant que François Pérol prenait à s’adresser aux salariés de BPCE et du Groupe au travers des B » Friday Noon Meeting et des conventions. On avait remarqué son amour des petites blagues  dont avaient été victimes récemment les organisations syndicales sur les sujets des augmentations de salaires (« pour signer, il faut être deux )», ainsi que son goût pour le « chambrage », dont notre DRH se souvient certainement, après avoir fourni une réponse assez vague sur une question relative à l’intéressement… Mais fini l’amateurisme, François Pérol a décidé de lancer sa carrière en faisant appel aux plus grands.
Un one man show en préparation avec Gad Elmaleh : je rêve d’une banque…          L’humoriste avait déjà fait forte impression avec ses publicités pour le Crédit Lyonnais, mais cette fois il va pouvoir se lâcher sur le thème de la banque. Nous avons pu mettre la main sur quelques extraits des textes du futur spectacle, ça promet. « Je rêve d’une banque digitale, sans salariés en CDI et sans organisations syndicales, avec uniquement des prestataires externes corvéables à merci et des free-lance payés à la tête du client»… « Je rêve d’une banque dont le patron pourrait sans problème doubler son salaire fixe sans que ça se sache et surtout ne rien verser aux salariés digitalisés »…  « Je rêve d’une banque non mutualiste  pour pouvoir faire tout ce que je veux comme je veux »…  Nul doute que les spectateurs seront pliés en deux de rire !
Avec Elie Semoun, des petites annonces
Là aussi, nous avons bénéficié de quelques fuites concernant les saynètes en préparation. L’une d’entre elles, concernant le recrutement de talents digitaux dans une entreprise interdisant le télétravail, s’annonce (c’est le cas de le dire) désopilante ! Une autre mettrait François Pérol en scène dans le rôle d’un DRH cherchant des salariés volontaires pour un départ de l’entreprise, avec des indemnités « low-cost » : à mourir de rire.
Avec Les Nuls, des fausses publicités en préparation
On connaissait le chien qui parle, dans les publicités pour le Crédit Mutuel… Là, il va être question de Fidor, une nouvelle banque en ligne dont on peut se demander si elle ne sera pas incarnée, compte tenu de son nom, par un personnage quelque peu canin. On imagine déjà tous les bons mots, toutes les accroches qui pourront être trouvées : Fidor, l’épargne qui rapporte !  Fidor, la banque qui se donne un mal de chien pour satisfaire son maître ! Fidor, la banque qui est la meilleure amie de l’homme ! Quand on connaît le succès des vidéos d’animaux sur internet, le résultat semble garanti.

Au revoir, Président…
En interne, c’est la consternation. Après le départ inopiné de Marguerite Bérard Andrieu, c’est donc au tour de François Pérol de quitter le navire. On se demande déjà qui pourrait le remplacer.  Mais si un président de banque peut se lancer dans une carrière d’humoriste, pourquoi ne pas recruter un humoriste pour diriger BPCE ? Au moins, cela contribuerait à améliorer la « Qualité de Vie au Travail » : à défaut d’être augmentés, si au moins on rigole bien,  ce sera déjà ça…